« Chaque défaite subie à cette période de l'année nous fait prendre un pas dans la mauvaise direction », affirme Chris Neil.

Chris Neil reconnaît que le temps presse

Quand tous les autres joueurs sont déprimés, découragés, au bout du rouleau, on peut toujours compter sur Chris Neil. Dans une saison difficile, l'homme fort des Sénateurs d'Ottawa sera toujours le dernier à baisser les bras.
C'est pourquoi on tenait à lui parler après le match de dimanche. Partout ailleurs, dans le vestiaire, on sentait que les deux défaites du week-end avaient eu l'effet d'un uppercut en plein sur le menton.
Le genre d'uppercut dont on ne se relève pas rapidement.
Neil, qui est sans doute celui qui a encaissé le plus de coups de poing sur la mâchoire depuis le début de sa carrière dans la LNH, avait l'air aussi abattu que les autres.
Il a reconnu que les Sénateurs commencent à « manquer de temps ».
« Chaque défaite subie à cette période de l'année nous fait prendre un pas dans la mauvaise direction », a-t-il affirmé.
On lui a fait remarquer que son équipe était sur le point d'obtenir une « ultime » chance de sauver la saison.
Les Rangers de New York seront de passage au Centre Canadian Tire ce soir. Ils détiennent le huitième rang au classement de l'Association Est. Ils ont joué un match de plus que les Sénateurs.
S'il doit y avoir une remontée de dernière minute, elle doit absolument débuter lors de cette rencontre.
Les chances que cela se produise sont bien minces, mais il faut bien s'accrocher à quelque chose, non ?
« Nous ne pouvons même pas nous permettre de voir les choses ainsi, répond l'ailier de 34 ans. La seule façon de réussir une remontée, c'est d'y aller un match à la fois. Par exemple, tout ce que je me dis, c'est qu'une très bonne équipe s'en vient nous visiter. Une bonne équipe menée par un très bon gardien. On se fiche de l'équipe qui s'en vient. Tous nos matches sont super-importants en ce moment. »
Neil ne savait même pas quel rang les Rangers occupent au classement.
« Quand tu te mets à étudier le classement et à souhaiter que les équipes qui te devancent se fassent battre, tu perds ton temps. Moi, je n'ai pas d'énergie à consacrer aux autres équipes. Tout ce que je sais, c'est que nous devons gagner des matches de hockey. La saison tire à sa fin et le temps nous manque. Il faut ramasser deux points le plus souvent possible. »
Neil manque un peu d'enthousiasme mais il tient quand même à lancer un message positif.
Le revers en temps réglementaire subi dimanche face à l'Avalanche du Colorado a fait mal, mais « ç'aurait pu être pire ».
La défaite crève-coeur subie 24 heures plus tôt à Montréal n'avait pas été digérée lorsque les joueurs ont sauté sur la patinoire du CCT.
« Les gens peuvent penser ce qu'ils voudront de notre équipe. Moi, je trouve que nous avons rebondi de belle façon. Nous n'avons peut-être pas battu l'Avalanche, mais nous avons joué un bon match. »
« Quand je regarde dans le vestiaire, je vois plein de gars qui n'ont pas abandonné. Je vois des gars qui n'abandonneront pas, non plus. Ils vont jouer jusqu'à la fin. »
Les « Pesky Sens »
Neil a vaguement évoqué le souvenir des « Pesky Sens » qui ont causé une des belles surprises dans la LNH durant la courte saison 2012-2013.
« Il faut faire comme eux, s'accrocher et gagner un ou deux matches par un but. J'ose croire que nous sommes toujours capables de faire cela. »