David Pastrnak a marqué deux buts et récolté deux aides dans la victoire des Bruins face aux Sénateurs.

Défaite des Sénateurs face aux Bruins

Pour tenter de contenir ce qu’il considère comme «la meilleure ligne de la LNH», Guy Boucher a formé un trio complètement défensif mardi soir.

Zack Smith, Magnus Paajarvi et Tom Pyatt se sont bien acquittés de leur tâche à cinq contre cinq, mais Boucher n’a pas été capable de toujours les envoyer sur la glace contre Patrice Bergeron et ses dangereux compères, Brad Marchand et David Pastrnak.

Celui qui est surnommé Pasta y est allé de deux buts et deux passes, alors que Bergeron y allait d’un but et deux passes tandis que la peste Marchand se contentait d’une mention d’assistance, mais toute une, pour mener les Bruins à un sixième gain de suite contre les Sénateurs d’Ottawa, 4-1 devant 15 265 amateurs au Centre Canadian Tire.

Mince consolation, huit points, c’était quand même moins que les 11 que le trio avait amassé dans un gain de 6-3 lors du troisième match de la saison à Boston.

Les Sénateurs ont connu une bonne deuxième période, contrairement à leurs mauvaises habitudes de la saison dernière, et ils semblaient avoir pris l’ascendant sur cette rencontre quand Thomas Chabot a compté en avantage numérique pour créer l’égalité 1-1 en fin d’engagement. Il a réussi un superbe tir sur réception, avec un genou sur la glace en prime, sur la passe de Bobby Ryan pendant que Zdeno Chara était au cachot pour avoir donné un petit double échec à Mark Stone.

De retour dans l’alignement, la recrue Alex Formenton a cependant commis une erreur qui a ouvert la porte aux Bruins, retenant un joueur bostonnais à leur ligne bleue. Une trentaine de secondes plus tard, les locaux se sont fait prendre avec un joueur en trop sur la patinoire, et Boston en a profité : à peine quatre secondes plus tard. Grâce à une mise au jeu gagnée par Patrice Bergeron, David Pastrnak refilait à David Krejci, dont le tir sur réception a atteint une cage béante, le gardien Craig Anderson ayant perdu l’équilibre en voulant effectuer son déplacement.

Bergeron a amorcé la troisième en faisant dévier le tir de Pastrnak sur l’attaque à cinq, puis ce dernier, qui avait ouvert le pointage au premier engagement en s’amenant dans l’enclave pour battre Anderson d’un tir vif, a brisé les reins des locaux en complétant une belle manœuvre de Marchand, qui s’est moqué de Dylan DeMelo à un contre un avant de lui refiler la rondelle.

«Le match s’est joué là. Je pense que nous avons eu une excellente deuxième période, nous étions agressifs et rapides. On se défendait bien et on méritait ce but en avantage numérique... Le but à cinq contre trois puis l’autre en début de troisième, c’était difficile de s’en remettre. Et le quatrième but nous a tués», analysait Boucher après le match.

Chabot, qui récoltait un troisième but et un 10e point cette saison, abondait dans le même sens: «Si on regarde le match, il y a une couple de rebonds qui ne sont pas venus de notre bord... Le trio de Bergeron compte leurs buts, c’est aussi simple que ça», a-t-il noté.

Le gardien des Bruins Tuukka Rask a été solide face aux 39 tirs des locaux, dont plusieurs obtenus en avantage numérique. Il a aussi obtenu de l’aide de son défenseur Brandon Carlo, qui a dégagé des rondelles derrière lui à deux reprises pour empêcher des buts des Sénateurs.

«Je lui ai dit qu’il ne se retrouvera pas dans les faits saillants chaque soir. D’ailleurs, il s’est retrouvé dans les faits saillants pour les mauvaises raisons, lors de notre match précédent. Il m’a vraiment sauvé le derrière, ce soir. Je devrai lui payer un souper, c’est clair», a dit Rask, qui revenait devant le filet après deux matches sur le banc.

Ottawa (4-3-1) termine ce séjour à domicile de cinq parties avec trois gains et deux défaites. Les hommes de Guy Boucher se rendront maintenant à Denver pour y affronter l’Avalanche du Colorado vendredi, avant de se rendre à Las Vegas et Phoenix par la suite.

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UNE BATAILLE D'UNITÉS SPÉCIALES

Dans un match où le trio qu’il avait la tâche de surveiller s’est partagé une récolte de huit points, Zack Smith n’a été sur la glace pour aucun but des Bruins. Idem pour ses compagnons de ligne Tom Pyatt et Magnus Paajarvi.

Le hockey peut être un sport bizarre parfois.

«Notre but était de les blanchir. En même temps, ils nous ont donné quelques chances de marquer et nous n’avons pas su en profiter, a raconté Smith après le revers de 4-1 des siens. Ça fait mal pour ça. Mais à cinq contre cinq, on a bien fait contre eux. Ce n’était pas un match de 4-1, c’était une bataille d’unités spéciales et ils ont été meilleurs à ce jeu.»

Le vétéran a dû lâcher les gants devant Marchand qui s’est porté à la défense de son coéquipier Matt Grzelcyk en fin de deuxième période quand Smith l’a plaqué solidement. «Ça m’a surpris, mais c’est bien de sa part de vouloir protéger son coéquipier. Je pense que ma mise en échec était bien légale, j’étais arrêté 10 pieds avant que je le frappe... J’étais heureux que ce soit lui et non (Zdeno) Chara», a-t-il ajouté.

Marchand n’a pas trop abordé le sujet après coup, préférant parler de la performance de David Pastrnak. «Il est juste en train d’atteindre sa pleine maturité. En ce moment, il est clairement au-dessus de la mêlée. Il est capable de lire le jeu mieux que quiconque. Si vous trouvez qu’il est agréable à regarder, je vous dirai qu’il est encore bien plus agréable de jouer avec lui», a-t-il dit.

Le gardien Craig Anderson était frustré pour sa part d’avoir perdu l’équilibre sur le but vainqueur de David Krejci à cinq contre trois en fin de deuxième. «Ça va arriver, un patin qui ne mord pas dans la glace. C’est plate que ça arrive alors que je suis la dernière ligne de défense. C’est une malchance, on n’y peut plus rien», a-t-il souligné.