Le gardien de buts Anders Nilsson

Contrat de deux ans pour le gardien Anders Nilsson avec les Sénateurs

Signer un contrat bon pour deux ans, ça change certaines choses. Anders Nilsson l’a dit, mercredi. Le nouveau pacte d’une valeur de 5,2 millions $ US qui le lie aux Sénateurs d’Ottawa jusqu’en 2021 lui « procure une certaine paix d’esprit ».

C’est bon pour sa petite famille, qui pourra défaire ses valises en septembre prochain, sans trop s’inquiéter de ce que l’avenir lui réserve.

« Moi, je pourrai me concentrer sur l’essentiel. Je pourrai essayer d’être meilleur, encore », déclare-t-il.

Il pourrait même viser, avant longtemps, le poste de gardien de but numéro un dans la capitale fédérale.

« C’est évident ! Tous les gardiens de but sont pareils. Ils veulent tous jouer le plus de matches possible », déclare-t-il.

Nous l’avons dérangé en Espagne, où il s’accorde quelques jours de vacances.

« Mon objectif, c’est de continuer à me développer. Je veux m’améliorer. Je veux jouer au plus haut niveau, avec le plus de constance possible. »

« Je sais que je devrai travailler fort pour gagner ma place, puisque Craig Anderson et Mike Condon sont toujours sous contrat. La compétition sera féroce », précise-t-il, toutefois.

En s’appuyant sur ses statistiques de la saison dernière, Nilsson peut aborder l’avenir avec beaucoup de confiance.

Il a conservé une fiche de 11-11-0 et une moyenne de buts alloués de 2,90 devant le filet de la pire formation de toute la Ligue nationale de hockey.

Les autres gardiens utilisés par Guy Boucher et Marc Crawford ont cumulé une fiche collective de 18-36-6.

Sur 82 parties, les Sénateurs ont présenté la pire moyenne de buts alloués du circuit Bettman. Ils ont encaissé 3,67 buts par rencontre.

Le vétéran Anderson a trouvé la fin de saison particulièrement difficile. Il a signé seulement trois victoires à ses 17 derniers matches, après avoir passé un mois complet sur la liste des blessés.

« Nous allons nous pousser, mutuellement, dans les séances d’entraînement. Ça devrait nous donner de meilleurs résultats durant les matches. »

Nilsson affirme qu’il s’entend bien avec Anderson.

« Je ne l’avais jamais rencontré avant de me joindre aux Sénateurs. Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. Nous étions voisins dans le vestiaire et nous avons trouvé le moyen de rire, ensemble. Ça nous a permis de mieux passer à travers la saison. »

« Je n’arriverais pas à mettre le doigt sur un seul facteur qui m’a permis de mieux jouer à Ottawa », répond Nilsson, devant notre insistance.

Avant le début de l’année 2019, personne n’aurait pensé que ce grand Suédois pouvait rêver d’un rôle de gardien titulaire.

À 28 ans, il avait déjà appartenu à cinq organisations de la LNH, en plus de passer une saison dans
la KHL.

L’entraîneur des gardiens d’Ottawa, Pierre Groulx, a cru voir sur vidéo un potentiel à exploiter.

« Je n’ai absolument rien de mal à dire sur Pierre ! Il est un être humain de qualité. Il est un excellent entraîneur, aussi. J’ai été très content d’apprendre qu’il va conserver son poste. Je serai content de me développer avec lui. On se complète bien. »

Avec Linda

Anders Nilsson travaillera avec un autre entraîneur des gardiens, cet été.

Une entraîneuse, pour être précis.

Dans la petite ville nordique de Lulea, il fait affaire avec une dénommée Linda Blomqvist.

« Elle travaille avec notre club professionnel. Elle fait un super boulot. Elle est douée. Je travaille avec elle depuis déjà trois ans. »

Depuis son arrivée à Ottawa, Nilsson s’est distingué à plus d’une reprise par son attitude progressiste.