En plus de jouer au guide touristique pour ses coéquipiers, Fredrik Claesson le fait pour les médias, montrant avec plaisir certains attraits de Stockholm.

Claesson est bien chez lui

STOCKHOLM — Il a beau être un joueur de la LNH, Fredrik Claesson n’est pas habitué à se faire reconnaître dans les rues de son patelin de Stockholm.

Ça lui est cependant arrivé mercredi quand il s’est arrêté chez Joe and the Juice, un café situé pas très loin de l’hôtel des Sénateurs dans la capitale suédoise, alors que deux amateurs de hockey lui ont demandé des autographes et un autoportrait.

« Ça, c’est arrivé à cause de vous autres », a-t-il lancé en riant à la fin d’une marche dans les rues environnantes avec quelques membres des médias d’Ottawa.

« J’ai beau venir d’ici, ça ne m’arrive que rarement d’être reconnu. Ça va arriver plus souvent à (Erik) Karlsson et (Gabriel) Landeskog, ce sont eux que l’on voit un peu partout sur les affiches qui font la promotion des matches (de vendredi et samedi). Pourtant, Erik ne vient même pas de Stockholm (il est de Landsbro) », a blagué le défenseur des Sénateurs.

Claesson était de fort bonne humeur quand il s’est prêté au jeu du guide touristique dans les rues de la ville qui l’a vu grandir et où il a sa résidence estivale, un appartement situé tout près du Ericsson Globe, un amphithéâtre de près de 14 000 places qu’il connaît bien. Il y a joué dès l’âge de 11 ans, à sa première année comme défenseur après avoir été un gardien de but pendant trois saisons.

« Je suis surexcité, je n’aurais jamais pensé qu’une telle chose arriverait pendant ma carrière. Et maintenant nous sommes ici, c’est vraiment cool de pouvoir voir ma famille et mes amis, en plus de vous montrer Stockholm », a-t-il souligné.

Claesson s’attend à avoir environ 25 parents et amis pour les deux parties contre l’Avalanche, ce qui va alléger un peu son porte-feuille. Il profitera de la journée de jeudi pour aller voir une de ses grand-mères qui est hospitalisée.

« Pour voir encore mieux la ville, je vous suggère de prendre un bateau et de faire le tour », a-t-il suggéré.

La ville de Stockholm s’étend sur 14 îles et 30 % de sa superficie est constituée d’eau, avec 51 ponts pour relier ces îles. « Je ne savais pas qu’il y avait tant de ponts, vous me l’apprenez », a rétorqué le guide Claesson lorsque mis au courant de ce chiffre.

L’arrière-garde de 24 ans ne pense pas que lui et ses coéquipiers suédois auront trop de difficultés à être prêts pour les deux parties du week-end, malgré les distractions au cours de la semaine.

« Pas vraiment, on en a parlé beaucoup. Nos pratiques sont de plus en plus difficiles, on va donc être bien préparés quand les parties vont arriver. Toutes les parties dans la ligue sont tellement serrées et les points de classement sont importants. Nous allons être bien concentrés », a-t-il assuré.

Claesson a hâte de fouler à nouveau la patinoire du Globe, où il a marqué un gros but lors d’un affrontement entre son club de Djurgardens et leurs rivaux de A.I.K. « C’était un match de saison régulière, j’ai compté le but gagnant et c’est là que j’ai utilisé ma célébration de but pour la première fois. C’est sur YouTube, allez voir ça », a-t-il lancé en terminant.

RETOUR À STOCKHOLM POUR ANDERSON ET DZINGEL

Outre leurs Suédois, la majorité des joueurs des Sénateurs ont mis les pieds à Stockholm pour la première fois cette semaine.

Ce n’est cependant pas le cas pour Craig Anderson et Ryan Dzingel, alors que leurs équipes respectives de hockey mineur de la région de Chicago ont toutes les deux participé à des échanges culturels avec des formations suédoises quand ils étaient jeunes.

Ryan Dzingel

« J’étais en sixième année si je me souviens bien, nous étions allés là-bas pour un tournoi de hockey, a relaté Anderson récemment. C’était une équipe pour un tournoi. J’ai encore le chandail de l’équipe suédoise qui nous avait hébergés en pension, il a un collet et tous les logos de publicité. Ça avait été une très bonne expérience, on avait manqué des jours d’école, mais on avait été à l’école là-bas à la place. Ils avaient les mêmes sujets que nous, sauf dans une langue différente. Les récréations étaient intéressantes parce qu’ils jouaient une forme de hockey avec des bâtons différents. Mes parents étaient là, nous étions allés visiter une usine où ils font gonfler du verre. Qui aurait cru que j’y retournerais 25 ans plus tard ? »
Après ce voyage, Anderson avait ajouté un « s » à son nom de famille pour honorer ses racines scandinaves, ce qu’il a fait jusque chez les juniors alors qu’il était connu comme Craig Andersson lorsqu’il jouait avec le Storm de Guelph.

Le gardien est content de ne pas avoir à s’adapter cette fois à une patinoire de dimension différente, ce qui change les angles pour un cerbère. La glace du Ericsson Globe peut être réduite aux dimensions nord-américaines (200 pieds par 85), et elle le sera pour les deux parties contre l’Avalanche.

Dzingel a des souvenirs suédois encore plus frais à sa mémoire, puisqu’il était à Stockholm quand il était d’âge pee-wee (12 ans), lui qui en a maintenant 25.

« J’ai des gens à visiter en allant là-bas. J’ai gardé contact avec la famille chez qui j’avais habité en pension. Je leur ai obtenu des billets pour les matches, avec l’aide de mon chum Rody (Jack Rodewald). J’ai bien hâte de revoir les Holtman, je texte Robin (le joueur qui l’a hébergé) depuis 13 ans. Ça va être vraiment le fun de les revoir », a raconté Dzingel.