À la barre de l'Avalanche, Patrick Roy est en train de faire mentir l'adage voulant que les meilleurs joueurs ne font pas les meilleurs entraîneurs.

De la visite Roy-ale chez les Sénateurs

Après un gros match samedi soir à Montréal, les Sénateurs en auront un autre tout aussi important dimanche alors que l'Avalanche du Colorado effectuera sa première visite dans la capitale depuis le mois d'octobre 2011, mais surtout sa première avec Patrick Roy à sa barre.
Le gardien membre du Temple de la renommée n'est pas un entraîneur recrue comme les autres, étant donné ses lettres de créance devant le filet du Canadien et de l'Avalanche. Il a remporté quatre coupes Stanley (deux avec chaque club), en plus d'être le récipiendaire du trophée Conn-Smythe de joueur le plus utile des séries à trois reprises.
Gagnant du trophée Vézina de meilleur gardien trois fois également, il a de fortes chances de succéder à Paul MacLean, des Sénateurs, pour le trophée Jack-Adams d'entraîneur de l'année dans la LNH cette saison, alors que la jeune équipe dont il a hérité, 29e au classement la saison dernière, est installée au deuxième rang de la puissante division Centrale.
MacLean, pour un, est fort impressionné de voir ce que Roy a accompli à son entrée dans le circuit Bettman.
«Sachant comment c'est difficile à faire, oui, c'est très impressionnant. Ils sont très constants depuis le début de l'année. L'équipe est jeune et elle joue de façon beaucoup plus d'assurance que par le passé, et une des grandes raisons, à mon avis, c'est son travail et son leadership... Est-ce qu'il est un favori pour le Jack-Adams? Ce n'est pas à moi de décider. Il y a 29 autres bons entraîneurs dans cette ligue», a-t-il confié au Droit.
Briser le moule
Roy est en train de faire mentir l'adage voulant que les meilleurs joueurs ne font pas les meilleurs entraîneurs, les expériences ratées de grands noms comme Wayne Gretzky et Maurice Richard n'étant que deux exemples. «Il est en train de briser ce moule. Quand vous êtes un joueur d'exception, vous voyez le jeu différemment que les joueurs moins doués. Tous les joueurs apprennent les choses à un rythme différent. Patrick est un des rares gardiens à être devenu un entraîneur, la plupart deviennent des analystes à la télévision. Mais il a fait ses classes dans la LHJMQ (huit saisons avec les Remparts de Québec) et il a été capable de transposer ce qu'il a appris là dans la LNH», a ajouté MacLean.
Beau-père de l'ancien défenseur des Sénateurs André Benoit, qui a signé un contrat avec l'Avalanche l'été dernier, l'entraîneur des gardiens Rick Wamsley n'a pour sa part entendu que de bonnes choses.
«[Benoit] aime ça là-bas, il est traité de façon très juste. L'équipe gagne, c'est la meilleure indication que les choses vont bien. Ce n'est pas surprenant, j'ai parlé souvent à Patrick quand il était à Québec et il faisait bien les choses dans le junior. Ça reste impressionnant ce qu'il a fait avec ce jeune club», a indiqué Wamsley.
Benoit, qui avait refusé une offre d'un contrat à deux volets des Sénateurs l'été passé, cinq buts et 18 passes à sa fiche en 64 parties cette saison et il est utilisé en moyenne plus de 20 minutes par match.
Le match de dimanche permettra aussi à l'ex-Olympique Maxime Talbot de revenir dans le coin dans un nouvel uniforme, lui qui a été échangé à l'Avalanche par les Flyers en début de campagne. En 54 parties, il a six buts et 19 points à sa fiche, lui qui est devenu père il y a deux semaines d'un fils prénommé Jaxson.