Rasmus Dahlin a déclaré lors d’une entrevue télévisée qu’il aime regarder Erik Karlsson jouer.

Dahlin admirera Karlsson de Buffalo

Avant d’apprendre que le sort avait décidé qu’il deviendrait un membre des Sabres de Buffalo, Rasmus Dahlin a déclaré lors d’une entrevue télévisée qu’il « aime regarder plusieurs excellents joueurs (dans la LNH), mais j’aime regarder Erik Karlsson surtout ».

Maintenant qu’il est acquis qu’il n’endossera pas l’uniforme des Sénateurs d’Ottawa, qui ont été les grands perdants de la loterie de samedi soir où ils ont dû se contenter d’obtenir le quatrième choix au prochain repêchage de juin à Dallas, il faut se demander quel impact cela aura sur le dossier du capitaine de l’équipe.

On ne saura jamais si l’arrivée du jeune défenseur suédois de 18 ans dans la capitale nationale aurait eu comme effet d’inciter les dirigeants des Sénateurs à écouter encore plus les offres pour leur super-vedette qui a déjà fait l’objet de rumeurs de transaction l’hiver dernier.

À l’inverse, on peut se demander si le fait que les Sénateurs n’obtiendront pas le « prochain Karlsson » – même si Dahlin est surtout considéré comme une version un peu plus complète de Victor Hedman, du Lightning – va les inciter à délier les cordons de la bourse pour conserver les services du double récipiendaire du trophée Norris de meilleur défenseur de la LNH. Karlsson, faut-il le rappeler, n’a plus qu’une saison à écouler à son contrat avant de pouvoir devenir joueur autonome sans compensation, et il sera éligible à signer une prolongation de contrat après le 1er juillet prochain.

« Si on avait eu le premier choix, ça n’aurait rien changé. Si on sélectionne un défenseur avec le quatrième choix, ça n’aura pas d’impact sur Erik Karlsson, comme ça ne changera rien pour Matt Duchene ou Mark Stone si on sélectionne un attaquant », a commenté le directeur général Pierre Dorion en réponse à une question du Droit, en entrevue téléphonique samedi soir. Comme mentionné lors de son point de presse de fin de saison, il entend toujours négocier avec le clan Karlsson quand il en aura le droit.

Duchene est dans le même bateau que Karlsson, éligible à signer une prolongation de contrat après le 1er juillet, tandis que Stone est un joueur autonome avec compensation cet été.

Dans l’échange à trois clubs qui a amené Duchene à Ottawa, les Sénateurs ont cédé un choix de première ronde, mais celui de 2018 était protégé au cas où il ferait partie de la loterie. Dorion a déjà laissé entendre samedi qu’il entendait conserver ce choix, ce qui fait que le Colorado obtiendra leur première sélection de 2019.

Concernant Dahlin, Dorion a indiqué que « tout le monde est d’accord qu’il va être un très bon joueur. Mais le premier choix n’est pas toujours le meilleur joueur d’un repêchage. Il a réalisé de belles choses à 17-18 ans, Les choses peuvent changer, on va tenter de repêcher le meilleur joueur possible. Qu’il soit un attaquant ou un défenseur, je suis convaincu que le joueur qu’on va sélectionner va nous aider offensivement, peut-être dès la saison prochaine ».

Plus tôt cet hiver, Karlsson avait dit au site hockeysverige.se au sujet de Dahlin, issu de la formation suédoise de Frolunda comme lui : « Je pense qu’il n’y a pas de comparaison à faire parce qu’il est bien meilleur que je l’étais à cet âge. Si vous regardez où il est rendu, je n’étais pas la moitié aussi bon que lui peut l’être maintenant », a dit Karlsson, qui jouait au niveau junior en Suède lors de son année de repêchage, en 2008.

Les Sénateurs auront maintenant Dahlin dans leur propre division pour au moins sept ans, et ils devront probablement se rabattre sur un des trois attaquants qui sont considérés comme les meilleurs espoirs après lui, les Andreï Svechnikov, Brady Tkachuk et Pavel Zadina, après que les Hurricanes de la Caroline et le Canadien de Montréal auront effectué leurs sélections.

Dorion dit qu’il « aime encore beaucoup » Boucher

L’évaluation de Guy Boucher se poursuit et s’il faut en croire le DG Pierre Dorion, ce n’est pas dès cette semaine que son cas sera réglé.

En marge de la loterie de samedi soir à Toronto, Dorion a révélé qu’il rencontrera son entraîneur-chef lundi afin de lui donner la chance d’élaborer «sur les façons qu’il pourrait être meilleur» à la barre du club s’il demeure en poste pour honorer la troisième année de son contrat.

«Je pense encore que Guy Boucher est un excellent entraîneur qui a fait du bon travail lors des deux dernières années. Mais comme nous avons terminé au 30e rang sur 31 équipes, il fallait procéder à une évaluation de toute notre organisation. Nous l’avons fait au niveau des joueurs au cours des dernières semaines, maintenant nous allons asseoir à nouveau avec Guy, que j’aime encore beaucoup», a-t-il ajouté.

À son point de presse de fin de saison, Dorion avait laissé entendre qu’il s’attendait à ce que son entraîneur dirige plus de séances d’entraînement, ne voulant plus entendre son mantra à l’effet que le «repos est une arme». Il tient aussi à ce qu’il soit plus ouvert à l’idée d’utiliser et développer des jeunes joueurs plutôt que de faire confiance à des vétérans.

Dorion a indiqué qu’il sera accompagné de son adjoint Randy Lee lors de cette rencontre, alors que le propriétaire et président du club, Eugene Melnyk, «ne se mêle pas de ça, il me laisse faire mon travail», dit-il.

Quelques autres formations de la LNH ont décidé de garder leurs entraîneurs-chef après des décevantes saisons, mais ont décidé de limoger certains de leurs adjoints, comme le Canadien qui a remercié Jean-Jacques Daignault et Daniel Lacroix pour embaucher Dominique Ducharme. À Ottawa, plusieurs spéculent sur l’avenir des adjoints de Boucher, Marc Crawford, Martin Raymond et Rob Cookson. «Je laisse toujours mon entraîneur choisir ses assistants», assure Dorion, qui a confirmé que les trois adjoints de Boucher (ainsi que l’entraîneur des gardiens Pierre Groulx) sont sous contrat pour la saison prochaine eux aussi.

Le club tiendra sa réunion des dépisteurs amateurs pour dresser une liste finale à compter du 7 mai à Ottawa.