« Je suis convaincu à 49 % qu’il va se passer quelque chose aujourd’hui », a affirmé mardi matin le directeur général des Sénateurs d’Ottawa.

Dorion cherche un attaquant aguerri

Pierre Dorion était vraiment plein de bonnes intentions.

La journée de travail a débuté très tôt, mardi, pour le directeur général des Sénateurs d’Ottawa. Au lever du soleil, il a entrepris une tournée des stations de radio d’Ottawa-Gatineau. Les francophones, comme les anglophones.

Quand il s’est assis avec les spécialistes, dans les studios de TSN 1200, il a déclaré que de grandes choses s’en venaient.

« J’aimerais aller chercher un autre attaquant avant le début de la saison », a-t-il déclaré.

« J’ai été très occupé dans les derniers jours. Je surveille attentivement le ballottage. J’ai parlé avec plusieurs autres directeurs généraux. »

« Je suis convaincu à 49 % qu’il va se passer quelque chose aujourd’hui. »

Les heures ont passé. La formation des Sénateurs n’a pas été modifiée.

Les déclarations matinales de Dorion ne s’effaceront pas, toutefois. Elles trahissent un certain malaise.

Elles nous laissent croire que la direction des Sénateurs n’est pas entièrement à l’aise d’attaquer la saison régulière avec le groupe actuel.

La question a été posée directement à l’entraîneur-chef Guy Boucher durant son point de presse.

Il a essayé d’y répondre en parlant de sa défensive.

« Il nous manque notre meilleur marqueur. Il nous manque le meilleur défenseur sur la planète. Dans ce contexte, je ne peux pas être parfaitement à l’aise. »

« Erik Karlsson va nous manquer partout. Durant les sorties de zone, dans le jeu de transition, en zone d’attaque, durant les attaques massives, et ainsi de suite et ainsi de suite. Il nous donne entre 25 et 30 grosses minutes par partie. Ces minutes devront être comblées par plusieurs joueurs qui ne sont pas Erik Karlsson. »

On lui a reposé la question en lui demandant, plus spécifiquement, ce qu’il pense de son groupe d’attaquants.

« Nous n’avons pas le choix d’aller de l’avant avec les joueurs qui sont à notre disposition à l’heure actuelle. Ils ont tous mérité l’opportunité d’entreprendre la saison avec nous. »

Il est facile, ici, de savoir de qui parle Boucher.

Deux adolescents, Logan Brown et Alex Formenton, sont demeurés à Ottawa lorsque le camp d’entraînement a pris fin. Les deux manquent cruellement d’expérience. Ils évoluaient dans les rangs juniors, en Ontario, la saison dernière. Formenton était une verte recrue cantonnée dans un rôle strictement défensif à London. Brown a raté tout plein de matches, à Windsor, parce qu’il était blessé.

« Nous verrons bien comment ils réagiront face à la véritable compétition offerte par la LNH. Nous avons ici un kid de 18 ans. L’autre est âgé de 19 ans. Le premier est un marchand de vitesse, le second possède un sens du jeu hors du commun. Je n’oserais pas m’aventurer au jeu des prédictions. Personne ne sait comment ils évolueront. »

Boucher a identifié trois obstacles qui se dressent généralement devant les jeunes hockeyeurs qui donnent leurs premiers coups de patin dans la LNH. Ils doivent d’abord s’adapter à la vitesse du jeu. Ils doivent ensuite s’adapter à la vitesse d’exécution de leurs rivaux. Ils doivent enfin survivre à une ligue plus robuste.

« Si ça ne fonctionne pas avec eux, nous pourrons toujours nous tourner vers notre club-école, dit-il. Nous connaissons très bien les joueurs qui entreprendront la saison là-bas. Nous pourrons en rappeler un à n’importe quel moment », commente l’entraîneur.