Erik Karlsson n’est pas parvenu à déjouer son ancien coéquipier Craig Anderson lors de sa visite à Ottawa.

Décembre, mois défensif pour les Sénateurs?

Les Sénateurs d’Ottawa ont connu une très bonne semaine. Contre Erik Karlsson et les Sharks de San Jose, samedi après-midi, ils ont gagné un troisième match consécutif.

C’était la deuxième fois, seulement, que l’équipe parvenait à coller trois victoires, cet automne.

On serait naturellement portés à croire que l’équipe a commencé à redresser la barre mardi soir, à Philadelphie, contre les Flyers.

Guy Boucher nous corrige rapidement. Selon l’entraîneur-chef, les choses ont commencé à changer, 24 heures plus tôt. Ses protégés ont commencé à montrer des signes encourageants lundi soir, au Madison Square Garden, dans une partie où ils ont été battus par les Rangers de New York.

« L’engagement collectif envers la défensive est meilleur, en ce moment. Ce n’est pas un hasard. C’est l’objectif que nous avons établi pour la suite des choses », fait-il valoir.

Un objectif nécessaire, il va sans dire.

Après 27 matches, les Sénateurs présentent une moyenne de 3,63 buts marqués par partie. Ils occupaient dimanche matin le troisième rang dans la Ligue nationale, à ce chapitre, derrière le Lightning de Tampa Bay et l’Avalanche du Colorado.

Ils présentent aussi une moyenne de buts alloués de 4,04. Ça leur vaut, sans surprise, le dernier rang.

Si Boucher ne trouve pas une façon de resserrer la défensive, son équipe pourrait bien fracasser un record pour le plus grand nombre de tirs au but alloués dans une saison de 82 parties.

Pas de panique, plaide-t-il. Le processus suit son cours.

« En début de saison, nous avons travaillé sur l’attaque. C’était voulu. Nous voulions développer la confiance de notre jeune formation. »

« À compter de maintenant, nous allons travailler sur notre défensive tout en misant sur notre profondeur. Nous allons utiliser davantage nos quatre trios. Samedi, contre les Sharks, le trio de Zack Smith nous a marqué un gros but. Celui de Chris Tierney a été très actif : Mikkel Boedker a récolté quatre points ! C’est énorme ! Ça enlève un peu de pression sur les épaules de Matt Duchene et Mark Stone. C’est très positif. »

Les résultats ne se manifestent pas à tous les niveaux.

Les Sénateurs ont continué de se faire bombarder de tirs dans la dernière semaine. Ils ont quand même alloué 135 lancers à leurs adversaires, durant les quatre « bons » matches qui viennent d’être joués.

Samedi, Karlsson a décoché neuf lancers vers la cage défendue par Craig Anderson. Le vétéran gardien d’Ottawa a réussi à tous les repousser, tandis qu’il jouait un de ses meilleurs matches de l’année.

Andy ! Andy ! Andy !

Anderson a fait face à 853 lancers depuis le début de la saison. Il devançait hier matin son plus proche poursuivant par plus de 100 tirs.

Samedi, le vétéran de 37 ans a récolté le fruit de ses efforts. Après un gros arrêt, au troisième tiers, les partisans se sont mis à spontanément scander son nom.

« C’est quelque chose que j’adore ! Ça me fait toujours sourire, même si je fais tout en mon possible pour ne pas que ça paraisse, a-t-il expliqué après coup. Quand j’ai entendu les partisans crier mon nom, après ce gros arrêt... J’ai eu des frissons. Ça fait toujours chaud au cœur de sentir que nos partisans sont présents et engagés. »

Il ne pourra pas jouir de l’appui de la foule lors de son prochain départ, mardi, au Centre Bell.

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ENFIN, UN PREMIER BUT POUR BEN HARPUR

Ben Harpur essayait de ne pas trop y penser. Il avait joué 59 matches dans la LNH sans réussir à marquer un seul petit but.

« C’était toujours là, quelque part, dans le fond de ma tête », explique le défenseur de 23 ans.

Un souci de moins, alors. Dans le match numéro 60 de sa carrière, samedi, Harpur a enfin réussi à placer une rondelle dans un filet adverse. Le gardien des Sharks, Martin Jones, lui a offert un premier cadeau des Fêtes, en ce premier jour de décembre.

« Je ne me retrouve pas souvent en position de contribuer aux succès à l’attaque. On m’envoie rarement sur la glace lorsqu’il y a une mise en jeu en zone adverse. Je ne participe jamais à l’attaque massive. Je sais que je suis d’abord et surtout considéré comme un joueur défensif », estime-t-il.

« Marquer ce premier but me fera quand même beaucoup de bien. Ça va me libérer. C’est bête, mais j’aurai l’esprit plus tranquille, sur la glace, à compter de maintenant. »

Harpur n’a pas eu le début de saison le plus facile. Il a passé de longues semaines sur la liste des joueurs blessés.

Une belle opportunité s’offre maintenant à lui. De retour en santé, il doit démontrer qu’il est capable d’affronter les meilleurs attaquants adverses sur une base régulière.

« Depuis le jour où il a récupéré sa place, il fait sentir sa présence, note son bon ami, le capitaine Mark Stone. Personne ne pourra lui reprocher de manquer d’intensité. Il a transmis son énergie à toute l’équipe quand il a jeté les gants, mardi soir, à Philadelphie. Quand Ben joue de cette manière, toute l’équipe se sent un peu plus forte. »