De nature compétitive, le vétéran Chris Neil ne cache pas qu'il déteste se retrouver dans les gradins plutôt que sur la glace. Mais il sait bien que ce n'est pas la dernière fois.

Chris Neil n'a pas apprécié du tout d'être retranché

Comme il fallait s'y attendre, Chris Neil n'a pas apprécié, mais pas du tout, d'être le premier joueur à être retranché par Guy Boucher pour faire place au nouveau venu Tommy Wingels.
Le vétéran qui a disputé 1018 parties dans l'uniforme des Sénateurs d'Ottawa en a parlé pour la première fois après l'entraînement de son club au BB&T Center et il ne semblait pas encore avoir digéré cette décision de son entraîneur-chef.
« C'est décevant parce que tu veux être dans l'alignement, mais c'est ça qui est ça, je n'ai pas de contrôle là-dessus. Quand je vais avoir une autre chance de jouer, je vais devoir en tirer profit au maximum », a-t-il confié au Droit.
« Je suis dans cette ligue depuis longtemps et j'ai vu ça arriver souvent. Quand ça t'arrive à toi, tu es en maudit d'être dans les gradins, mais c'est normal. Tu veux toujours jouer, tu veux contribuer et faire partie des succès de l'équipe. Pour moi, je suis compétitif et quand tu as la chance de jouer, tu dois être à ton meilleur. Le fait que je suis un compétiteur explique pourquoi je suis ici depuis si longtemps et je vais continuer à le faire, je vais juste travailler plus fort pour retourner sur la glace. Ça m'était arrivé en séries (il y a deux ans) mais c'était différent parce que je revenais d'une blessure. Ce n'est quand même pas la première fois, et je suis certain que ce ne sera pas la dernière », a-t-il ajouté.
Quatrième ligne 
Boucher a dit après la pratique que pour reprendre sa place dans l'alignement, Neil n'a « qu'à être lui-même ». 
« Tu ne veux pas qu'il change sa façon de jouer. Présentement, nous prenons des décisions en fonction de l'adversaire et différentes choses qu'on veut voir. Nous avons un nouveau joueur (Wingels) qu'on veut voir, comment va-t-il nous aider en jouant avec qui. Il a compté un but lors du dernier match, ce que notre quatrième ligne n'a pas fait depuis longtemps. Les gars de quatrième trio ont eu des points, mais c'était en jouant avec d'autres gars. On a besoin que la quatrième ligne produise, pas autant que les autres, mais à l'occasion en attaque ainsi qu'au niveau du momentum » a souligné Boucher.
Dans cette optique de s'adapter à un adversaire qui aligne des joueurs robustes dans le moule de Neil, il ne faudrait pas se surprendre de le voir affronter les Panthers, qui comptent sur un de ses vieux rivaux, Shawn Thornton. L'ancien des Bruins de Boston n'a cependant disputé que 24 parties cette saison et il n'a que 11 minutes de punition pour aller avec un but et une passe. Neil, lui, a un but et deux passes en 45 parties, avec 56 minutes passées au cachot.
« Quand tu joues contre une équipe avec certains éléments qui peuvent causer des disruptions, tu dois répliquer avec les tiens. Ça va se décider de match en match, parfois en obtenant de l'information sur l'alignement de l'autre équipe », a indiqué Boucher, qui a aussi l'option de laisser Curtis Lazar de côté, lui qui n'a toujours qu'une passe à sa fiche cette saison.
Tommy Wingels
Wingels, acquis des Sharks de San Jose la semaine dernière, a eu une fin de semaine chargée. Il était à Winnipeg avec les Sharks quand la transaction a été complétée mercredi dernier, et il n'avait « qu'un habit, une couple de chemises et de caleçons » dans ses valises.
Il est donc retourné à San Jose pour préparer le déménagement de sa famille, après avoir annulé les vacances qui étaient prévues à son horaire le week-end dernier ainsi que plus tard en février quand San Jose allait obtenir son cinq jours de congé prévu à la convention collective.
Borowiecki est rétabli de son virus
Le défenseur Mark Borowiecki s'est dit enfin remis du virus qui l'a tenu à l'écart lors des cinq derniers matches des siens. « J'ai commencé à pouvoir manger du solide seulement jeudi dernier. J'ai eu une couple d'intraveineuses pour m'aider à pouvoir digérer quelque chose. J'ai réussi à m'entraîner deux fois pendant la pause et là, je me sentais bien. Ça va être la décision du coach maintenant, parce que Fred a bien fait. Il a toute une éthique de travail, ce jeune que j'ai vu arriver à Binghamton il y a quelques années. Il vient travailler tous les jours et tout le monde est content qu'il ait bien fait », a dit Borowiecki lundi soir.
« Fred », c'est Fredrik Claesson, l'arrière suédois qui a récolté trois passes à ses deux derniers matches. « Ça va être difficile de le retirer. J'aime être juste, parfois tu dois dire au joueur que tu prends une décision qui n'est pas juste. Dans son cas, il a très bien joué et ça va être dur de l'enlever », a dit Boucher.
Chabot et White ont la même fête
Les deux choix de première ronde des Sénateurs en 2016, Thomas Chabot et Colin White, ont célébré leur 20e anniversaire de naissance en même temps lundi, le premier à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick, où il joue pour les Sea Dogs, et le second à Boston, où il défend les couleurs des Eagles de Boston College.
Le DG des Sénateurs Pierre Dorion est justement allé voir jouer White samedi alors que son club affrontait Notre-Dame. Le centre ne l'a pas déçu en obtenant un but et une passe dans un gain de 6-4, portant sa fiche cette saison à 12 buts et 21 points en 23 parties. Dorion n'a pas caché qu'il souhaite le mettre sous contrat à la fin de la présente saison, qui pourrait prendre fin en avril si son club atteint le Frozen Four (championnat national de la NCAA).
Chabot, pour sa part, est rendu à 5 buts et 20 passes pour 25 points en 20 parties cette saison depuis qu'il a été rétrogradé aux rangs juniors après avoir amorcé la saison dans la LNH, disputant un seul match.