Chris Neil salué par ses pairs et ses patrons

Alors que Chris Neil s'apprête à jouer son 1000e match en carrière samedi après-midi à Los Angeles, ses coéquipiers actuels comme ses anciens sont impressionnés par la longévité du dur à cuire des Sénateurs d'Ottawa.
Au cours des derniers jours, Le Droit a récolté des témoignages de quelques joueurs ainsi que de dirigeants qui l'ont eu sous leurs ordres. D'autres devraient suivre mercredi prochain quand l'équipe lui rendra un hommage à son retour au Centre Canadian Tire, lors de la visite des Sharks de San Jose.
Daniel Alfredsson
Chris Neil et Daniel Alfredsson ont été coéquipiers de 2001 à 2013.
« Il est extrêmement compétitif, et je pense que c'est pourquoi il s'est rendu à 1000 matches en jouant le rôle ingrat qu'il a. C'est assez remarquable, peu de gens y parviennent et de le faire pour une organisation, ça l'est encore plus. Il a fait du bon travail depuis le lock-out (de 2004-2005), alors que l'importance de son rôle a diminué, mais il trouve encore le moyen d'être utile. Il a été capable de s'ajuster et s'adapter, c'est là que son esprit de compétiteur est entré en ligne de compte. Il y a quelques années, il a perdu du poids pour suivre le rythme. Il s'est occupé de son corps pour être capable de durer si longtemps. »
« Chris a toujours aimé les plaisanteries. Je me souviens qu'un jour avant une pratique, nous avions coupé son bâton un peu environ aux deux tiers, sans que ça paraisse trop. Quand il a essayé de prendre un tir, il a failli se retrouver face la première sur la glace. Il voulait se venger du gars, mais il ne savait pas qui en était l'auteur (moi), donc il a coupé 15 bâtons pour se venger de tout le monde. Il sait toujours ce qui se passe dans la chambre et est toujours prêt à organiser une bonne blague. »
Chris Kelly
Chris Kelly a été le coéquipier de Chris Neil de 2003 à 2011, tant à Binghamton qu'à Ottawa. Ils ont été réunis de nouveau cette saison après un passage de cinq ans pour Kelly chez les Bruins de Boston.
« Mes souvenirs les plus drôles de Chris sont lorsque j'ai appris à le connaître. Il avait été repêché un an avant moi et juste après que les Sénateurs m'aient repêché, nous avons passé trois semaines ensemble à Fargo, au Dakota du Nord, pour un camp de patinage. Nous étions co-chambreurs et j'ai de bons souvenirs de ces trois semaines. C'était mon introduction à Chris, ça fait longtemps et maintenant, il arrive au plateau des 1000 parties dans la LNH. C'est une grande réussite pour lui. 
Il est dans la ligue depuis si longtemps et il l'a fait en pratiquant un style très difficile. Il a été toujours très robuste et il s'est battu avec tout le monde, dès le premier jour, et il le fait encore. Il finit toutes ses mises en échec. C'est impressionnant qu'il soit rendu à 1000 matches en jouant de cette façon. »
Jacques Martin
Jacques Martin fût le premier entraîneur de Neil dans la LNH, de 2001 à 2004.
« Ce que j'ai toujours apprécié de Chris, c'est que non seulement il peut apporter un élément de robustesse comme on le sait, être un tough qui prend soin de ses coéquipiers, mais c'est aussi un joueur qui peut jouer sur une base régulière, qui est bon devant le filet, qui est engagé. Il a toujours eu un énorme respect de ses coéquipiers et apporté du leadership à l'équipe. »
Pierre Dorion
Pierre Dorion, l'actuel directeur général des Sénateurs, l'a vu jouer chez les juniors en tant que dépisteur.
« Jouer 1000 matches avec la même équipe, dans le rôle qu'il doit jouer, c'est quelque chose de très impressionnant. Je me souviens de lui quand il jouait pour North Bay, et ensuite dans la Ligue américaine et la LNH. La chose qu'on peut dire de Chris, c'est qu'il est quelqu'un qui donne son maximum à tous les matches et qui est prêt à faire n'importe quoi pour aider son équipe. Avec la rapidité qu'il y a dans la ligue de nos jours, que Chris ait réussi à s'adapter et continuer à jouer le même rôle, ça en dit beaucoup sur comment il peut s'adapter et remplir un rôle dont on a besoin pour gagner. »