Thomas Chabot était philosophe après la défaite des Sénateurs face au Canadien, samedi à Ottawa. « C’est bon, connaître des soirées comme celle-là durant le calendrier préparatoire, a-t-il confié. Ça nous remet les deux pieds sur la terre. »

Des unités pas si spéciales pour les Sénateurs

Thomas Chabot n’était pas trop abattu, samedi soir, au terme du match où son équipe a été blanchie 4-0 sur sa patinoire.

« Cette partie nous a simplement rappelé que nous avons beaucoup de travail à faire d’ici le match inaugural de la saison régulière », a déclaré le futur capitaine des Sénateurs d’Ottawa dans un haussement d’épaules.

L’avion de l’équipe s’est envolé vers la Colombie-Britannique, dimanche matin. Les 31 joueurs qui ont survécu à la vague de coupes de samedi soir entreprendront la troisième semaine du camp d’entraînement en passant quelques jours sur la côte ouest.

En plus d’affronter les Canucks de Vancouver à deux reprises, dans des rencontres préparatoires, ils pourront commencer à se familiariser avec le schéma de l’attaque à cinq de D.J. Smith.

Dans le match de samedi, le Canadien de Montréal a écopé de quatre pénalités mineures durant la première période. Les Sénateurs n’ont pas été capables d’en profiter.

En deuxième période, le jeune vétéran Jeff Petry a profité d’un « cinq contre quatre » pour inscrire le tout premier but du match. Ce n’était que le début. Le Tricolore a marqué trois de ses quatre buts avec ses unités spéciales.

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« On apprend. On essaie de se trouver une chimie. Veux, veux pas… Les joueurs qui évolueront dans l’attaque massive en saison régulière n’étaient pas tous en uniforme. Il faut quand même trouver de meilleures façons. Les mises en jeu nous ont causé un problème. Nous n’avons pas eu beaucoup de succès dans les cercles. Nous en avons parlé après le match. Il faut quand même trouver des moyens », dit Chabot. Le quart-arrière a passé six minutes sur la glace, lors des attaques massives. Il a complété la soirée avec seulement deux tirs cadrés.

« C’est une soirée de même. Ça n’allait pas très bien de notre côté. Les passes n’étaient pas tout le temps sur la palette. C’est bon, connaître des soirées comme celle-là durant le calendrier préparatoire. Ça nous remet les deux pieds sur la terre. Il va falloir travailler avant que ça commence », fait-il valoir.

Les unités spéciales des Sénateurs ont été à l’origine d’un seul but, dans les deux matches disputés plus tôt cette semaine, contre les Maple Leafs de Toronto.

« Ce sont des matches où nous faisons des expériences en mêlant des joueurs de la LNH et des recrues », note D.J. Smith, calme.

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Dans la défaite de 4-0 face au Canadien samedi, le Gatinois Jean-Gabriel Pageau a été le meilleur joueur des Sénateurs.

PAGEAU ÉTAIT PRÊT POUR LE CANADIEN

Qu’on soit en septembre ou en mai, ça ne change rien. Dans un match préparatoire comme dans les séries de la Coupe Stanley, Jean-Gabriel Pageau aime toujours autant affronter le Canadien.

Dans la défaite, samedi, le Gatinois a été le meilleur joueur de son équipe.

Sans surprise...

« Ce sont toujours des matches que j’apprécie. Il y a toujours une belle ambiance. J’aime la rivalité entre les deux équipes. Je sais que tous mes chums regardent nos matches contre le Canadien. Je veux les rendre fiers », de dire celui qui a décoché quatre tirs vers le filet de Keith Kinkaid, en plus de compléter cinq mises
en échec.

« C’était aussi, pour moi, un match du camp d’entraînement. Je voulais l’utiliser comme il faut pour retrouver ma forme. J’essaie de travailler le plus fort que je peux. »

Pageau, qui remet les compteurs à zéro après une difficile saison 2018-19, ne veut donc pas prendre de chances.

Pageau a été le meilleur joueur des Sénateurs et il a entraîné ses deux ailiers dans son sillon.

Il a la chance de jouer avec Drake Batherson et Anthony Duclair chaque jour, depuis le début du camp. Il semble apprécier l’expérience.

« On commence à bien se connaître sur la patinoire. Quand t’as la chance de jouer avec les deux mêmes joueurs pendant un bout de temps, c’est bon. Surtout quand ces deux joueurs-là ne sont pas gênés. Ils n’ont pas peur de me parler quand on arrive au banc. »