Brad Marchand a encore une fois fait mal aux Sénateurs. La petite peste des Bruins a marqué le but vainqueur qui donne ainsi une avance de 1-0 dans la série à Boston. Le prochain match aura lieu samedi à Ottawa.

Des Bruins résilients

Pas de Torey Krug et de David Krejci ? Pas de problème pour les Bruins de Boston.
Sans leur défenseur le plus productif et leur vétéran centre, tous deux blessés, les visiteurs ne se sont pas laissés abattre par une deuxième période où ils n'ont pas récolté un seul tir, revenant de l'arrière pour remporter un gain de 2-1 alors que leur série contre les Sénateurs d'Ottawa se mettait en branle devant 18 702 bruyants spectateurs au Centre Canadian Tire.
Même en l'absence de leur vétéran défenseur Marc Méthot, qu'ils ont laissé récupérer de son petit doigt blessé quelques jours de plus, les hommes de Guy Boucher semblaient en plein contrôle de la rencontre avant d'allouer deux buts au troisième tiers, dont celui de la victoire réussi à 2:33 de la fin par Brad Marchand.
Les Sénateurs ont établi une nouvelle marque d'équipe avec ce deuxième tiers sans allouer de lancer. Ils avaient auparavant limité l'adversaire à deux tirs dans un engagement à sept occasions, la dernière remontant à la finale de 2007 contre Anaheim.
Mais après avoir été 24:49 minutes sans obtenir un seul tir vers la cage défendue par le gardien Craig Anderson, Frank Vatrano a marqué sur leur deuxième tir du troisième tiers en l'espace de 15 secondes, étant laissé à découvert dans l'enclave après une sortie de zone bousillée par Clarke MacArthur.
Marchand, Patrice Bergeron et David Pastrnak ont ensuite embouteillé le duo de Dion Phaneuf et Cody Ceci dans leur zone pendant une longue séquence avant que Marchand ne convertisse sur le retour d'un tir bloqué devant le gardien Craig Anderson.
«Nous avons eu une bonne deuxième période, mais le match dure 60 minutes, il faut jouer trois périodes. Nous avons commis des erreurs et il va falloir apprendre de celles-ci. Sur les deux buts, on n'a juste pas réussi à sortir la rondelle de notre zone alors qu'on l'avait sur nos palettes. Ils nous ont fait payer, même si le deuxième est un bond un peu chanceux», a commenté Anderson, qui a fait face à 25 tirs en tout.
Au cours du deuxième tiers dominé 12-0 aux tirs par Ottawa, Bobby Ryan avait réussi à lancer les siens en avant avec une poussée spectaculaire. Il a battu le défenseur Adam McQuaid de vitesse le long de la bande pour capter la passe d'Erik Karlsson et ensuite couper au filet, où il s'est pris à une deuxième reprise pour finalement déjouer le gardien Tuukka Rask.
Ce dernier a eu un énorme mot à dire dans la victoire des siens, effectuant 26 arrêts, notamment contre Derick Brassard sur une longue échappée au premier tiers.
«Nous avons eu plusieurs bonnes chances de marquer, j'en ai eu, Bobby aussi, des tirs à bout portant. Il (Rask) a ni plus ni moins gagné le match pour eux. Ça s'enligne pour être une longue série. On pense qu'on aurait dû gagner ce match, mais ça arrive parfois comme ça. En troisième, on doit sortir la rondelle le long des bandes, c'est certain. C'est malheureux. On a créé bien plus de chances qu'eux pour leurs deux buts», a souligné MacArthur.
C'était la première fois depuis la série de première ronde contre Pittsburgh en 2007 que les Sénateurs amorçaient une série à domicile et ils ont maintenant une fiche de 2-4 lorsque ça se produit (11-14 lors des premières parties tout court).
«On leur a donné le match, c'est simple. Leurs deux buts ont été revirement après revirement après revirement. En séries pour la coupe Stanley, contre un bon club, c'est courir après le trouble de faire ça. Normalement, on ne fait pas ces erreurs», analysait l'entraîneur-chef Guy Boucher.
Fredrik Claesson a remplacé Méthot dans l'alignement alors que Boucher a dit qu'il aurait joué s'il s'agissait d'un septième match de série. Les Bruins ont pour leur part perdu les services d'un autre défenseur, Colin Miller, au deuxième tiers, lorsqu'il a été frappé genou contre genou par Mark Borowiecki, puni pour avoir fait trébucher sur la séquence.
Le deuxième match de la série aura lieu samedi après-midi, toujours au CCT.
Bon signe, Ryan était inspiré
Bobby Ryan
Guy Boucher avait bien dit de ne pas se fier à ses trios de la pratique de mardi, qui « pourraient changer après cinq minutes ».
L'entraîneur-chef a été tout juste un peu plus patient que ça, modifiant ses lignes au milieu du deuxième tiers. Il a surtout eu la main heureuse en déplaçant Bobby Ryan du quatrième trio à celui de Derick Brassard, complété pour l'occasion par Clarke MacArthur. 
Ryan a répondu avec un très fort match, marquant dans un deuxième match de suite et obtenant six tirs au but, dont plusieurs dangereux, sauf que Tuukka Rask a résisté.
« Je ne savais pas combien de temps je resterais sur ma ligne du début avec Zack Smith et Tommy Wingels, on avait eu quelques bonnes chances. Après une punition, il (Boucher) nous a réunis et ça a cliqué. C'était notre ligne du début de l'année, c'était l'intention. Ça n'est pas arrivé à cause de la blessure à Clarky, c'est bien de le retrouver maintenant et de jouer à nouveau avec lui. On a eu une bonne chimie dimanche (à Brooklyn) et là, on a pu bâtir là-dessus », a dit Ryan après le revers de 2-1.
Boucher était d'avis que Ryan ne fait que commencer à être récompensé par un jeu amélioré depuis déjà quelques matches. « Quand il est revenu de sa blessure, il jouait tout aussi bien, avec autant d'ardeur, il obtenait autant de chances et il frappait des gars, mais ça ne rentrait pas pour lui. Ce n'était qu'une question de temps », a-t-il dit.
Ryan pense que son club va maintenant « se regrouper pour le match de samedi, personne ne veut perdre l'avantage de la glace, mais il faut maintenant s'assurer d'avoir une série égale 1-1 avant d'aller dans leur amphithéâtre ».