Le jeune défenseur des Sénateurs, Thomas Chabot, dispose de toute la confiance de son entraîneur-chef, Guy Boucher, depuis le début de la saison.

Chabot profite de la confiance de Boucher

Thomas Chabot peut dormir sur ses deux oreilles. Il a toute la confiance de son entraîneur.

En fin de match, jeudi, le défenseur beauceron a bien failli jouer les héros. Après avoir récupéré une rondelle libre, dans le fond de son territoire, il a tenté un long dégagement. La rondelle a roulé jusqu’en zone adverse, vers le filet laissé désert par les Sabres. Elle a frappé le poteau.

Sa décision aurait aussi pu coûter très cher aux Sénateurs. Après avoir frappé le poteau, la rondelle a glissé derrière la mince ligne rouge. C’est donc devenu un dégagement refusé. Les Sabres, qui essayaient de marquer le but égalisateur, ont obtenu une grosse mise en jeu en zone adverse.

Il n’y a finalement pas eu de conséquences fâcheuses. Les Sénateurs ont protégé leur avance. Bobby Ryan a fini par marquer un but dans le filet désert. Tout a bien fini pour Ottawa.

Chabot a confié, après l’entraînement de vendredi, qu’il ne cherchait même pas à jouer les héros.

« Honnêtement, mon but, c’était d’envoyer la rondelle dans le centre de la glace. Je voulais juste la sortir de notre territoire. La rondelle a vraiment sorti fort. J’ai été le premier surpris de la voir traverser la patinoire au grand complet », confie-t-il, encore un peu sous le choc.

Il paraît que Chabot a marqué deux ou trois buts dans des circonstances similaires, durant son passage dans la LHJMQ.

Si jamais l’opportunité se présente à nouveau, le jeune défenseur numéro un sait qu’il est capable de marquer.

Il sera également heureux d’apprendre qu’il a carte blanche pour tenter sa chance à nouveau.

« Ça ne me pose absolument aucun problème », annonce Guy Boucher.

« La vérité, c’est qu’on était complètement vidés au moment où Thomas a effectué ce dégagement. Il nous a donc donné un peu de temps pour reprendre notre souffle. Nous avons été obligés de reprendre l’action à proximité de notre filet, mais je n’étais pas trop nerveux. Je savais que je pouvais me fier sur Matt Duchene, qui est plutôt à l’aise dans les cercles des mises en jeu. »

Boucher ne veut surtout pas tuer la créativité de son jeune joueur le plus doué en lui imposant trop de restrictions.

« Je ne veux pas lui enlever son feeling de la game », explique-t-il dans ses mots.

Parce qu’il voit bien le jeu, parce qu’il est bien servi par son instinct, Chabot flirte présentement avec l’élite.

Quand il s’est présenté au bureau, vendredi matin, il occupait le deuxième rang au classement des défenseurs les plus productifs de toute la LNH. Avec ses 15 points en 12 parties, il talonnait Morgan Rielly. Le quart-arrière des Maple Leafs de Toronto totalise 16 points après 13 rencontres.

Il fallait descendre jusqu’au 35e rang pour trouver l’ancien général de la brigade défensive ottavienne.

En 13 matches, Erik Karlsson n’a toujours pas réussi à marquer son premier but dans l’uniforme des Sharks de San Jose.

Chabot jure que tout cela n’occupe pas une très grande place dans ses pensées.

« Honnêtement, je ne regarde même pas ça ! Oui, ça va bien. Je ramasse des points. J’ai toujours dit que c’est plus facile de ramasser des points quand je joue avec de bons joueurs », d’expliquer celui qui a obtenu deux mentions d’aide, contre les Sabres.

« J’ai fait une passe à Melo. J’étais content de le voir marquer. Ensuite, j’ai fait une passe à Stone, qui a trouvé White tout seul dans l’enclave. Les points, c’est le résultat du bon jeu collectif. »

+

LES SÉNATEURS EN BREF

Dylan DeMelo

De bons mots pour DeMelo

Alors que la conférence de presse de vendredi tirait à sa fin, un journaliste a demandé à Guy Boucher s’il connaissait bien Dylan DeMelo, quand les Sénateurs ont fait son acquisition. L’entraîneur-chef a répondu qu’il l’avait simplement vu jouer sur vidéo.

Il s’est ensuite lancé dans un long monologue, pour qu’on sache tout le bien qu’il pense de son nouveau défenseur.

« Je ne savais pas du tout quel type d’être humain se retrouverait devant moi. Dans les dernières semaines, nous avons découvert un être intelligent, fiable, pas égoïste du tout... Tout ça paraît quand il se trouve sur la patinoire. Et c’est très bon, pour la culture de l’équipe que nous cherchons à établir. La chimie avec Thomas Chabot est bonne, aussi. Tout ça, c’est énorme, pour nous, en ce moment », a-t-il résumé.

***

Nick Paul

Paul : centre ou ailier ?

Nick Paul n’a pas mal paru dans son premier match de la saison, jeudi.

« Ça m’a juste fait du bien de pouvoir me délier les jambes. J’ai pu enfin faire la preuve que j’ai travaillé très fort cet été. J’ai prouvé que ma vitesse s’était améliorée. Je veux juste continuer à construire là-dessus. Je veux prouver que je peux transporter la rondelle jusqu’au filet, gagner mes batailles et prouver que j’ai ma place ici », a-t-il résumé, une douzaine d’heures plus tard.

Tout porte à croire que Paul pourra disputer un deuxième match, samedi.

Les Sénateurs ont rappelé un autre attaquant, Jack Rodewald, de Belleville. Guy Boucher est curieux de voir si Paul peut connaître du succès au centre.

« Il est évident que nous avons des besoins à cette position », fait-il valoir.