Thomas Chabot a récolté au moins un point à ses trois premiers matches cette saison.

Chabot s’impose dès le départ

La nouvelle saison de la LNH n’est vieille que d’une semaine, mais déjà, Thomas Chabot s’impose comme une de ses belles histoires.

Le défenseur québécois des Sénateurs d’Ottawa a commencé la campagne sur les chapeaux de roue, avec au moins un point lors de chacun de ses trois premiers matches. Il s’est surtout fait remarquer avec sa soirée de deux buts, dont un deuxième spectaculaire, et une passe samedi soir à Toronto.

Le dauphin d’Erik Karlsson connaît certes un meilleur départ que celui-ci avec les Sharks de San Jose, lui qui avait été limité à une passe avant d’affronter les Flyers de Philadelphie mardi soir.

Comme si ce n’était pas suffisant, il s’impose aussi comme une vedette sur les réseaux sociaux, alors qu’un blogueur populaire vend des chandails à son effigie (en fait, avec l’anagramme de son nom, Hotsam Batcho) pour une œuvre charitable, en plus d’avoir été le narrateur d’une vidéo amusante de l’équipe (dans son anglais avec un bon accent) pour souligner son passage à Boston.

L’arrière de 21 ans originaire de Sainte-Marie de Beauce préfère évidemment se concentrer sur le hockey, et de ce côté, il n’a pas à se plaindre. «Ça va bien à date. Quand on regarde les matches, j’ai joué deux matches avec (Dylan) DeMelo et nous avons une bonne chimie. En partant, ça va assez bien notre affaire. On essaie de garder ça assez simple, mais en même temps, on essaie d’aider l’équipe à gagner. On va espérer que ça va continuer comme ça», a-t-il confié mardi au retour de l’équipe au Centre Canadian Tire.


« On parlait de lui pendant la présaison, mais maintenant qu’il a compté un but spectaculaire, tout le monde semble réaliser qu’il est bon. »
Matt Duchene

S’il continue à ce même rythme, Chabot sera parmi les meilleurs compteurs de la LNH chez les défenseurs. Avant les parties de mardi soir, il était à égalité au deuxième rang derrière Morgan Rielly avec ses deux buts et trois passes pour cinq points, et il présente un différentiel positif de plus-2.

À sa saison recrue l’an dernier, le premier choix des Sénateurs (18e au total) au repêchage de 2015 avait déjà montré un bon aperçu de ses talents offensifs avec une récolte de 9 buts et 25 points en 63 matches qui était supérieure à celle de Karlsson à sa saison recrue (5 buts, 26 points en 60 matches).

«On parlait de lui pendant la présaison, mais maintenant qu’il a compté un but spectaculaire, tout le monde semble réaliser qu’il est bon. On le savait dès le départ. Il a un bon début de saison et on a besoin qu’il continue à être un cheval en arrière. On ne lui dit pas nécessairement ça, on lui donne une tape dans le dos et on lui dit de continuer de cette façon, souligne le centre Matt Duchene. Il est excellent pour lancer l’attaque. Il pourrait la mener s’il le voulait, mais il sait ce qui est le mieux pour l’équipe et nos attaquants. Il maintient un bon équilibre.»

L’entraîneur-chef Guy Boucher est satisfait de la progression de Chabot, qui montre «plus de calme, plus de maturité» dans son jeu. Mais il ne veut pas s’emballer trop vite. «Les gens vont regarder son attaque lors des deux derniers matches et dire, ‘Wow’, comme nous tous. Mais en défensive, il doit continuer à montrer plus de constance. Il est encore jeune, il y a encore des soirs qui vont être difficiles. C’est la réalité... J’ai toujours su qu’il allait être super bon, mais quand on fait des prédictions, on se trompe parce qu’on veut aller trop vite. Il faut prévoir pour plus long, et quand ça va plus vite, c’est un bonus», affirme Boucher.

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DEMELO FAIT UNE DIFFÉRENCE

Dylan DeMelo s’est réveillé mardi confortablement installé au premier rang de la LNH avec un différentiel de plus-7, deux de mieux que Henri Jokiharju, des Blackhawks de Chicago. 

L’arrière acquis dans l’échange d’Erik Karlsson ne s’attend évidemment pas à demeurer à ce rang toute la saison, et à être plus productif (un but et deux passes) que Karlsson (une passe) en plus. «Un bon début de saison ne m’enlève pas de pression. Erik Karlsson est un joueur spécial, son pedigree parle de lui-même. Moi, je cherche encore à trouver mon chemin dans la LNH, être un bon joueur chaque jour. Il n’y a pas de pression sur moi, même si j’étais moins-7 après trois matches. Ça n’a pas d’importance, surtout que cette statistique est un peu funky, ça ne reflète pas toujours comment tu as joué», a-t-il dit mardi. 

Le défenseur ontarien de 24 ans aime bien son nouveau partenaire à la ligne bleue, Thomas Chabot. 

«Il a le feu vert pour appuyer l’attaque tout le temps et je suis là pour l’appuyer... Ça va bien, mais ce ne sont que deux matches, on doit continuer. C’est fantastique de jouer avec lui, il est très intelligent, son jeu en zone défensive s’améliore et quand il va avoir maîtrisé ça, il va être un des meilleurs défenseurs de cette ligue», a-t-il noté à son sujet.