Dylan DeMelo a été déjoué par une feinte de Brad Marchand, mardi. David Pastrnak a complété le jeu en marquant le quatrième but des Bruins.

DeMelo entend rebondir contre l'Avalanche

Les Sénateurs d’Ottawa ont tenu ce que l’entraîneur-chef Guy Boucher a appelé une « journée de récupération active » mercredi.

Au lendemain d’un revers de 4-1 contre Boston qui mettait fin à une série de trois victoires consécutives, et avant de quitter la capitale pour un séjour dans le Mid-Ouest américain qui commencera avec une escale au Colorado, des piliers comme le gardien Craig Anderson et le centre Matt Duchene ont obtenu congé d’entraînement.

Duchene a aussi pris congé des médias et il faudra donc attendre à jeudi avant de lui parler de son retour à Denver près d’un an après l’échange qui l’a amené à Ottawa. L’attaquant avait affronté l’Avalanche à deux occasions immédiatement après la transaction, sauf que c’était à Stockholm, en Suède.

Victimes à nouveau d’une performance dominante du premier trio des Bruins mené par les deux buts et deux passes de David Pastrnak, les Sénateurs n’auront pas trop de 48 heures pour se préparer à affronter les anciens Nordiques qui ont eux aussi une ligne infernale, celle de Nathan MacKinnon entre Gabriel Landeskog et Mikko Rantanen. Ils totalisaient 43 points à eux trois avant d’affronter le Lightning mercredi soir.

Ridiculisé à un contre un par Brad Marchand sur le quatrième but des Bruins réussi par Pastrnak, le défenseur Dylan DeMelo avouait après la pratique optionnelle de mercredi au Centre Canadian Tire qu’il doit rebondir et ne pas se laisser décourager par son passage dans les faits saillants pour une mauvaise raison.

« Il (Marchand) est un joueur de classe mondiale qui a fait une feinte de niveau mondial, ça arrive. Comme défenseur, tu es exposé aux meilleurs joueurs plus souvent. Je pensais pouvoir mettre mon bâton sur la rondelle et dans une telle situation, tu dois soit jouer la rondelle ou le corps et je n’ai obtenu aucun des deux. Je dois apprendre de ça. À San Jose, je ne jouais pas souvent contre les meilleurs trios, c’est un apprentissage pour moi aussi. Tu apprends et tu enterres ça parce que sur une saison de 82 matches, tu vas te faire déjouer à l’occasion. Il faut passer à autre chose », a indiqué l’arrière acquis des Sharks dans l’échange d’Erik Karlsson, faut-il le rappeler.

DeMelo connaissait un bon début de saison, comme le reste de sa nouvelle équipe d’ailleurs. Il menait la LNH pour le différentiel jusqu’à tout récemment, mais après son moins-2 de mardi, ce n’est plus le cas (à plus-6, il a été doublé par Landeskog, qui est à plus-12).

« J’ai commis un revirement sur le premier but, et j’ai bien rebondi par la suite. Je jouais assez bien dans l’ensemble, j’ai juste commis deux erreurs coûteuses. Il faut être fort mentalement, ça n’ira pas toujours comme tu le veux. Tu peux connaître un excellent match, mais une rondelle peut te frapper et rentrer dans le but. Comment vas-tu réagir à ça ? Je suis peut-être resté debout un peu plus tard hier soir en pensant à ça, mais la bonne chose, c’est de pouvoir revenir à l’aréna pour travailler là-dessus et t’améliorer le lendemain », ajoute DeMelo.

Boucher estimait que c’était une bonne leçon, pour lui comme pour ses autres jeunes défenseurs. « On en parle depuis le début de l’année, c’est notre plus gros défi, avoir des gars capables d’affronter les meilleurs joueurs adverses. À long terme, je suis convaincu à 100 % que nous développons des gars qui pourront le faire. En l’absence de (Cody) Ceci, on a essayé plusieurs gars, qui ont eu plus de minutes contre les meilleurs. Ça ne veut pas dire qu’ils sont tous prêts à le faire maintenant », a souligné Boucher.

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Mark Borowiecki

BOROWIECKI SUSPENDU POUR UN MATCH

Pas plus tard que lundi, Mark Borowiecki racontait comment il aurait souhaité que le préfet de discipline George Parros impose une suspension à Brendan Gallagher, du Canadien, pour lui avoir assené un dangereux double-échec à la tête, mais il ne s’était pas plaint directement à lui lors de son passage dans le vestiaire des Sénateurs.

Deux jours plus tard, le hasard faisant drôlement les choses, Borowiecki a eu une audience téléphonique auprès de ce même Parros pour avoir donné un coup d’avant-bras/coude à la tête de la recrue des Bruins Urho Vaakanainen, un défenseur de 19 ans, en première période du match de mardi soir au Centre Canadian Tire. Ce dernier a quitté la rencontre après la période, ayant subi une commotion cérébrale.

En fin de journée, la LNH a annoncé que l’arrière des Sénateurs écopait d’un match de suspension pour ce geste. Il ratera donc le match de vendredi au Colorado et son salaire sera amputé d’une somme de 6451,61 $ qui ira au Fonds d’assistance d’urgence des joueurs. La vidéo explicative indique que même si le joueur a plaidé qu’il cherchait seulement à protéger l’enceinte de son filet sur le jeu, il demeure responsable d’avoir frappé l’adversaire à la tête de façon dangereuse.

« J’étais dans cette mêlée et je n’ai pas vu le joueur des Bruins arriver. Je ne pense vraiment pas que ça mérite une suspension. Ça arrive souvent dans un match, tu ne fais que réagir en essayant de repousser les joueurs qui foncent sur ton gardien », a confié au Droit l’attaquant Magnus Paajarvi, qui aurait atteint Vaakanainen lui-même avec un coup de coude si Borowiecki ne l’avait pas frappé en premier.

L’entraîneur-chef Guy Boucher, comme toujours lorsqu’il y a des cas qui se retrouvent devant le département de la sécurité des joueurs, s’est fait avare de commentaire avant de connaître le verdict.

« On va voir, on va laisser le processus suivre son cours. Je ne me stresse pas avec ces choses-là, j’ai rarement raison de le faire. Je fais mon travail, je laisse la ligue faire le sien. Je n’ai jamais de commentaires là-dessus, le jeu se déroule vite, il faut composer avec les répercussions après, que ton joueur soit impliqué d’un côté ou de l’autre »,
a-t-il dit.

Après le match de mardi, son vis-à-vis Bruce Cassidy a qualifié le coup de « coude qui revole ». « Je ne suis pas dans le feu de l’action, mais pour moi, ça semblait intentionnel. Il a vu le joueur venir. Mais ce n’est pas ma décision. C’est malheureux pour Urho parce qu’il a une commotion. En fin de compte, ce sont des gens plus hauts que moi qui vont décider si ça mérite une suspension ou non », a-t-il souligné.

Borowiecki, qui n’a pas commenté avant d’offrir sa version à Parros, n’a été suspendu qu’une fois en carrière, pour deux matches en décembre 2016 quand il avait frappé par-derrière l’attaquant Tyler Toffoli, des Kings de Los Angeles.