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Le gardien Mads Sogaard arrête Nick Petan, des Marlies, sur un tir de punition en deuxième période du gain de 4-1 des Senators de Belleville dimanche à Toronto.
Le gardien Mads Sogaard arrête Nick Petan, des Marlies, sur un tir de punition en deuxième période du gain de 4-1 des Senators de Belleville dimanche à Toronto.

Départ sur les chapeaux de roue pour Søgaard avec Belleville

Marc Brassard
Marc Brassard
Le Droit
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La compétition pour savoir qui est le gardien d’avenir des Sénateurs d’Ottawa a été rehaussée en fin de semaine avec l’entrée en scène de Mads Søgaard.

Le gardien danois format géant avec ses 6’ 7’’ et 200 livres est sorti de sa quarantaine pour gagner ses deux premiers matches chez les professionnels, menant les Senators de Belleville à des gains de 4-1 dimanche et de 5-3 samedi à Toronto lors de «mini-duels» de la Bataille de l’Ontario contre les Marlies de l’endroit, club-école des Maple Leafs. Il a particulièrement brillé à son deuxième match avec 29 arrêts sur 30 tirs des Torontois, incluant un arrêt (avec l’aide du poteau) sur un tir de punition de Nick Petan, un ancien Leaf.

Choix de deuxième ronde des Sénateurs au repêchage de 2019, Søgaard est revenu en Amérique du Nord après avoir joué dans la ligue pro de son pays cette saison avec l’Énergie d’Esbjerg, vu que son club junior, les Tigers de Medicine Hat, n’ont pas été en opération avant février en raison de la pandémie.

L’entraîneur des Senators Troy Mann l’a lancé dans la mêlée pendant que ses deux gardiens réguliers, Filip Gustavsson et Kevin Mandolese, sont avec Ottawa en l’absence de Matt Murray, de même qu’avec la blessure qui a mis fin à la saison de Joey Daccord. Sa première impression a évidemment été très positive.

«Il a été exceptionnel encore une fois (dimanche), même si notre brigade défensive a bien joué devant lui», a indiqué Mann en visioconférence.


« J’adore à quel point il est calme, sa présence devant le filet. Évidemment à 6’ 7’’ et à quel point il est athlétique, un entraîneur ne peut qu’aimer ça parce que du banc, tu as l’impression qu’il va faire tous les arrêts. »
Troy Mann

«Et en plus, il est surprenant avec son maniement de rondelle, il arrive d’Europe et je sais qu’il a joué dans la WHL (Ligue de hockey de l’Ouest), mais c’est différent dans la Ligue américaine.»

Le cerbère de 20 ans n’a pas participé au Zoom d’après-match de dimanche, mais après sa victoire d’entrée de jeu samedi, il avait indiqué qu’il n’était nullement nerveux de faire ses débuts chez les pros.

«Pas du tout, c’est juste du hockey. Je suis sur la glace et j’ai du ‘fun’. Être en mesure de venir ici et jouer un match déjà. c’est juste amusant. Quand j’alloue un but, ce n’est pas la pire chose. Je pense que je vais survivre à ça», a-t-il lancé.

Ayant joué deux saisons en Amérique du Nord, et s’entraînant en Californie l’été, il n’a pas eu besoin de trop de temps pour retrouver ses repères sur les patinoires plus petites que dans son Danemark natal. «Le hockey est beaucoup plus rapide sur la petite glace. J’ai eu besoin de m’habituer à la vitesse et aux rebonds sur les bandes. J’ai dû me rappeler qu’il y a une zone interdite où on ne peut pas jouer la rondelle, moi qui aime la manier. J’ai dû me le rappeler pendant le match. Mais en général, ça s’est assez bien passé... Les gars ont été bons avec moi, ils ‘pompaient mes pneus’ pendant tout le match», a-t-il ajouté.

Le grand Danois a ajouté qu’il est heureux d’obtenir cet essai lors des derniers matches (il en reste sept autres) de la saison de Belleville. «C’est ici que je veux jouer l’an prochain après m’être mouillé les pieds», a-t-il noté.

Mann, comme un peu tout le monde, est curieux de voir comment l’organisation va départager tous ses gardiens d’avenir. «Søgaard a eu un bon départ, mais ce ne sont que deux matches. Mandolese a eu ses hauts et ses bas, des matches qu’il aimerait ravoir. ‘Gus’ (Gustavsson) s’est amélioré graduellement en trois ans ici, et Daccord a fait belle impression l’an dernier pour nous aider à gagner la division. Ce n’est pas ma décision, mais nos dirigeants doivent bien se sentir avec toute la profondeur que nous avons présentement et la compétition interne que ça amène», estime-t-il.

Le repêchage d’expansion pourrait venir changer la donne, mais avec l’émergence de Gustavsson et Daccord, en plus d’Anton Forsberg qui est arrivé pour brouiller les cartes à travers le ballottage, un qui risque de se retrouver sans chaise quand la musique va arrêter de jouer est Marcus Högberg. Cet ancien «espoir» ne semble plus dans les bonnes grâces du club, même s’il a gagné ses deux derniers départs avant que Gustavsson n’affronte le Canadien samedi lors du revers de 3-2 en prolongation. Il reste à voir quel gardien affrontera les Jets lundi soir dans cette saga inattendue, résultat des ratées de début de saison, puis des blessures de Matt Murray.

Entre les lignes

Parlant de Murray, l’entraîneur-chef D.J. Murray a indiqué samedi avant le match contre Montréal qu’il devrait avoir une idée lundi s’il sera en mesure de revenir au jeu pour un des cinq derniers matches de son club... L’élimination mathématique des Sénateurs samedi ne changera rien à leur motivation pour leurs cinq derniers matches de la saison régulière, pense le défenseur Thomas Chabot. «On ne se concentrait pas là-dessus, on se concentrait à s’améliorer en tant que groupe, à bâtir pour l’année prochaine. On a montré au cours des dernières semaines qu’on est capables de battre et de concurrencer avec toutes les équipes de cette division-ci. L’important pour nous c’est de continuer à bâtir, de finir sur une bonne note pour arriver au camp l’année prochaine et continuer sur cette lancée», a-t-il dit tard samedi soir... Dans leur gain de dimanche à Toronto, les Senators de Belleville ont compté deux buts lors du même désavantage numérique, ceux de Parker Kelly et Joseph LaBate. Le centre Jean-Christophe Beaudin a obtenu deux passes, après ses deux buts de samedi, alors qu’Angus Crookshank et Cole Cassels ont également compté. Logan Brown y est allé d’une passe, sa quatrième en six matches depuis qu’il est revenu d’une blessure au dos.