L'attaquant vedette Sidney Crosby avoue que la convalescence suivant une commotion cérébrale est un bon test pour la patience.

Crosby comprend l'enfer que vit MacArthur

Clarke MacArthur a raté un 122e match pour cause de commotion cérébrale lors des deux dernières années lundi soir à Pittsburgh.
Un joueur qui peut comprendre l'enfer qu'il vit alors que l'attaquant des Sénateurs espère toujours effectuer un retour au jeu dans les prochaines semaines est certes Sidney Crosby, le capitaine des Penguins qui en a manqué 107 réparties sur deux saisons en 2011 et 2012 en raison de blessures à la tête et au cou.
Ayant encore raté six parties en début de saison quand il a été ébranlé lors d'une collision lors d'un entraînement à la fin du camp d'entraînement, Crosby sympathisait avec son ancien coéquipier d'Équipe Canada lors du Championnat mondial junior de 2005 à Grand Forks, au Dakota du Nord.
«Ce n'est pas facile, ça teste ta patience. Dans son cas, il l'a déjà vécu. C'est un processus difficile et je lui souhaite de revenir bientôt. Je ne lui en ai pas parlé même si on se connaît un peu, ayant joué au Championnat mondial junior ensemble. Tout le monde a des symptômes différents et traverse des choses différentes. Il a eu plusieurs commotions, c'est encore plus une raison d'être intelligent et de faire attention, de s'assurer qu'il est prêt avant de revenir», a raconté Crosby quelques heures avant d'affronter les Sénateurs lundi.
Exemple encourageant
La super-vedette des Penguins est certes un cas encourageant pour MacArthur, victime de quatre commotions en 18 mois. Il a retrouvé tous ses moyens après avoir craint à un moment donné que sa carrière soit compromise. Après un lent départ la saison dernière, il a mené les Penguins à leur conquête de la coupe Stanley en étant nommé récipiendaire du trophée Conn-Smythe de joueur le plus utile des séries. 
Il a enchaîné en aidant le Canada à gagner la Coupe du Monde cet automne, et il a continué sur la même cadence cette saison malgré son absence de la mi-octobre alors qu'avant les parties d'hier, il était à égalité avec Patrick Laine au sommet des buteurs de la LNH avec 16, en plus d'être premier pour la moyenne de point par match (1,37).
«C'était une de ces choses qui arrivent, c'est un sport où il y a des contacts physiques et il y a de bonnes chances que ça t'arrive à un moment donné. C'était un peu une malchance que ça arrive lors d'une pratique, j'étais heureux que ça n'ait pas duré longtemps et que j'ai pu revenir assez vite. Tu essaies de ne pas regarder trop loin en avant, mais j'ai été encouragé de me sentir assez bien peu après que ce soit arrivé», a noté Crosby.
L'entraîneur adjoint des Penguins Jacques Martin, l'ancien pilote des Sénateurs et des Canadiens, mentionnait en entrevue avec Le Droit qu'une des principales raisons qu'il n'y a pas eu de «mal de tête d'après-coupe Stanley» en ce début de campagne à Pittsburgh est justement que les vedettes de l'équipe produisent à un train d'enfer.
«On a une bonne équipe avec très peu de changements, on n'a perdu qu'un défenseur en Ben Lovejoy. On a une bonne fiche, mais on aimerait améliorer notre constance de match en match, c'est un effet d'avoir gagné la coupe. Ça semble se replacer. Nos joueurs d'élite ont très bien produit, c'est plus le groupe du milieu qui a été un peu plus lent à démarrer. Crosby, (Evgeny) Malkin et (Phil) Kessel ont une très bonne production, il s'agit de reprendre la même intensité de match en match», a noté Martin.
Les trois gros canons des Penguins avaient respectivement 26, 25 et 24 points avant d'affronter les Sénateurs.
Un 2e match pour Englund
Marc Méthot n'étant pas rétabli de sa blessure au bas du corps (il a patiné brièvement avant la pratique matinale des Sénateurs lundi), le défenseur Andreas Englund a obtenu un deuxième match dans la LNH, cette fois contre des adversaires pas piqués des vers. Guy Boucher avait l'intention d'essayer de le protéger autant que possible, « mais étant sur la route, on sait qu'on peut se faire prendre à l'occasion », a-t-il dit. Auteur de sept mises en échec à son premier match samedi contre la Floride, Englund disait en matinée qu'il apprend beaucoup au contact de ses différents partenaires, dont son compatriote Erik Karlsson. « Le jeu est différent ici, tout se fait plus vite. C'est ma façon de jouer d'être physique, m'assurer qu'il n'est pas facile d'être sur la glace contre moi. Erik m'aide beaucoup étant Suédois comme moi, il me parle beaucoup. C'est un des meilleurs défenseurs de la ligue et un bon gars dans le vestiaire », a-t-il commenté. Parlant de la Suède, l'équipe nationale junior de ce pays a invité les espoirs des Sénateurs Jonathan Dahlen et Filip Ahl à son camp de sélection, alors qu'Équipe USA a fait de même avec Colin White et Logan Brown.
La bague de Martin
Trente ans après avoir remporté la coupe Memorial avec les Platers de Guelph, Jacques Martin a savouré pleinement la conquête de la coupe Stanley par les Penguins le printemps dernier. L'entraîneur originaire de St-Pascal Baylon, près de Clarence-Rockland, a patienté longtemps pour obtenir une bague de champions de la LNH. Maintenant qu'il en a une, il ne la porte à peu près pas ! « Elle est très belle, mais elle est trop grosse pour la porter régulièrement ! Je la garde dans un coffret de sécurité », a-t-il confié au Droit lundi lors du passage de son ancien club en Pennsylvanie. Le fait d'avoir gagné le championnat n'a pas atténué le feu sacré qui l'habite pour son travail : « Définitivement que c'est encore là. J'adore encore venir travailler chaque jour, c'est un différent défi alors que tu travailles avec de jeunes joueurs. On a une bonne équipe et une bonne équipe d'entraîneurs qui apportent des éléments différents. On travaille bien ensemble et c'est plaisant d'être à l'aréna », a noté l'homme de hockey de 64 ans.