Craig Anderson a discuté près d'une heure avec le commentateur sportif Kevin Weekes.
Craig Anderson a discuté près d'une heure avec le commentateur sportif Kevin Weekes.

Craig Anderson se livre

Le gardien de but des Sénateurs d’Ottawa, Craig Anderson, a ouvert les portes de sa salle de jeu, mardi soir. Il a passé une bonne heure à discuter avec le commentateur sportif Kevin Weekes, en direct sur Instagram. Il a été principalement été question de sa passion pour la course automobile, réelle comme virtuelle. On lui a également posé quelques questions sur sa longue carrière dans la Ligue nationale de hockey.

Durant ses 10 saisons à Ottawa, Anderson n’a jamais donné l’impression d’apprécier ses échanges avec les représentants des médias. Il peut enfiler les clichés avec une facilité déconcertante.

Devant Weekes, par contre, il semblait détendu. Il a offert quelques réponses très intéressantes et enrichissantes. Nous en reproduisons quelques-unes, aujourd’hui, dans cet écran.

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QUESTION: Qui est le meilleur joueur que vous avez affronté?

RÉPONSE: C’est difficile de répondre. J’ai eu la chance de me frotter à Mario Lemieux à mes débuts. Il était capable de ralentir le jeu. Le hockey était un sport plus lent, à l’époque. Il trouvait des moyens de ralentir le jeu encore davantage. C’était incroyable. Si vous voulez parler des joueurs d’aujourd’hui, je pourrais mentionner Connor McDavid, Sidney Crosby et Alexander Ovechkin. Ce sont des choix évident. Auston Matthews trouve toujours le moyen de me prendre en défaut. Matthews et Patrick Kane sont deux joueurs américains que j’ai pu côtoyer dans des matches amicaux pour des bonnes causes. Dans un contexte où ils ne risquent pas de se faire frapper et où ils ont tout le temps voulu de faire ce qu’ils veulent, avec la rondelle, ils sont dans une classe à part.

Sidney Crosby fait partie des meilleurs joueurs qu'Anderson a eu à affronter.

Q: Qui est votre coéquipier favori, chez les Sénateurs?

R: Je pourrais vous offrir la réponse politiquement correcte et vous dire que j’apprécie tous mes coéquipiers. Je dois reconnaître que Brady Tkachuk fait toujours un effort pour que mes garçons se sentent les bienvenus, lorsqu’ils sont dans le vestiaire. Il comprend l’importance de bien se comporter, avec eux, puisqu’il a lui-même suivi son père dans les arénas quand il était petit. Je dois aussi reconnaître que Mark Borowiecki a toujours une attitude positive. Il cherche toujours à exercer un leadership positif, dans la communauté. Et il demeure un des joueurs qui travaillent le plus fort, à travers la ligue. Quand on le côtoie quotidiennement, il nous pousse tous à travailler plus fort.

Q: Parmi tous les espoirs qui ont évolué avec l’équipe, cette saison, avez-vous un coup de coeur?

R: J’ai appris à connaître davantage Drake Batherson. Il a compris bien des choses. Il devenu un vrai pro. Il se présente à l’aréna et il fait son boulot. À l’extérieur de la glace, il est de commerce agréable. Sur la glace, il a un grand potentiel. Il pourrait vraiment faire des dégâts durant les tirs de barrage. Il a une très bonne lecture du jeu. J’ai bien hâte de voir où tout ça va le mener, d’ici quelques années.

Q: Seriez-vous prêts à ce que les séances de tirs de barrage soient acceptées dans les séries éliminatoires?

R: Certainement pas! Les fans qui paient méritent de voir un match de hockey d’un bout à l’autre. J’ai débuté ma carrière à l’époque où il y avait encore des matches nuls. Le hockey à trois contre trois me plaît. C’est excitant. Le jeu est un peu moins structuré, mais ça reste un sport collectif. Dans les tirs de barrage, les gars peuvent arriver à la moitié de leur vitesse habituelle et ils ont le temps de faire 800 feintes avant d’arriver au filet. Je peux vivre avec les tirs de barrage quand ils servent à déterminer un gagnant en saison régulière. Je préfère les périodes de prolongation à trois contre trois. Au moins, on peut se dire qu’on a fait du chemin. Le pire, c’était l’époque où les prolongations de cinq minutes se jouaient à cinq contre cinq!

Q: On dit qu’on pourrait compléter la saison 2020-21 de la LNH en présentant des matches à huis-clos. Cette perspective vous intéresse-t-elle?

R: Ce ne serait pas facile, mais, à la fin de la journée, si nous sommes capables d’offrir un spectacle télévisé... L’ambiance ne serait pas du tout la même. Ce serait différent, pour nous. Mais si nous pouvons offrir un spectacle pour les fans qui s’ennuient, à la maison, je dis qu’on devrait le faire. Il faudrait juste travailler un peu plus fort pour développer notre propre énergie. Nous avons tous joué, enfants, dans des arénas où il n’y avait à peu près pas de spectateurs. Nous avions du plaisir, malgré tout! La passion du hockey, ça ne meurt jamais. Et c’est ce qui nous aide à jouer le plus longtemps possible.