Colin White a subi une fracture du poignet gauche en bloquant un lancer.

Colin White blessé au poignet: une place se libère au centre

La blessure subie par Colin White, ce n'est pas la fin du monde.
Guy Boucher l'a dit, mardi. «Les blessures qu'un joueur veut éviter sont les commotions cérébrales et les blessures aux jambes. Les joueurs qui se blessent aux jambes ou à la tête ont souvent de la difficulté à revenir en force pour compléter la saison.»
White a subi une fracture du poignet gauche en bloquant un lancer, lundi, dans le premier match préparatoire opposant les Sénateurs aux Maple Leafs.
Il devra passer les six, sept ou huit prochaines semaines à l'infirmerie. Ça vient gâcher ses chances d'entreprendre la saison régulière dans la Ligue nationale.
«Il a du caractère. Il a déjà surmonté d'autres épreuves dans sa vie. Il va rebondir», jure le directeur général Pierre Dorion.
En attendant, la blessure ouvre une porte.
White, choix de première ronde en 2015, était perçu comme un des principaux candidats pour remplacer Derick Brassard au début du mois d'octobre.
Il reste bien deux espoirs prometteurs, capables de jouer au centre, au sein de l'organisation.
Dorion les a de nouveau identifiés, mardi. Il y a l'Ontarien Logan Brown, mais aussi le Tchèque Filip Chlapik.
D'autres joueurs, comme Max Reinhart et Chris VandeVelde, pourraient obtenir une chance. «Mais je pense surtout aux deux jeunes en ce moment», insiste Dorion.
Deuxième choix
Brown est un espoir très bien connu. À l'instar de White, il a été repêché en première ronde.
Chlapik, un choix de deuxième ronde, n'a pas obtenu autant de publicité dans les dernières années.
Dans l'ombre, il a quand même réussi à connaître une saison de 91 points en 57 parties chez les Islanders de Charlottetown de la LHJMQ l'hiver dernier.
«Il est un joueur transformé», a dit Boucher à son sujet.
La transformation aurait débuté durant une conversation animée avec d'autres membres de la direction des Sénateurs, à l'été 2016.
«Randy Lee était là. Shean Donovan aussi. Ils n'étaient pas seuls. Il y avait d'autres gens, raconte Chlapik. Ils m'ont dit que je devais devenir plus sérieux. Ils m'ont dit que si je ne changeais pas, ils ne m'offriraient pas de contrat.»
«C'était plutôt dur, comme évaluation. Je n'étais pas heureux d'entendre tout ça. Avec le recul, c'était la meilleure chose qui pouvait m'arriver.»
Chlapik n'a pas pris la menace de ses dirigeants à la légère. «Je ne m'étais jamais vraiment entraîné auparavant. Pour moi, le hockey, c'était un jeu. Je me présentais pour mes matches et je jouais. J'ai compris que je devais en donner plus.»
Le résultat est celui qu'on connaît. Quand on a su que Brassard s'est retrouvé sous le bistouri, le printemps dernier, Dorion l'a immédiatement inclus dans le groupe de joueurs qui pouvaient le remplacer. «J'étais un peu surpris de me retrouver dans ce groupe, je dois l'admettre. C'était flatteur, mais ça ne garantit rien. Je dois maintenant faire mes preuves et démontrer que j'appartiens bel et bien à ce groupe.»
Chalpik est prêt à jouer au centre ou à l'aile pour rester à Ottawa.
S'il doit entreprendre la prochaine campagne à Belleville, dans la Ligue américaine, il ne rechignera pas. «Je dois améliorer mon coup de patin, dit-il. J'ai déjà beaucoup progressé dans les dernières années, mais je dois continuer d'améliorer ma vitesse. Je dois gagner plus de courses pour le contrôle de la rondelle.»
Trou d'un coup !
La première bonne nouvelle, c'est que l'épaule de Derick Brassard est presque guérie. Ses médecins lui ont donné le feu vert pour jouer au golf. La deuxième bonne nouvelle, c'est que la chance commence à lui sourire. Lundi après-midi, au Kanata Lakes Golf and Country Club, il a réussi son premier trou d'un coup à vie. Il a réussi cet exploit au trou numéro huit, une normale 3 de 175 verges. «J'ai utilisé mon fer huit. Il y avait du monde sur le terrain parce qu'il y avait un tournoi. Beaucoup de gens me regardaient, si bien que j'étais un peu nerveux avant de frapper mon coup», raconte le Gatinois, qui était accompagné de ses coéquipiers Fredrik Claesson et Chris Wideman pour l'occasion. «Le fait que je joue au golf prouve que tout va bien. J'attends maintenant le feu vert des médecins pour frapper et me faire frapper. J'ai besoin d'environ deux autres semaines», dit-il.
Espoir sous contrat
Parker Kelly a choisi de garder la tête haute, l'été dernier, quand les 31 équipes de la LNH ont levé le nez sur lui au repêchage de la LNH. «Je savais que de bonnes choses pouvaient encore m'arriver. Un de mes copains a été mis sous contrat par les Devils du New Jersey, même s'il n'a pas été repêché», indique-t-il. Kelly, un centre originaire de l'Alberta, a été récompensé pour ses efforts. Il a d'abord mérité une invitation au camp des Sénateurs. Ses efforts lui ont ensuite permis de décrocher un contrat de trois ans, qu'il a paraphé, hier. «Un vrai jeune joueur de caractère. Il est arrivé ici et nous a prouvé qu'il n'était pas timide. Il s'est amélioré chaque jour», a commenté Guy Boucher. Kelly évoluera dans la LHOuest chez les Raiders de Prince Albert, cette saison.