Dave Cameron, Mark Reeds et Paul MacLean connaissent une fin de saison pénible derrière le banc.

Des changements... derrière le banc des Sénateurs

Paul MacLean a bien essayé quelque chose, récemment, dans le but de stabiliser sa brigade défensive.
Il a effectué un changement significatif... derrière son banc.
Dès son arrivée à Ottawa, en 2011, l'entraîneur-chef avait confié à son adjoint Mark Reeds la tâche de s'occuper des défenseurs durant les matches.
Ce week-end, Reeds a été muté à l'autre extrémité du banc. Il travaille désormais avec les attaquants de l'équipe.
Dave Cameron, qui était responsable de l'attaque depuis 2011, est désormais responsable d'Erik Karlsson, de Chris Phillips et des autres.
Ce que ça signifie? Dur à dire. MacLean refuse obstinément d'expliquer sa décision.
Pas de commentaire
«Je n'ai pas de commentaires à faire à ce sujet», a-t-il sèchement répondu durant sa conférence de presse d'après-match, hier soir.
On a donc posé la même question à certains défenseurs. Ces derniers ne nous ont pas davantage aidés.
On sentait un profond malaise chez Marc Méthot lorsque le sujet est tombé sur le tapis.
«Si la direction n'a pas commenté cette histoire, je ne vois pas trop ce que je pourrais vous dire.
«Au fond, pour nous, il n'y a qu'une chose à dire. Mark Reeds et Dave Cameron sont deux entraîneurs d'expérience dans la Ligue nationale. Nous sommes capables de travailler avec les deux.»
Méthot reconnaît que les changements d'affectation en plein coeur d'une saison de hockey ne sont pas monnaie courante.
Ça se produit même très rarement.
Reeds, qui est âgé de 54 ans, n'a jamais vraiment été un spécialiste de la défensive. Il évoluait à l'attaque, dans les années 1980, lorsqu'il portait les couleurs des Blues de Saint-Louis et celles des Whalers de Hartford.
Cameron, 55 ans, n'est pas plus qualifié. Durant son bref passage dans la grande ligue, chez les Rockies du Colorado et les Devils du New Jersey, il était un joueur de soutien. Il devait donc se soucier de prendre de bonnes décisions lorsque son équipe n'avait pas la rondelle... sauf qu'il évoluait au centre.
Smith et Richardson
Si MacLean avait voulu porter un grand coup, il aurait pu procéder à un changement encore plus important.
L'organisation des Sénateurs mise en ce moment sur deux anciens défenseurs qui, ensemble, totalisent 2425 matches d'expérience dans le circuit Bettman.
Le premier, Jason Smith, joue un rôle effacé à Ottawa. Depuis quatre ans, il regarde la plupart des matches sur la galerie de la presse, avec un casque d'écoute sur les oreilles et un calepin de notes devant lui.
Il n'a pas changé de position.
Luke Richardson, pendant ce temps, continue son excellent boulot derrière le banc des... Senators de Binghamton.
MacLean, on vous le rappelle, ne veut pas ajouter de l'huile sur le feu. Il ne commentera pas ce dossier. Et puis, de toute façon, le travail des défenseurs n'a pas été trop en cause, hier soir, dans la défaite contre l'Avalanche.
Hier, ce sont les attaquants qui auraient pu lui en donner un peu plus.
Opportunités ratées
«Nous avons créé de belles opportunités de marquer mais nous n'avons pas attaqué suffisamment leur filet. Nos lancers ont manqué de précision, aussi. Je crois que 18 ou 19 de nos lancers ont raté la cible. Nous avons bousillé quelques-unes de nos plus belles chances de marquer parce que nous avons raté le filet», a-t-il conclu.