Craig Anderson a offert une solide performance, mais il n’a pas été en mesure de stopper le Lightning en tirs de barrage. Sur la photo, Steven Stamkos déjoue le gardien américain.

Chanceux, pas chanceux

Tampa — Pour battre la meilleure équipe de la LNH, jeudi, les Sénateurs d’Ottawa devaient livrer une performance sans tache.

Ils devaient être très bons... et un peu chanceux.

« Nous avons fait ce qu’il fallait. Nous avons joué, ensemble, pendant 65 minutes. Il n’y avait pas de passagers sur le banc des joueurs », a résumé, en fin de soirée, un Craig Anderson qui sentait le caoutchouc.

En réussissant 35 arrêts durant ces 65 minutes, le gardien a réussi à donner un point à son club. Il n’a pas été capable de terminer le travail et les Sénateurs se sont inclinés 4-3, en tirs de barrage.

Ils ont pourtant été chanceux, dès le départ.

Après un lancer de routine, Dan Girardi s’est occupé du retour. Le vétéran, qui a déjà fait partie des meilleurs défenseurs à caractère défensif au monde, a complètement gaffé. Il a repoussé la rondelle vers son partenaire, Braydon Coburn. La rondelle a rebondi contre le pantalon de Coburn avant de se retrouver dans le filet.

Un but chanceux.

Ce but a été porté à la fiche de Bobby Ryan. Ça lui faisait quatre points à ses quatre dernières parties.

Après avoir souffert plus que quiconque de la léthargie d’Ottawa, en novembre, l’attaquant de 7 millions $ US semble retrouver son erre d’aller.

Sauf que Ryan a joué de malchance, aussi, dans cette partie.

Quand les Sénateurs sont revenus sur la patinoire, au terme du premier entracte, il brillait par son absence. Il avait été remplacé par Nate Thompson dans le premier trio.

Depuis la galerie de la presse, certains observateurs ont commencé à s’inquiéter. Aurait-il subi une nouvelle blessure à un doigt ? Il a reçu un bon coup de hache du défenseur Jake Dotchin au premier tiers...

Ryan est revenu au jeu avant la fin du second engagement, mais il n’était clairement pas à l’aise. Il a effectué une seule présence, en troisième période, avant de lancer la serviette.

« C’est encore un doigt. Je ne sais pas si c’est le même que d’habitude. Au moins, cette fois, il n’y a pas de fracture », confirme l’entraîneur-chef Guy Boucher.

Cody Ceci et Derick Brassard ont été les autres marqueurs des Sénateurs dans cette partie.

L’autre pilier américain des Sénateurs, le gardien Craig Anderson, devait lui aussi jouer un super match pour permettre à son équipe de causer la surprise.

Anderson voulait surtout rebondir, après la débande de mardi soir à domicile. Il faisait partie des joueurs qui voulaient le plus oublier cette gênante défaite contre le Wild du Minnesota.

Il pouvait s’appuyer sur son glorieux passé. Il présentait une fiche en carrière de 8-4-3 avec une solide moyenne de buts alloués de 1,88, en carrière, contre le Lightning.

Le Lightning n’a peut-être jamais présenté une attaque aussi menaçante. Anderson l’a vite découvert, durant une deuxième période où il a fait face à un barrage de 16 lancers. Ça venait de partout.

Il ne pouvait pas résister éternellement à la pression. Tyler Johnson et Yanni Gourde ont réussi à le déjouer au terme de deux présences où le Lightning a complètement embouteillé et étourdi ses adversaires.

Vladislav Namestnikov a inscrit le troisième but du Lightning, en troisième période.

Anderson a été très bon. Comme tous les bons gardiens, il a réussi quelques arrêts par chance.

Il devrait avoir la chance de prendre part au dernier match avant Noël, samedi.

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Bonne fête, Cody Ceci

Cody Ceci a célébré son anniversaire de naissance, jeudi. Il a soufflé 24 bougies.

« Ça doit faire au moins quatre fois que je lui souhaite bonne fête aujourd’hui », a lancé avec bonne humeur son grand copain Jean-Gabriel Pageau lorsque nous l’avons croisé à l’hôtel où logeaient les Sénateurs.

Il n’était pas encore midi.

Pageau lui a sans doute souhaité bonne fête à nouveau, en soirée. Ceci a marqué le deuxième but des Sénateurs.

Le mal-aimé des partisans, qui cherche à se rebâtir une confiance, a trouvé le fond du filet trois fois à ses cinq dernières parties.

« À l’heure actuelle, je suis prêt à tout faire pour aider mon équipe. Nous avons besoin de beaucoup d’aide. Si je peux contribuer à l’attaque, tant mieux. Si ça se passe le soir de ma fête, c’est un boni », a-t-il résumé.

Le plan de match de Guy Boucher était fort simple. Face à l’attaque la plus dynamique sur la planète, il ne pouvait pas trop se fier à ses défenseurs les plus verts. Ceci et Erik Karlsson ont mérité leur salaire. « Nous n’avions pas le choix », a reconnu l’entraîneur-chef après la partie.

Le capitaine a passé 30 minutes et 28 secondes sur la patinoire. Le fêté a été encore plus utilisé. Son chronomètre pour la soirée s’est arrêté à 32:54.

« On nous avait prévenus, avant le match, qu’on verrait beaucoup de temps de glace. Si je n’étais pas sur la glace, Erik y était. Chacun notre tour. Je suis exténué. Les cinq minutes de prolongation n’ont pas aidé », dit celui qui n’avait jamais joué autant durant une seule partie.

Le meilleur défenseur sur la patinoire, lors de cette soirée, portait cependant un chandail bleu. Victor Hedman a atteint un nouveau sommet personnel, au début de la troisième période, quand il a obtenu son neuvième tir au but du match.

« L’autre » défenseur d’élite suédois a terminé la partie avec une récolte de deux points. Il était partout, sur la glace.

Dans les tirs de barrage, l’autre pilier de Tampa Bay, Steven Stamkos a scellé l’issue de la rencontre.