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Le défenseur Christian Wolanin a été jumelé la plupart du temps avec le nouveau venu Josh Brown pendant le camp.
Le défenseur Christian Wolanin a été jumelé la plupart du temps avec le nouveau venu Josh Brown pendant le camp.

Christian Wolanin prêt à faire ses preuves

Marc Brassard
Marc Brassard
Le Droit
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Il a beau être armé d’un contrat à sens unique de la LNH, Christian Wolanin ne veut rien prendre pour acquis quand même au camp des Sénateurs d’Ottawa.

Le défenseur de 25 ans réalise que le temps presse pour lui, alors que le club a plusieurs espoirs à la ligne bleue qui s’en viennent derrière lui, incluant les trois qui sont à son ancienne université du North Dakota, les Jake Sanderson, Jacob Bernard-Docker et Tyler Kleven.

«Il y a toujours un sentiment d’urgence dans mon jeu et je réalise qu’il y a de la compétition en tout temps, peu importe où vous en êtes dans votre carrière. Il faudrait être aveugle pour ne pas voir les choix de repêchage et le talent qu’il y a à la ligne bleue dans cette organisation. Je me prépare pour me battre comme si c’était ma dernière année de contrat, et ce l’est en fait. Je veux lutter pour un poste et on verra ce qui va arriver après cette saison. J’ai confiance que j’ai ma place dans la LNH et je veux le prouver quotidiennement», a-t-il laissé entendre en visioconférence vendredi, avant un match intra-équipe en soirée de l’équipe.

Indice qu’il est dans les plans pour amorcer la campagne, l’arrière gaucher a été jumelé la plupart du temps avec le nouveau venu Josh Brown pendant le camp. Il est un des sept arrières qui ont un contrat garanti de la LNH, à un salaire de 900 000 $ dans son cas.

«C’est bizarre, je ne savais même pas qu’il y avait des contrats à sens unique et à deux sens avant d’arriver dans la LNH. Je n’y pensais jamais. J’ai été élevé avec mon père (l’ancien des Nordiques Craig) qui me disait que la LNH est une ligue où tu es à l’essai chaque année, peu importe qui tu es ou ta position. Tu dois mériter ton poste chaque soir, c’est la mentalité que j’essaie d’avoir chaque soir», affirme-t-il.

Christian Wolanin

« J’ai confiance que j’ai ma place dans la LNH et je veux le prouver quotidiennement. »
Christian Wolanin

Les 18 derniers mois ne lui ont pas permis de montrer qu’il a sa place dans le circuit Bettman alors qu’une opération à l’épaule l’a tenu au rancart pour la majorité de la saison dernière. Il venait de revenir au jeu en février, disputant neuf parties à Belleville puis les trois derniers en Californie dans la LNH, quand la campagne a été interrompue en raison de la pandémie. Pour souligner son nouveau départ cette saison, il a changé son numéro de 86 à 24, celui qu’il portait au hockey universitaire.

«Il est de niveau élite pour ce qui est de bouger la rondelle, il peut faire des jeux et appuyer l’attaque. Comme la plupart des jeunes défenseurs, il doit apprendre à défendre son filet au niveau de la LNH. C’est dommage qu’il ait juste joué trois matches l’an passé, mais il est bon et il va nous aider à sortir de notre zone beaucoup mieux cette année», a souligné l’entraîneur-chef D.J. Smith.

Wolanin n’a rien perdu de sa verve lorsqu’il se retrouve devant les médias, lui qui a étudié en communications à l’université. Lorsqu’il s’est fait demander comment ça se passait aux côtés de Brown, l’arrière robuste acquis des Panthers de la Floride pendant la saison morte, il a rétorqué : «J’ai blagué au premier jour du camp que dans notre zone, je lui poserais beaucoup de questions et que j’avais besoin qu’il me parle le plus possible, puis que je m’occuperais de parler une fois rendu en zone offensive. On va espérer qu’on peut bien s’équilibrer, mais il est tellement tôt dans le camp... Je vais être heureux de jouer avec n’importe qui, en autant que je suis de l’alignement», note ce choix de quatrième ronde en 2015, qui a montré de belles choses lors d’un séjour de 30 matches en 2018-2019 (4 buts, 12 points, différentiel de plus-6).

Il en a aussi long à dire sur la reconstruction des Sénateurs qui s’éternise : «Ça me rend malade d’entendre dire que ‘l’an prochain, c’est notre année’, que la reconstruction va prendre fin après la prochaine saison. Comme joueur, la fenêtre n’est pas ouverte si longtemps que ça. Je suis prêt à jouer et à gagner maintenant... On croit en nous dans ce vestiaire, la reconstruction est terminée et nous sommes prêts à tourner la page et jouer au hockey ici», a-t-il lancé sur un ton convainquant.

Entre les lignes

  • En l’absence de Filip Gustavsson au camp, lui qui «ne se sent pas bien» selon D.J. Smith, Joey Daccord semble avoir pris une option sur le poste de troisième gardien qui sera placé dans l’escouade de réservistes. «C’est une année unique pour tout le monde. On essaie de maximiser nos opportunités, que ce soit sur la ‘taxi squad’ où on peut montrer ce qu’on peut faire chaque jour lors d’une pratique de la LNH, ou aller jouer dans la Ligue américaine. Ce n’est pas si différent de n’importe quelle autre année quand tu es dans les mineures et que tu tentes d’accéder à la LNH», a noté Daccord vendredi, lui qui a signé un contrat de trois ans en octobre, la troisième année à sens unique. Concernant l’arrivée en scène de Matt Murray, il a ajouté que «je pense que j’étais un enfant quand il a gagné ses coupes Stanley, mais il est juste deux ans plus vieux que moi, donc je suis pas mal en retard sur lui. C’est ‘cool’ de le voir travailler chaque jour».
Joey Daccord
  • Depuis le début du camp, le nouveau venu Evgenii Dadonov a été jumelé avec Brady Tkachuk alors que Josh Norris, Logan Brown, puis Colin White vendredi se sont succédés au centre, en attendant que Derek Stepan arrive au camp dimanche, a indiqué D.J. Smith. «Ça ne me dérange pas, c’est comme à n’importe quel camp», a dit Dadonov, qui a dit avoir quitté les Panthers de la Floride pour Ottawa «parce que je crois en cette équipe, il y a beaucoup de talent ici». Dadonov a aussi agi comme traducteur pour son compatriote Artem Zub, notant que «la vitesse du jeu est le plus gros ajustement» en passant de la KHL à la LNH.
Evgenii Dadonov et Artem Dub
  • Quand D.J. Smith s’est fait demander quels jeunes défenseurs se sont illustrés au camp vendredi, il a mentionné le Québécois Jonathan Aspirot. «Je ne le connaissais pas beaucoup, mais il a fait de bonnes choses pour se mettre sous le radar», a-t-il dit, notant au passage que le premier choix de 2019 Lassi Thomson «a commencé lentement».
  • Pour retrouver le rythme normal de la saison, les Sénateurs ont tenu des entraînement matinaux en matinée, avant de revenir en soirée pour un match intra-équipe au Centre Canadian Tire. Ils en tiendront un autre la semaine prochaine avant de lancer leur saison vendredi prochain en recevant les Maple Leafs de Toronto.
  • Les réseaux RDS et TSN ont annoncé vendredi leurs calendriers pour la prochaine saison, le partenaire francophone des Sénateurs prévoyant diffuser 38 parties d’Ottawa, contre 40 pour son pendant anglophone. Ça commence avec le premier de vendredi prochain contre les Leafs. Sportsnet présentera les 16 autres et il reste à connaître combien de ceux-ci seront également offert par TVA Sports.