Matt Duchene a coûté cher aux Sénateurs et la fin de son contrat approche, mais il vaut son pesant d’or selon le directeur général Pierre Dorion : « Je ne peux dire que d’excellentes choses à son sujet. »

Dorion content d’avoir Duchene

GLENDALE — Il y a un an, Pierre Dorion travaillait en catimini sur un échange à trois équipes qui a ultimement envoyé Kyle Turris à Nashville et a amené Matt Duchene du Colorado à Ottawa le 5 novembre 2017.

Alors que cet anniversaire approche, et que le centre ontarien a effectué son retour à Denver vendredi dernier, le directeur général des Sénateurs d’Ottawa ne regrette aucunement d’avoir payé le gros prix – le premier choix de l’équipe en juin prochain, l’espoir Shane Bowers et un troisième choix, en plus du gardien Andrew Hammond – pour un joueur de premier plan qui pourrait potentiellement quitter le club le 1er juillet prochain comme joueur autonome sans compensation.

« Je suis très heureux de la façon dont (l’échange) a tourné. Évidemment, du côté de l’équipe, on aurait souhaité plus de succès. Mais le joueur est exactement ce à quoi on s’attendait. Il est un centre numéro un, il peut jouer beaucoup, contre les meilleures lignes adverses. Je pense que sa production est là, il est un gros morceau des succès de notre jeu de puissance cette saison. Il apporte beaucoup de qualités de leader, il peut en faire beaucoup en attaque et même jouer en désavantage numérique », a-t-il indiqué lundi lors d’une journée de congé d’entraînement de son club.

« On découvre qu’il est un joueur complet et comme être humain, je ne peux dire que d’excellentes choses à son sujet », a-t-il ajouté au sujet de celui qui a 4 buts et 11 points à sa fiche cette saison, après une récolte de 23 buts et 49 points en 68 matches la saison dernière après son acquisition.

Duchene a fait sourciller vendredi après le match contre l’Avalanche en disant qu’il « serait prêt à revenir à Denver, pour y vivre ou même pour y jouer... un “Av” un jour, un “Av” toujours ». De quoi inquiéter les partisans des Sénateurs qui craignent qu’il ne se prévale de son autonomie complète l’été prochain, ce qui forcerait le club à l’échanger à la date limite des transactions cette saison.

Dorion, lui, ne semble nullement inquiet. Il n’a évidemment pas voulu parler de l’état des négociations avec l’agent de Duchene, Pat Brisson, rencontré récemment. « Je pense qu’on va laisser les choses comme elles sont et j’espère que la prochaine fois qu’on discutera de Matt Duchene, ce sera quand on pourra annoncer une prolongation de son contrat », a-t-il lancé.

Duchene, 27 ans, fait 6 millions $ cette saison, et il faut s’attendre à ce qu’il demande autour de 8 M$ par an pour signer à long terme avec Ottawa.

Dorion a profité de ce point de presse pour dresser un bilan positif des 10 premiers matches de son équipe, qui présente un dossier respectable de 4-4-2 après sa défaite en prolongation à Las Vegas dimanche.

« Nous sommes contents de la direction dans laquelle on va. Quand vous commencez une reconstruction, c’est un processus et il va y avoir des matches plus difficiles, mais aussi de bons moments. On évolue en tant qu’équipe, on voit du progrès et c’est pourquoi nous sommes heureux, en général. Cet été, on parlait de se rajeunir, ce qu’on a fait, et d’être plus rapides, ce qu’on fait avec notre façon de jouer et de patiner. En même temps, on a parlé de notre culture, et ce qui est le plus impressionnant, c’est l’éthique de travail, que ce soit lors des pratiques ou des matches », estime-t-il.

TROIS AUTRES MATCHES DE SUSPENSION POUR BOROWIECKI

Le défenseur des Sénateurs Mark Borowiecki est désormais considéré comme un récidiviste par la LNH, qui lui a infligé une suspension de trois parties après la tenue d’une deuxième audience en une semaine lundi, au lendemain d’un match à Las Vegas où il a écopé d’une punition majeure et d’une inconduite de partie pour avoir donné un coup à la tête de Cody Eakin, des Golden Knights, qui a subi une commotion cérébrale sur le jeu. 

Borowiecki revenait à peine d’une suspension d’un match pour avoir sonné le défenseur de Boston Urho Vaakanainen la semaine dernière avec un coup de coude. 

Le verdict du préfet de discipline George Parros a mentionné dans sa décision rendue par vidéo que « le coup à la tête était évitable » dans cette situation, même si Eakin « était éligible à une mise en échec, pourvu qu’elle soit légale. Mais l’angle pris pour le frapper était mauvais et la tête était le principal point de contact de l’épaule ». 

En ratant le match de mardi en Arizona et l’aller-retour contre Buffalo jeudi et samedi, Borowiecki va sacrifier près de 44 000 $ en salaire. 

« Je ne pense pas que Borowiecki avait l’intention de blesser (Eakin). Il est un joueur robuste et c’est évident qu’il l’a frappé à la tête, mais je ne pense pas que c’était intentionnel. La rondelle était là et il arrivait avec beaucoup de vitesse », a commenté l’entraîneur des Golden Knights Gerard Gallant après le match remporté 4-3 en prolongation par son club.