Les Sénateurs ne manquent pas de jeunes défenseurs prometteurs. Mais pour le moment, ils ont encore besoin de Mark Borowiecki.

Deux ans de plus pour Borowiecki

Il n’est peut-être pas le favori des fervents de statistiques avancées, mais les Sénateurs d’Ottawa aiment beaucoup Mark Borowiecki et ils ont décidé de le garder pour deux années de plus.

Le robuste défenseur originaire d’Ottawa a signé jeudi une prolongation de contrat qui lui permettra de rester dans son patelin jusqu’à la fin de la saison 2019-2020, au même salaire de 1,2 million $ par année qu’il empochera cette saison, la dernière d’un pacte de trois ans.

« Il est un produit local qui a mené la LNH pour les mises en échec la saison dernière », a simplement noté le DG Pierre Dorion en annonçant la nouvelle quelques heures avant le match inaugural des siens contre les Capitals de Washington.

« C’est spécial pour moi de jouer à la maison. Mon épouse et moi voulons rester ici le plus longtemps possible et fonder une famille. Je remercie l’organisation pour sa confiance, je l’apprécie. On s’en est parlé pendant une partie de l’été et c’est un gros soulagement d’obtenir cette sécurité, surtout de la façon que je joue au hockey. Il y a beaucoup de millage dans ce corps, donc c’est bien d’avoir obtenu ça », a commenté Borowiecki.

La saison dernière, Borowiecki a mené le circuit Bettman pour les mises en échec avec 364 et les minutes de punition avec 154. Il a récolté un but et deux passes en 70 parties de saison régulière, avant de rater 17 des 19 parties des siens en séries en raison d’une sévère entorse à une cheville.

« Il est un joueur rare, on n’a pas beaucoup de joueurs de ce genre au sein de notre équipe, a souligné l’entraîneur-chef Guy Boucher. Tous les clubs recherchent un joueur qui frappe fort de ce genre, sinon deux ou trois. Nous sommes chanceux, nous avons lui et (Zack) Smith. Ces gars dérangent l’adversaire constamment, ils sont dans leur tête parce qu’ils sont des torpilles qui peuvent vous frapper à tout moment. Quand tu as un de ces gars-là, tu veux le garder. »

La sécurité de ce nouveau pacte ne changera pas la façon de jouer de Borowiecki. Ce choix de cinquième ronde en 2008, qui a joué trois saisons complètes dans la Ligue américaine à sa sortie de l’université Clarkson, est fier d’avoir gravi les échelons et il sait comment s’y prendre pour garder son poste, même si les Sénateurs ont plusieurs jeunes défenseurs dans leur système qui convoitent un poste à la ligne bleue, les Thomas Chabot, Christian Jaros et Andreas Englund.

« Rien ne m’a été donné depuis le début de ma carrière... Il y a plusieurs défenseurs qui sont passés par ici au cours des dernières années, mais je suis toujours là. Je travaille fort chaque jour pour ma place. Je ne tiens rien pour acquis. Si tu n’es pas un des gars qui font 10 millions $ par année, il n’y a pas de raison d’être complaisant dans cette ligue. »

Borowiecki a lâché les gants 13 fois la saison dernière et avec le départ de Chris Neil, il devra assumer encore plus son rôle de redresseur de torts cette saison.

En carrière, le hockeyeur natif du secteur Kanata d’Ottawa a passé 436 minutes au cachot en 217 parties, récoltant quatre buts et 17 points lors de celles-ci.

« Ce contrat va me faire jouer avec encore plus d’ardeur, vu que je peux me fier là-dessus », a-t-il conclu en terminant son point de presse.

Chiasson a gagné sa place

Alex Chiasson est le premier à admettre que ses deux saisons avec les Sénateurs, après son acquisition contre Jason Spezza, « n’ont pas été mes meilleures années ».

L’ailier droit québécois de 27 ans a quand même été surpris l’été dernier quand les Flames de Calgary, qui l’avaient acquis un an plus tôt contre le défenseur des mineures Patrick Sieloff, ne lui ont pas fait d’offre qualificative pour retenir ses services, lui permettant de devenir joueur autonome sans compensation.

« Oui, j’ai été un peu surpris. J’avais une bonne relation avec l’entraîneur là-bas (Glen Gulutzan), mais ils ont décidé d’aller dans une autre direction. J’aime autant ne plus en parler », a-t-il raconté jeudi matin, avant d’affronter son ancien club avec son nouveau, les Capitals de Washington, qui lui ont fait signer un contrat mercredi après qu’il ait pris part à leur camp d’entraînement comme simple invité.

Quand un collègue lui a fait remarquer que cette « autre direction » s’est ultimement avérée la mise sous contrat de l’éternel Jaromir Jagr, Chiasson n’a pas trouvé ça drôle et il a rapidement changé de sujet.

L’athlète originaire de Saint-Augustin-de-Desmaures, en banlieue de Québec, préférait parler de la chance qui se présente à lui avec des Capitals qui ont été une des puissances de la ligue en saison régulière au cours des dernières années, mais qui ont dû entamer un virage jeunesse cette année, avec les départs des vétérans Marcus Johansson, Justin Williams, Karl Alzner et Kevin Shattenkirk.

« J’avais d’autres offres, mais j’ai eu beaucoup de discussions ici et j’avais une certaine confiance avec l’équipe. Je pense que j’ai pris la bonne décision. J’ai l’occasion de jouer avec de bons joueurs ici », a dit Chiasson, auteur de 12 buts et 12 passes en 81 parties l’an dernier.

Son nouveau patron Barry Trotz a été impressionné par son camp : « Il n’y a pas de trou dans son jeu. Je l’ai monté sur nos deux premiers trios et il a bien fait, je l’ai descendu et il s’est ajusté. Il est un bon pro... Il a compté 12 buts à cinq contre cinq l’an passé, c’est dans la même catégorie que “OV” (Alex Ovechkin), c’est pas mal bon », a noté Trotz, qui l’a utilisé sur un troisième trio avec Lars Eller et Brett Connolly jeudi soir.