Erik Karlsson connaît une autre excellente saison, jusqu'à maintenant.

Des fleurs pour le capitaine

«La première chose que j'ai dite à Erik, à mon arrivée, c'est de ne pas changer. Je voulais qu'il reste lui-même.»
Erik, c'est Erik Karlsson. Guy Boucher parlait de lui, durant son point de presse de vendredi midi.
À l'approche de la mi-saison, Karlsson mérite le titre de joueur le plus utile aux Sénateurs. C'est du moins ce que semble croire son entraîneur.
«Il inspire notre équipe au grand complet. Nous ne serions pas là où nous sommes sans lui», avance-t-il.
Pourtant, Karlsson a bien modifié certaines choses. Il domine toujours la LNH au chapitre des lancers bloqués, ce qu'il n'a jamais fait auparavant. 
Cela trahit un plus haut niveau d'engagement de sa part. Surtout en défensive.
«Tout le monde disait qu'Erik devait faire ci, modifier ça, devenir quelque chose d'autre... Moi, je voulais qu'il évolue. Je ne veux jamais qu'un bon joueur change. Il y a une nuance», fait valoir Boucher.
«Dans ma première conversation avec Erik, je lui ai rappelé qu'il est le meilleur défenseur à caractère offensif sur la planète. Nous ne voulions surtout pas que ça change. Ça n'a pas changé. Il a évolué, et nous le voyons parce l'attention qu'il porte au jeu défensif est impressionnant. Il affronte les meilleurs joueurs adverses, soir après soir, et il y met beaucoup d'énergie.»
Le travail de Karlsson - et celui de son partenaire Marc Méthot - n'est pas étranger aux récents succès des Sénateurs. Sidney Crosby a été blanchi de la feuille de pointage, jeudi, dans la victoire contre les Penguins. Même chose pour Phil Kessel. Evgeni Malkin a obtenu une toute petite mention d'aide.
«Erik a l'énergie nécessaire pour bien travailler défensivement, entre autres, parce que ses présences sur la patinoire demeurent relativement courtes. Parce qu'il reste moins longtemps sur la glace, il peut sauter sur la patinoire plus souvent. Il a suffisamment d'énergie pour s'impliquer dans les trois zones.»
Le prochain niveau
À 26 ans, à sa troisième saison à titre de capitaine des Sénateurs, Karlsson serait prêt à accepter un plus grand rôle à titre de leader.
«Il veut vraiment que l'équipe connaisse du succès. Je n'ai aucun mérite à ce chapitre», assure Boucher.
«Je crois qu'il est rendu au stade de sa carrière où il a obtenu tout le succès qu'il pouvait d'un point de vue individuel. Maintenant, il veut gagner. Je suis très impressionné par sa façon de mener. Il fait les choses de la bonne façon.»
Dans son point de presse, Boucher a également vanté les qualités de meneur de Dion Phaneuf.