Ray Emery s’est noyé dimanche matin.

Décès d’Emery: une «mésaventure»

La police de Hamilton rejette déjà la thèse criminelle pour expliquer le décès de l’ancien gardien des Sénateurs d’Ottawa, Ray Emery.

« À ce stade de l’enquête, nous croyons qu’il s’agit d’une simple mésaventure », a indiqué le porte-parole du corps policier, l’enquêteur Marty Schullenberg.

Emery, qui était âgé de 35 ans, s’est noyé dans le port de Hamilton, tôt dimanche matin. Au terme d’une soirée passée entre amis, dans un bateau accosté, il aurait décidé de sauter à l’eau pour nager.

Il n’est jamais remonté à la surface. Les services d’urgence ont retrouvé son corps, plusieurs heures plus tard, à une vingtaine de mètres de l’endroit où on l’a vu pour la dernière fois.

Les témoignages d’anciens coéquipiers et adversaires ont continué d’affluer, lundi.

Nombreux sont ceux qui ont voulu rendre hommage au gardien ontarien qui a disputé 287 parties dans la LNH, entre 2003 et 2015.

« Ray faisait ce qu’il voulait, dans la vie. Il n’était pas une mauvaise personne, contrairement à ce que certains ont pu penser. Il aimait sa vie et il en profitait au maximum », a raconté Chris Phillips sur les ondes de TSN 1200.

En tant que membre du trio de leadership des Sénateurs, Phillips a eu « plusieurs conversations sérieuses » avec Emery au sujet de ses écarts de conduite à l’extérieur de la patinoire.

« J’étais un jeune père de famille, à l’époque, et Ray était extraordinaire avec mes enfants. Il avait toujours du temps à leur consacrer. Il aimait les partisans, aussi. Il riait tout le temps. Quand il enfilait ses jambières, il devenait un des joueurs les plus compétitifs de toute notre ligue. »

Le gardien québécois Martin Biron, qui a déjà été obligé de se bagarrer avec lui lors d’un mémorable match opposant les Sénateurs aux Sabres, peut en témoigner.

« Je savais que des coups allaient être lancés dès que la rondelle allait être remise en jeu, alors je me suis simplement approché et Ray s’est dirigé vers moi. Quand il a retiré son masque, il souriait comme un gars qui savait qu’il n’allait faire qu’une bouchée de moi, s’est rappelé le gardien maintenant âgé de 40 ans. Il savait qu’il pouvait me battre avec une main derrière le dos et c’est pas mal ce qui s’est passé », a-t-il raconté à la Presse Canadienne.

Paul sous contrat
Par ailleurs, l’attaquant Nick Paul obtiendra une dernière chance de prouver ce qu’il peut faire aux dirigeants des Sénateurs d’Ottawa. À 23 ans, il vient de parapher un nouveau contrat d’une saison. Il s’agit d’un pacte à deux volets. Paul touchera 80 000 $US s’il retourne dans la Ligue américaine. Il touchera le salaire minimum permis, 650 000 $US, s’il parvient à se tailler un poste dans la Ligue nationale. Paul a souvent déçu ses patrons au cours des dernières années. Il a cependant trouvé un moyen de compléter l’année en force, avec 14 points à ses 16 dernières parties avec les Senators de Belleville.