Jean-Gabriel Pageau

Des fiançailles simples pour Pageau

Avec leurs quatre défaites consécutives avant d'affronter les Oilers dimanche, la fin de 2016 et le début de 2017 n'ont pas été la meilleure période des Sénateurs.
Si la vie professionnelle de Jean-Gabriel Pageau n'est pas à son meilleur, lui qui a les succès de son équipe à coeur, on ne peut cependant pas en dire autant de sa vie personnelle, alors qu'il a profité de la semaine de congé du club pour se fiancer avec sa copine de longue date, Camille Beeby.
Le centre des Sénateurs a annoncé qu'elle a dit « oui » en publiant une photo sur son compte Instagram où on voit la jeune femme, originaire de l'Outaouais elle aussi, avec une imposante bague au doigt.
Capture d'écran tirée du compte Instagram de Jean-Gabriel Pageau.
« J'ai fait la demande dans un restaurant de Boca Raton (en Floride) où on va souvent. Ça a été une surprise pour elle, même si on en parlait depuis un bout de temps. Elle m'a vu un peu nerveux, mais elle ne savait pas pourquoi. Elle ne s'en doutait pas et sa première réaction a été de commencer à pleurer, a-t-il relaté dimanche matin. Je lui ai demandé si (la réponse) était oui ? Elle m'a regardé et a dit que c'était effectivement oui, ça m'a soulagé. »
Pageau est le deuxième Sénateur cette saison à poser la grande question à l'élue de son coeur, après le capitaine Erik Karlsson, qui avait offert une bague de fiançailles à sa dulcinée au milieu d'une boîte de pizza.
Le Gatinois de 24 ans a été beaucoup plus traditionnel, s'agenouillant pour effectuer sa grande demande.
« J'ai fait les choses simples comme je le suis et ça s'est bien passé... Je ne sais pas qu'est-ce qui était plus stressant, ça ou aller demander la main de sa fille à son père », a-t-il aussi raconté.
Le jeune couple, qui n'a pas encore arrêté de date pour le mariage (probablement en 2018), se connaît depuis l'adolescence et ils se fréquentent depuis quatre ans. Camille Beeby est une diplômée en droit de l'Université d'Ottawa, elle travaille maintenant pour une firme d'avocats en attendant de compléter ses examens du Barreau.
« Elle poursuit sa passion tout en faisant aussi beaucoup d'équitation, son autre passion, alors que moi, je poursuis la mienne. C'est un mode de vie que je n'échangerais pour rien en ce moment », a ajouté Pageau.
Côté hockey, Pageau a été appelé à remplacer Bobby Ryan aux côtés de Kyle Turris et Ryan Dzingel samedi dans le revers de 1-0 contre les Capitals de Washington, obtenant quelques bonnes chances de marquer sans parvenir cependant à déjouer le gardien Braden Holtby.
« C'est toujours plate quand tu perds par un but. Je pense qu'on a fait de bonnes choses, mais on a encore des points à améliorer. C'est vraiment d'être acharnés autour du filet, d'avoir un deuxième effort pour trouver les retours de lancers et voiler le gardien, lui rendre la vie encore difficile parce qu'on sait que tous les gardiens dans la ligue sont bons », estimait Pageau.
Auteur de 19 buts la saison dernière, celui-ci en avait toujours 4 à sa fiche cette saison avant d'affronter les Oilers, n'ayant pas compté à ses 11 parties précédentes. Avec le retour de Ryan dans l'alignement, il est retourné au centre du troisième trio, entre Mike Hoffman et Tom Pyatt, et il devait avoir comme principale mission de freiner les élans du meilleur compteur de la LNH, Connor McDavid.
En bref
Blanchis samedi
Détenteurs de la deuxième pire attaque de l'association Est avant leur match de dimanche, les Sénateurs n'avaient quand même pas été blanchis à leurs 38 premiers matches de la saison. C'était avant que Braden Holtby repousse leurs 30 lancers samedi soir alors qu'ils ont repris le collier après leur congé de cinq jours en s'inclinant 1-0 devant les Capitals de Washington. T.J. Oshie a réussi l'unique but de la rencontre dès la deuxième minute de jeu sur une passe de Nicklas Backstrom, la 500e de sa carrière dans la LNH et avec les Capitals. Devant le filet des Sénateurs, Mike Condon a fait face à 20 tirs.
Congé pour White
Après avoir remporté la médaille d'or du Championnat mondial de hockey junior au Centre Bell jeudi dernier, l'espoir des Sénateurs Colin White avait l'occasion de disputer un match prestigieux avec une importance différente, son équipe de Boston College affrontant Providence College au mythique Fenway Park. Mais comme il venait de vivre trois semaines particulièrement intenses lors du tournoi de Montréal et Toronto, son entraîneur Jerry York lui a accordé un congé en fin de semaine et il a donc raté le rendez-vous du « Frozen Fenway ». Il avait joué la finale contre le Canada malgré un virus qui l'avait affaibli.
Jeu d'impuissance
Il y avait deux éléments constants dans la série de quatre revers de suite des Sénateurs avant d'affronter les Oilers : toutes les défaites ont été par la marge d'un but, eux qui ont maintenant une fiche de 11-5-4 lors de ces rencontres, et leur jeu de puissance a été blanchi en 14 chances lors de ces quatre parties. « Il faut juste trouver le moyen de marquer des buts, que ce soit à cinq contre cinq ou sur l'attaque à cinq », estimait l'attaquant Mark Stone avant la rencontre. Avec un taux d'efficacité de 15,6 %, l'avantage numérique des Sénateurs était 22e dans la LNH avant le match de dimanche, et il en arrachait surtout à domicile (11,9 %, 27e).