Jean-Gabriel Pageau a porté un «A» sur son chandail à l’occasion la saison dernière, après les départs de Mark Stone et Matt Duchene, et il apprécie la marque de confiance de la direction de l’équipe. «Mais ça ne me change pas en tant que personne. J’essaie de continuer à faire ce que je faisais», précise-t-il.

Des «A» pour Pageau, Borowiecki et Hainsey

La dernière fois que Jean-Gabriel Pageau a porté une lettre sur son chandail à temps plein, il était le capitaine des Olympiques de Gatineau et il avait été échangé à la mi-saison.

On verra au cours des prochains mois si le centre gatinois, qui amorce la dernière année de son contrat avant de pouvoir réclamer son autonomie complète, subira le même sort cette saison. Jeudi à l’ouverture du camp des Sénateurs d’Ottawa, Pageau se réjouissait tout simplement d’être un des trois assistants-capitaine de son club, au même titre que les défenseurs Mark Borowiecki et Ron Hainsey.

« J’ai beaucoup appris par le passé de certains vétérans. [...] Je vais essayer de répéter ça. Sur la glace, c’est juste de travailler le plus fort que je le peux », a-t-il noté, citant les Daniel Alfredsson, Chris Phillips, Chris Neil, Jason Spezza et Erik Karlsson comme modèles.

Autre vétéran de longue date dans l’organisation, Borowiecki se réjouissait de cette nomination pour Pageau. « J’ai grandi avec lui dans le hockey professionnel. J’ai beaucoup d’estime pour lui, comme joueur et comme personne. Son calibre de jeu surpasse son gabarit. Peu de joueurs peuvent en dire autant. Il est un gars spécial à avoir dans le giron de l’équipe », a-t-il noté.

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En attendant

Borowiecki a souligné que lui et les deux autres vétérans savent très bien qu’ils ne portent ces lettres qu’en attendant qu’un pilier de l’équipe plus jeune soit prêt à hériter du titre de capitaine laissé vacant depuis le départ d’Erik Karlsson pour San Jose l’an dernier.

« Je ne pense pas que nous avons un capitaine dans le vestiaire cette année. Alors pourquoi pousser quelqu’un à prendre ce rôle ? Je pense que Thomas (Chabot) et Brady (Tkachuk) vont pouvoir le faire. Ils sont des étoiles dans cette ligue et ils vont être des leaders dans cette ligue également. À ce stade-ci de leurs carrières, avec le chemin qu’ils suivent, pourquoi leur donner ce rôle avec toute la pression supplémentaire qui l’accompagne ? Ce ne serait pas juste pour eux comme jeunes joueurs, il faut les laisser se concentrer sur leur jeu, mettre de l’ordre dans leur maison et ils pourront assumer ces responsabilités quand le moment sera bien choisi », estime Borowiecki.

Chabot pense que c’est la bonne façon de faire les choses. « Ça va être le fun d’apprendre de gars comme Ron, “Boro” et “Pager” (Pageau). Veux, veux pas, pour moi, c’est ma troisième année et c’est la deuxième pour Brady et Colin (White). Le fait de les avoir autour, ça va vraiment nous aider à [...] être prêts quand notre temps va venir », a souligné l’arrière québécois.

Hainsey, l’arrière de 38 ans qui arrive de Toronto, était à prendre un peu avec des pincettes quand il s’est présenté devant les médias locaux pour commenter sa nomination. « J’imagine que ça veut dire que je suis dans les parages depuis trop longtemps. Ça ne change pas grand-chose, tu dois être la même personne jour après jour, gagne ou perds », a-t-il souligné.

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LES SENS EN BREF

Des « A » mérités

Le nouvel entraîneur-chef D.J. Smith (photo)  trouve qu’il est parfaitement logique que l’organisation des Sénateurs se tourne vers Ron Hainsey, qui débarque tout juste dans le vestiaire de son club, pour appuyer Jean-Gabriel Pageau et Mark Borowiecki dans le groupe de leaders de l’équipe. 

« Les deux gars qui étaient à Ottawa l’an dernier le méritent certainement, ils ont vécu les bons et les mauvais moments. Ils peuvent certes aider les plus jeunes à faire la transition pour être compétitifs à nouveau. Ron Hainsey a fait le tour de la ligue, il a gagné une coupe Stanley et il y a une raison pourquoi on l’a amené ici, c’est pour travailler avec nos jeunes défenseurs. Il va pouvoir répondre aux questions des gars dans la chambre, et à celles des médias lors des soirées plus difficiles », a-t-il commenté.

Entre les lignes

  • Smith a fait savoir qu’en plus de Christian Wolanin, l’infirmerie de son club au début du camp accueillera le vétéran attaquant Mikkel Boedker. « Il a une légère blessure à une hanche, il va rater un jour ou deux du camp, mais il devrait revenir bientôt », a-t-il indiqué.
  • Smith a hâte de voir ses joueurs sur la glace vendredi, à compter de 9 h au Centre Canadian Tire, alors que s’amorce son premier camp comme entraîneur-chef. « Je pense que je l’ai mérité, j’ai travaillé longtemps dans la LHOntario, qui est une bonne ligue pour se développer comme entraîneur. Ensuite, j’ai eu quatre années sous Mike (Babcock) pour apprendre la ligue. J’apprends encore chaque jour », a-t-il noté, lui qui se félicite de s’être entouré d’anciens entraîneurs-chefs en Jack Capuano et Davis Payne.