Colin White, Brady Tkachuk, Bobby Ryan et l’entraîneur-chef D.J. Smith se réjouissent pour Thomas Chabot.

Des coéquipiers heureux pour Chabot

Thomas Chabot l’a dit jeudi, les choses « vont très vite » pour lui et sa famille alors que l’annonce de sa mise sous contrat à long terme par les Sénateurs « change ma vie » à tout jamais.

L’arrière québécois de 22 ans demeure humble cependant et quand il s’est présenté devant les médias pour sa conférence de presse, il l’a fait en portant un beau complet noir avec des motifs floraux qu’il a recyclé. « Je l’avais l’année passée », a-t-il avoué en riant au Droit.

C’est cette attitude qui fait que sa nouvelle bonne fortune a été accueillie avec enthousiasme parmi ses coéquipiers et par son nouvel entraîneur-chef D.J. Smith, qui est convaincu que l’argent ne changera pas « l’homme de 8 millions $ » des Sénateurs. « C’est une journée fantastique alors qu’on sait qu’il va payer pour plusieurs soupers maintenant, donc je suis heureux d’être un de ses bons amis, ainsi que de “Whitey” (Colin White) », a blagué l’autre pilier pour l’avenir du club, Brady Tkachuk, qui disait qu’il était « trop tôt » pour parler de l’impact que sa décision pourrait avoir sur ses futures négociations de contrat, après le 1er juillet prochain.

White, qui a signé un contrat de six ans pour 28,5 M$ le mois dernier, se réjouissait lui aussi pour son ami qui a été repêché en première ronde le même jour que lui et qui est aussi né le même jour.

« Nous sommes tous de bons amis et je pense qu’on ne voulait pas être une distraction l’un pour l’autre, même s’il me parlait pendant mes négociations et que je lui parlais pendant les siennes. Nos conversations vont demeurer privées, a-t-il dit. De le voir sous contrat à long terme avant que débute la dernière saison de son contrat, c’est pas mal énorme pour notre organisation. »

Quand le pacte de Chabot entrera en vigueur l’an prochain, il deviendra le joueur le mieux payé du club, passant devant l’attaquant Bobby Ryan, qui entame la cinquième année de son pacte de sept ans pour 50,75 M$ (7,25 M$ par an) cette saison. Son pacte signé en octobre 2014 avait éclipsé le précédent plus riche contrat consenti par le propriétaire Eugene Melnyk, celui de sept ans pour 45,5 M$ d’Erik Karlsson arrivé à échéance cet été. « C’est signe que l’organisation veut bien faire la reconstruction et que ces gars-là ont fait beaucoup de chemin. Les rênes du club leur sont remises, c’est beau à voir, a confié Ryan au Droit. Ça va être bien de céder le titre de joueur le mieux payé, il (Chabot) l’a mérité. [...] C’est bien que ça n’ait pas traîné aussi, après tout ce qui est arrivé au cours des dernières années. »

Ryan pourra probablement conseiller son jeune coéquipier en ce qui a trait à la pression qui vient avec un tel contrat. L’entraîneur-chef D.J. Smith est cependant convaincu que les grosses sommes qui seront versées dans son compte en banque ne changeront pas le joueur et la personne qu’est Thomas Chabot.

« C’est une belle journée pour nous comme organisation et certainement comme entraîneur quand tu as une chance de travailler avec un joueur de ce calibre pour faire grandir l’équipe pour huit ans, a-t-il indiqué. Je regarde des clubs qui ont gagné des championnats, et un gars comme (Rob) Niedermayer (au New Jersey) est éventuellement devenu un gars qui faisait tout pour eux et je vois ce potentiel en Thomas, il n’est pas seulement un joueur offensif... Il est un gars humble, tranquille. Il a du leadership aussi. C’est un joueur de hockey. Les gars se font payer et ils le méritent, mais il est juste un joueur qui veut s’améliorer chaque jour. Il est un pilier à la ligne bleue. »

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Aspirot sous contrat

La nouvelle est passée à peu près inaperçue dans la foulée de la mise sous contrat de Thomas Chabot, mais les Sénateurs ont également fait signer un contrat à un autre défenseur québécois jeudi : Jonathan Aspirot, des Wildcats de Moncton, a accepté un pacte de deux ans (à deux volets pour jouer dans la Ligue américaine à Belleville, ou dans la Ligue East Coast à Brampton, la première année). « C’est un rêve devenu réalité. Tu travailles tous les jours depuis ton enfance pour quelque chose comme ça, et là, ça se réalise. Je suis vraiment content, c’est un petit rêve, a-t-il confié. Je ne sais pas où je vais aboutir cette saison, j’ai encore l’option d’aller jouer comme 20 ans à Moncton. On verra ce qui va arriver. » Aspirot, qui n’a jamais été repêché, avait été invité au camp de l’an dernier et il s’est illustré au camp des espoirs de la semaine dernière à Belleville.

Sabourin attire l’attention

Il n’est pas présent sur les réseaux sociaux, mais l’attaquant d’Orléans Scott Sabourin a eu vent de l’attention dont il a fait l’objet sur Twitter quand une vidéo d’Auston Matthews cherchant à voir son nom dans le dos a suscité beaucoup d’intérêt, incluant de son ancien coéquipier à Manchester (LAH), Paul Bissonnette, qui s’est porté à sa défense. « Moi, j’ai juste fait mon travail, j’ai un rôle à remplir qui, parfois, attire des répercussions. Si je me fais remarquer, j’ai fait mon travail », a dit le joueur invité à l’essai au camp des Sénateurs. Le plus important pour le gaucher qui a eu le meilleur sur l’ancien Sénateur Ben Harpur est que D.J. Smith l’a remarqué. « Je pense qu’il mérite de jouer un autre match (samedi contre Montréal) », a-t-il laissé entendre jeudi.

Entre les lignes...

Comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule dans le petit monde des Sénateurs, CBC Ottawa a révélé jeudi que le propriétaire Eugene Melnyk est impliqué dans une autre bataille judiciaire, cette fois avec la compagnie qui gère son avion personnel. La compagnie Flightpath Charter Airways affirme qu’une compagnie appartenant à Melnyk, Clean Beauty Collective, lui doit près de 700 000 $ pour l’opération, la gestion et l’entreposage d’un Bombardier Challenger 604. Melnyk a pu récupérer l’avion en déposant la somme auprès de la Cour en attendant la résolution du litige... Les blessés Filip Chlapik et Mikkel Boedker ont tous deux patiné avec leurs coéquipiers jeudi alors que la cinquantaine de joueurs ont été séparés en deux groupes. Vendredi, le groupe qui affrontera le Canadien samedi s’entraînera ensemble, après quoi, un groupe pour Belleville sera formé pendant que les autres prendront le chemin de Vancouver.