Le directeur général des Sénateurs d'Ottawa, Pierre Dorion s'est ouvert aux journalistes du Droit.

Cinq postes à combler

Pierre Dorion a été d’une grande transparence. Pour qu’on comprenne mieux son projet de reconstruction, il est allé jusqu’à ouvrir son jeu en montrant aux représentants du Droit son échelle de profondeur, alors que débute le camp d’entraînement.

On a pu apprendre que cinq postes sont présentement à combler. Il cherche d’abord deux ailiers - un gaucher et un droitier - capable d’évoluer dans les deux premiers trios. À droite, la compétition se fera entre Drake Batherson et Colin White. À gauche, ce sera entre Alex Formenton et Brady Tkachuk.

Les Sénateurs ont aussi besoin d’un centre qui pourra diriger le quatrième trio, tout en travaillant lors des infériorités numériques. Les jeunes Logan Brown et Filip Chlapik auront leur chance, tout comme les vétérans des ligues mineures Chase Balisy, Paul Carey et Jim O’Brien.

En défensive, Dorion se croise les doigts en espérant qu’une recrue - Ben Harpur ou Christian Wolanin - sera capable de percer le top-4. S’il décide de garder un septième homme, Andreas Englund, Christian Jaros, Erik Burgdoerfer et Patrick Sieloff seront considérés.

Dorion a ensuite passé de longues minutes à répondre aux questions de nos journalistes.

Le Droit: Nous aimerions de l’avenir de trois joueurs qui sont, selon bien des gens, les trois meilleurs joueurs de l’organisation (Matt Duchene, Erik Karlsson et Mark Stone). Êtes-vous optimiste face à vos chances d’en retenir un, deux ou trois à Ottawa?

Pierre Dorion: Nous sommes toujours optimistes. Nous sommes en reconstruction. Chaque joueur est évalué de manière quotidienne. Dans un processus de reconstruction, nous savons qu’il faut garder des vétérans, des joueurs de noyau. Nous ne voulons pas négocier dans les médias, mais nous savons que nous devons retenir un noyau de leaders pour que la reconstruction soit couronnée de succès.

LD: Guy Boucher disait l’an dernier qu’il voulait confier de plus grandes responsabilités à Stone, en ce qui a trait au leadership. Possède-t-il toujours ces qualités que vous recherchez?

PD: Mark Stone, Matt Duchene, Jean-Gabriel Pageau, Cody Ceci... Tous ces joueurs possèdent ces qualités de leader.

LD: Est-ce que votre capitaine actuel fait partie de cette liste?

PD: Oui. Si Erik Karlsson est ici, définitivement. Erik est notre capitaine. Il sait que nous sommes en reconstruction. La reconstruction pourrait se faire avec lui ou sans lui. S’il est ici, il fera partie de la reconstruction.

LD: On dirait qu’il souhaite rester à Ottawa. La fin de semaine dernière, il a lancé une nouvelle campagne contre la cyber-intimidation. Est-ce que ça compte, dans vos négociations?

PD: Je ne suis pas fou de parler de négociations, que ce soit avec Erik ou Duchene, ou encore Dzingel, Pyatt ou Paajarvi. Je n’ai jamais aimé en parler. J’espère que vous comprenez.

LD: Ce matin, un collègue des médias qui se vante d’avoir été interviewé pour le poste vacant de directeur général adjoint annonce sur Twitter que tu souhaites renouveler les contrats de Stone et Duchene. Il ne parle pas de Karlsson. Doit-on lire entre les lignes?

PD: Nous avons identifié des vétérans qui font partie de notre noyau et qui savent que nous sommes en reconstruction. Nous allons essayer de les garder. Je ne veux pas négocier dans les médias. J’espère que vous pouvez comprendre.

LD: Qu’en est-il du poste vacant? Avez-vous rencontré plusieurs candidats?

PD: J’ai rencontré neuf candidats. Les choses bougent. D’ici lundi prochain, quelqu’un sera en poste. Nous avons regardé plusieurs domaine du hockey. Nous avons regardé du côté du recrutement. Nous avons rencontré des gens qui avaient de l’expérience au niveau des négociations de contrat. Certains provenaient du milieu du coaching. Certains sont des spécialistes des statistiques avancées. Les candidats m’ont ébloui. C’est pourquoi j’ai pris mon temps.

LD: Puisque la taille de votre équipe des opérations hockey demeure modeste, la polyvalence devait être un atout...

PD: C’était très important! Nous avons aussi embauché Chris Kelly pour seconder Shean Donovan au développement des joueurs. Nous avons aussi ajouté trois dépisteurs à notre équipe. Dans le processus de reconstruction, toutes ces embauches sont très importantes.

LD: Guy Boucher et ses adjoints sont de retour, mais ils écoulent dans plusieurs cas la dernière année de leurs contrats. Ont-ils des preuves à faire, très rapidement?

PD: Non. C’est une reconstruction. On veut voir l’équipe progresser. On veut que les jeunes progressent et que les vétérans du noyau aident les jeunes. Barry Trotz écoulait la dernière année de son contrat l’an dernier et il a bien fait. Guy n’est pas inquiet. Nous non plus.

LD: Craig Anderson a 37 ans. A-t-il simplement connu une mauvaise saison? Y a-t-il une peur que l’âge finisse par le rattraper?

PD: Nous avons toujours confiance en Craig car il est en grande forme physique. Il n’a pas de gras. Ses réflexes semblent aussi bons qu’il y a quelques années. Craig a parfois eu l’habitude de connaître une bonne saison, une mauvaise saison, une bonne, une mauvaise... On espère que le cycle se poursuivra.

LD: Où doit-on s’attendre à voir les Sénateurs, au classement, cette saison?

PD: Plus haut que le 30e rang!