Tout comme son directeur général, Dylan DeMelo ne souhaite pas discuter publiquement des négociations qui entourent son contrat. « Nous allons tous voir avant ou après la date limite des échanges ce qui va se passer », a-t-il dit.

DeMelo adopte l’omerta de Dorion

Habituellement fort volubile avec les différents représentants des médias, le défenseur Dylan DeMelo s’est fait très discret mercredi quand il s’est fait demander s’il y avait du nouveau avec sa situation contractuelle.

Un des 10 joueurs autonomes sans compensation potentiels des Sénateurs, DeMelo a ni plus ni moins adopté la loi du silence du directeur général Pierre Dorion, qui cache bien son jeu à l’approche de la date limite des transactions du 24 février. Ça pourrait être interprété comme un signe que des négociations ont été amorcées en coulisses avec son agent, Brian MacDonald.

« Je ne vais probablement rien dire au sujet [de négociations] jusqu’à ce que tout soit fait. Elles devraient être privées, en tout cas. C’est l’approche à préconiser, je pense, a-t-il déclaré lors d’une mêlée de presse après l’entraînement de mercredi. Nous allons tous voir avant ou après la date limite des échanges ce qui va se passer. »

Il est dans le même bateau que Jean-Gabriel Pageau et Mark Borowiecki, des joueurs locaux fort appréciés dans la région et dans le vestiaire. Mais les Sénateurs ont également des décisions à prendre avec leurs autres joueurs autonomes, Tyler Ennis, Vladislav Namestnikov, Ron Hainsey et Craig Anderson en particulier, alors que l’intérêt pour Scott Sabourin, Cody Goloubef et Mikkel Boedker est probablement inexistant.

« C’est certain que c’est dans nos pensées, nous sommes tous des êtres humains en fin de compte, et on aimerait que quelque chose se fasse ou savoir où tu cadres [dans l’organisation]. Mais il faut être un professionnel et contrôler ce que tu peux contrôler, se concentrer sur les entraînements et les matches, aider cette équipe à gagner des matches. C’est mon approche », a indiqué DeMelo.

« On en parle certainement entre nous. Mais on ne va pas trop profondément dans les intentions de tout un chacun. Il faut laisser les choses aller et que ça ne devienne pas plus important que ça l’est. Nous sommes tous à des endroits différents et nous sommes plusieurs, mais tout le monde est bien traité ici et ce n’est pas une distraction dans le vestiaire », a-t-il ajouté.

Ottawa, pas si pire

L’arrière acquis de San Jose dans l’échange d’Erik Karlsson a critiqué un sondage mené récemment par L’Athlétique auprès d’agents de joueurs qui a établi Ottawa comme la deuxième pire destination de la LNH, tout juste après Winnipeg.

Le gardien Craig Anderson, qui en est à sa neuvième campagne dans la capitale, abondait dans le même sens.

« Mon cœur et mon âme sont avec notre base de partisans, l’organisation et les gars dans ce vestiaire. Si quelque chose devait arriver [comme un échange], ce serait une transition difficile à faire. On va voir, je ne veux pas spéculer, on va traverser ce pont quand on va y arriver et si ça se produit, ce sera une journée triste pour moi », a-t-il noté, réitérant ses commentaires avec le Droit plus tôt cette semaine.

« Il y a beaucoup de bonnes choses à Ottawa et ce n’est pas juste envers la communauté que quelqu’un fasse de tels commentaires sans être ici », a-t-il souligné pour défendre la capitale.