Le directeur général des Sénateurs, Pierre Dorion, a affirmé que le pire est passé et que des jours meilleurs s’en viennent pour sa formation.

Dorion à la recherche d’un «bon enseignant»

Pierre Dorion n’attendra pas d’avoir un nouveau supérieur pour se mettre à la recherche d’un entraîneur-chef.

En point de presse de bilan de la saison 2018-2019 qui a vu son équipe finir au dernier rang du classement de la LNH, le directeur général des Sénateurs d’Ottawa a affirmé mardi avoir « l’autonomie nécessaire » pour dénicher un successeur au poste qu’occupait Guy Boucher avant d’être limogé le 1er mars dernier. Celui qui a assuré l’intérim lors des 18 derniers matches de la saison, Marc Crawford, sera un candidat, mais Dorion entend considérer une demi-douzaine de candidatures.

« En guise de respect pour lui [Crawford] et notre personnel d’entraîneurs, nous avons décidé de ne pas commencer le processus [d’entrevues] avant la fin de la saison. Nous allons maintenant l’amorcer au cours des prochains jours », a indiqué le DG.

« Cette recherche d’un entraîneur-chef va être très importante, nous avons un groupe de jeunes joueurs, donc il faudra trouver un bon enseignant. Nous avons plus de joueurs de la génération du millénaire, on ne demandera pas à l’entraîneur de savoir ce qu’est [le jeu] Fortnite, mais il doit avoir des affinités avec nos joueurs, en plus d’apporter un type différent de structure qui va permettre à nos joueurs de connaître du succès et nous permettre d’avancer dans cette reconstruction le plus rapidement possible », a ajouté Dorion.

Un peu plus tard, il a laissé entendre que Crawford avait bien fait en relève à Boucher. « Il a fait du très bon travail. On a aimé ce qu’il a apporté, mais on doit à nos partisans, à l’organisation et à nos joueurs d’embaucher le meilleur entraîneur disponible... Il y a des choses que Marc a faites que nous avons vraiment aimées, et quelques choses qu’il peut faire mieux. Mais avec son expérience, il va définitivement être un candidat pour nous », a-t-il dit.

Celui-ci avait été un candidat à l’été 2016 alors que comme Boucher, il cherchait à revenir dans la LNH après un séjour en Suisse. Les deux hommes de hockey avaient une entente à l’effet que si l’un d’eux obtenait le poste, il embaucherait l’autre comme associé, ce qui est arrivé. Crawford a passé les trois dernières saisons derrière le banc, s’occupant principalement d’une défensive qui a pris l’eau, allouant 301 buts la saison dernière, un sommet dans la LNH, alors que ça n’avait été guerre mieux en 2017-2018 (284 buts alloués).

« C’est la chose la plus importante [améliorer le jeu défensif]... On pourchassait le jeu beaucoup trop. Si on ne réduit pas le nombre de buts alloués, nous n’aurons pas une équipe qui va connaître du succès. On sait qu’on peut compter et qu’on a des joueurs de talent qui s’en viennent, mais en même temps, nous devons être meilleurs sans la rondelle. Et ça, je l’ai déjà dit aux joueurs [lundi] », a affirmé Dorion, qui dit avoir « vu une amélioration » en fin de saison sous Crawford à ce chapitre.

Alors qu’il a dû se résigner à échanger des piliers comme Erik Karlsson, Mark Stone, Matt Duchene et Ryan Dzingel qui ont refusé les meilleures offres de contrat de son club au cours de la dernière année, Pierre Dorion a affirmé que des jours meilleurs s’en viennent pour sa formation.

« Nous sommes dans la phase deux de la reconstruction. Maintenant, on bâtit, a-t-il lancé. Le pire est derrière nous. Nous pensons comme dirigeants que des bons moments s’en viennent. L’an prochain, on pense que nous devons commencer à lutter pour participer aux séries. Dans deux ans, on doit y prendre part et dans trois ans, il faut que l’équipe soit compétitive en séries. »