Craig Anderson a laissé entrevoir qu’il envisageait de jouer encore une saison dans la LNH.
Craig Anderson a laissé entrevoir qu’il envisageait de jouer encore une saison dans la LNH.

Craig Anderson ne pense pas à accrocher ses jambières

Marc Brassard
Marc Brassard
Le Droit
Occupé par son rôle de père, Craig Anderson affirme qu’il n’a pas eu le temps de penser à son avenir depuis le début de la pause des activités dans la LNH.

Le vétéran gardien des Sénateurs d’Ottawa a aisément dévié toutes les questions concernant son avenir personnel mercredi lors d’une vidéoconférence organisée par l’équipe.

En fait, l’enthousiasme qu’il a affiché pour un possible retour au jeu laissait croire qu’il pourrait facilement se laisser tenter de revenir la saison prochaine, à 39 ans. Avec une autre formation probablement, vu que les Sénateurs sont déjà engagés envers Anders Nilsson et Marcus Högberg comme duo pour la campagne 2020-2021.

«Présentement, nous avons beaucoup de temps pour nous occuper des choses familiales. Je passe du temps avec les enfants [ses deux fils] et ma femme [Nicholle], donc je n’ai pas pensé beaucoup aux plans d’avenir. Je cherche à rester dans le moment présent autant que je le peux, le ‘maintenant’ de ce qu’on traverse, à savoir ce qui va arriver avec la saison courante. On se demande tous si on va pouvoir finir notre saison. On va traverser le pont concernant l’avenir plus tard», a-t-il répondu à une question du Droit.

«Chose certaine, à l’heure actuelle, le hockey me manque, c’est fou. Je voudrais être sur la glace et ‘compétitionner’ avec mes coéquipiers. Je penche donc pour continuer à faire ce que j’aime chaque jour», a-t-il ensuite ajouté.

Plus tard en entrevue à TSN 1200, il a ajouté qu’il pense «jouer une autre année parce que je pense que je peux encore être un atout pour un club... Mais probablement pas pour jouer 40 ou 50 matches».

Anderson, qui sera joueur autonome sans compensation à la fin de la présente saison, pourrait donc accepter de finir sa carrière comme substitut, à un salaire réduit évidemment. Un retour avec les Panthers de la Floride, qui pourraient avoir besoin d’un adjoint pour Sergeï Bobrovsky, serait certes idéal pour lui, alors qu’il est rentré dans la région de Fort Lauderdale quelques jours après que la pause ait été décrétée, le 12 mars dernier.

C’est arrivé au lendemain du dernier match des Sénateurs à Los Angeles, un revers de 3-2 où Anderson avait effectué 36 arrêts. Dans l’éventualité où Ottawa ne serait pas appelé à disputer les 11 derniers matches du calendrier régulier, Anderson s’est fait demander s’il aurait le sentiment de ne pas avoir fini son long séjour dans la capitale selon ses propres termes, en ayant l’occasion de saluer les partisans locaux une dernière fois au Centre Canadian Tire.

«C’est difficile de dire [si c’était mon dernier match]. Nous sommes dans une situation sans précédent, on ne s’y attendait pas. Je ne peux qu’attendre de voir, on va laisser les morceaux tomber en place d’eux-mêmes. Comme individu, j’espère qu’on va pouvoir revenir au jeu pour finir le reste de l’année. Mais c’est hors de mon contrôle... Donc je ne m’inquiète pas trop avec ça», a-t-il rétorqué.

Le gardien avec le plus de victoires en carrière dans l’uniforme des Sénateurs (202) a mentionné qu’il n’aurait pas d’objection à jouer devant des gradins vides «alors que les gens ont soif de voir du sport à la télévision», et il pense qu’il serait en mesure de revenir à un bon niveau. «Je l’ai fait [en 2016-2017] quand j’ai dû m’absenter pendant que Nicholle luttait contre son cancer», a-t-il dit, notant que le gain remporté à Edmonton peu après l’annonce de son diagnostic est un des plus mémorables de sa carrière, avec les matches remportés en séries éliminatoires (2013 et 2017).

Interrogé à savoir ce qu’il pense de l’avenir de la franchise des Sénateurs, il a admis qu’il a des sentiments mitigés. «Je suis excité pour ces gars-là, il y a beaucoup de bons jeunes joueurs. Je suis aussi un peu triste parce que de mon côté, une fois qu’ils auront ajouté tous les morceaux, je vais définitivement être hors de la ligue», mentionne celui qui passe son temps en confinement à aider avec les devoirs de ses fils tout en faisant beaucoup de courses automobiles virtuelles, une de ses passions.