L'année 2017 des Sénateurs a été parsemée de hauts et de bas.

Des hauts et des bas...

Le Droit dresse le bilan de l'année 2017 chez les Sénateurs.

Un printemps mémorable

Pour la première saison de Guy Boucher derrière leur banc, les Sénateurs ont causé une certaine surprise en terminant au deuxième rang de la division Atlantique avec leur fiche de 44-28-10 pour 98 points. 

Mais les surprises ne se sont pas arrêtées là alors qu’ils ont défait les Bruins de Boston en six parties en première ronde, grâce à un but décisif en prolongation du revenant Clarke MacArthur, avant de disposer des Rangers de New York en six parties également, un affrontement marqué par un match de quatre buts de Jean-Gabriel Pageau, incluant le dernier en prolongation dans un gain de 6-5 lors du deuxième match de la série. 

Menés par des performances magistrales du capitaine Erik Karlsson, qui jouait en dépit d’une sévère blessure à une cheville, la troupe de la capitale affronte ensuite les Penguins de Pittsburgh en finale de l’Est, et s’approche à un petit but près d’une deuxième participation à la finale pour la coupe Stanley, sauf qu’un but de Chris Kunitz en deuxième prolongation du septième match de cette série met fin à une épopée mémorable.


Un « trip à trois »

À sa deuxième saison comme directeur général, Pierre Dorion continue à chercher des moyens d’améliorer son club et le 5 novembre dernier, il tente un grand coup, obtenant le centre Matt Duchene de l’Avalanche du Colorado dans le cadre d’une transaction impliquant aussi les Predators de Nashville, qui obtienne le centre Kyle Turris. 

Ce dernier était incapable de s’entendre avec Ottawa pour un nouveau contrat, mais il signe promptement une prolongation de six ans à 6 millions $/an à son arrivée au Tennessee, où il pète le feu depuis. 

Duchene est arrivé à la pause des Fêtes avec seulement deux buts et cinq points en 20 parties avec les Sénateurs, qui ont aussi cédé à l’Avalanche leur choix de première ronde de l’été dernier, Shane Bowers, et des choix de première et troisième ronde en 2018 (2019 pour le premier choix si Ottawa est parmi les 10 pires clubs de la LNH) dans la transaction. 

Un échange qui fait toujours jaser et qui aura des répercussions pendant plusieurs années pour les trois clubs impliqués dans celui-ci.


Des matches spéciaux

Alors qu’ils célèbrent la saison de leur 25e anniversaire, les Sénateurs soulignent aussi le 100e anniversaire de la LNH et le 150e de la Confédération canadienne en disputant le premier vrai match en plein air de leur histoire, la Classique 100 de la LNH tenue le 16 décembre contre le Canadien de Montréal. 

Devant 33 959 amateurs frigorifiés à la Place TD du parc Lansdowne, où une patinoire a été aménagée après la présentation de la coupe Grey en novembre, ils l’emportent 3-0 alors que Pageau, encore lui, réussi le but gagnant. 

Cinq semaines plus tôt, les Sénateurs s’étaient rendus à Stockholm, en Suède, pour affronter l’Avalanche dans le cadre de la Série Global, remportant deux gains par le même pointage de 4-3 alors que Duchene a fait ses débuts dans leur uniforme contre son ancien club. Erik Karlsson a obtenu trois passes lors de ce passage dans son pays, alors que ses compatriotes Fredrik Claesson et Johnny Oduya ont tous deux marqué dans leur patelin. 

À leur retour, l’équipe a cependant perdu 12 de ses 14 matches suivants pour chuter en bas de classement.

Le propriétaire des Sénateurs d'Ottawa, Eugene Melnyk

Une citation

« Ça n’arrivera pas que je vende. C’est une franchise, comme pour un McDonald’s. Tu peux la déménager. Mais ce serait fou de la vendre, c’est quelque chose qui est difficile à acheter. Les choses sont “O.K.” ici, elles ne sont pas excellentes, mais elles sont “O.K”... Si ça devient un désastre, oui (le club pourrait déménager). Si on commençait à ne plus voir de foules aux matches, oui. » — le propriétaire Eugene Melnyk en point de presse à la veille de la Classique 100. 

Il laisse aussi planer un doute sur l’à-propos de construire un nouvel amphithéâtre pour le club sur les plaines LeBreton, alors que les négociations avec la Commission de la capitale nationale pour aller de l’avant avec son projet IllumiNATION arrivent à un stade critique. 

Ses commentaires lui ont valu un tollé de critiques du public sur les réseaux sociaux, où le mot clic #melykout, est devenu très populaire. Il a aussi été rabroué par le commissaire de la LNH Gary Bettman, qui a dit qu’il n’était pas question de déménager la concession.

L’ancien entraîneur-chef et directeur général, Bryan Murray, est décédé du cancer à l’âge de 74 ans.

Un départ

Fortement touchée par le cancer au fil des années, la famille des Sénateurs est passée par toute la gamme des émotions en 2017 alors que quelques mois après avoir appris que celui de l’épouse du gardien Craig Anderson, Nicholle, était en rémission (elle l’a appris le matin du septième match de la finale de l’Est en mai), cette même maladie emportait l’ancien entraîneur-chef et directeur général Bryan Murray à l’âge de 74 ans. 

L’homme de hockey originaire de Shawville luttait contre un cancer du côlon depuis trois ans, période où il a continué à travailler pour le club, d’abord comme d.g., puis comme conseiller senior au d.g. Pierre Dorion, tout en se faisant un porte-parole de campagnes pour inciter les hommes de 50 ans et plus à subir une colonoscopie. 

Au fil d’une carrière de 35 ans dans la LNH avec cinq clubs (Washington, Detroit, Anaheim et la Floride étant les autres), il a remporté 620 victoires (10e plus haut total par un entraîneur dans la LNH) en 1239 parties de saison régulière. Il était l’entraîneur des Sénateurs quand ils ont atteint la finale de 2007 contre les Ducks d’Anaheim, club qu’il avait contribué à bâtir comme d.g.