Thomas Chabot se réjouit du fait qu'Erik Karlsson n'ait pas été échangé lundi lors de la date butoir des transactions.

Chabot perd un mentor, en garde un autre

Dauphin d’Erik Karlsson, Thomas Chabot était bien heureux d’avoir l’occasion de lui payer la traite mercredi soir quand les Sénateurs d’Ottawa ont tenu leur soirée des recrues dans la « ville du péché ».

Le défenseur québécois des Sénateurs d’Ottawa a eu un peu d’aide de Ben Harpur et peut-être aussi d’un Max McCormick, mais c’est surtout lui qui devait régler la note à la fin de la soirée présidée par son capitaine qui est demeuré en poste jusqu’à nouvel ordre, n’ayant pas été échangé lundi dernier.

Pour Chabot, c’est une excellente nouvelle alors que l’arrière de 20 ans, premier choix de l’équipe en 2015, peut continuer à apprendre son métier au pied du double récipiendaire du trophée Norris, dont il est un partenaire occasionnel.

« Avec toutes les rumeurs et tout ce qui se passait sur les réseaux sociaux, on riait un peu du fait qu’il était passé d’intouchable à premier dans la liste (des joueurs disponibles sur le marché). Mais c’est certain que tous les gars dans l’équipe sont contents qu’il soit encore ici. C’est le meilleur joueur de notre équipe et le meilleur défenseur au monde, c’est certain qu’on est très contents », a-t-il confié au Droit mardi à Washington, le club ayant eu congé à son arrivée à Las Vegas mercredi.

« C’est certain que c’est le fun pour moi de le côtoyer dans l’équipe, de partager un peu de temps sur la glace quand je joue avec. Il me donne des conseils et je vois ce qu’il fait sur la glace comme en dehors, ce sont toutes des affaires qui vont m’aider en tant que joueur. Il y a des entraîneurs qui m’aident beaucoup, mais en même temps, le plus que j’apprends, c’est de joueurs qui l’ont déjà vécu et c’est sur et certain que ça va être à mon avantage de continuer à travailler avec lui », a-t-il ajouté.

Karlsson a mentionné à deux occasions lorsqu’il a discuté avec les représentants des médias mardi, avant et après la défaite de 3-2 contre les Capitals de Washington, qu’une de ses responsabilités pour le reste de la saison consiste en donner un bon exemple aux jeunes joueurs de l’organisation, et on présume qu’il visait d’abord et avant tout Chabot.

« En allant de l’avant, on va essayer de se concentrer sur les choses qui vont nous permettre de connaître du succès au niveau individuel et collectif. Et comme je l’ai dit, comme vétéran, vous allez devoir faire tout en votre pouvoir pour garder le contrôle de la situation afin de donner un bon exemple aux plus jeunes qui vont arriver parce que pour avancer, nous allons avoir besoin que plusieurs gars remplissent plusieurs postes. On va avoir besoin qu’ils soient à leur meilleur quand on va commencer l’an prochain », a-t-il mentionné après le match de mardi soir.

Pour Chabot, le fait que Karlsson reste dans les parages, jusqu’à la fin de la présente saison au moins, vient compenser amplement pour la perte d’un autre mentor, le centre gatinois Derick Brassard, chez qui il habitait en pension entre son rappel à la fin novembre et le mois dernier, quand le club lui a indiqué qu’il pouvait se trouver son propre appartement.

« Honnêtement, ça m’a fait de quoi de le voir partir. On en avait entendu parler dans les rumeurs, mais quand ça arrive, c’est quand même difficile. C’est un gars qui a tout fait pour me faciliter à rentrer dans la ligue. N’importe quand que j’avais des questions, que j’avais besoin d’aide, il était tout le temps là pour moi. Il m’a accueilli chez lui deux ans de suite, l’an passé au début de la saison (avant qu’il soit retourné chez les juniors) et cette année encore, donc de le voir partir, c’est certain que c’était difficile. Il comptait beaucoup pour moi, un jeune qui rentre dans la ligue alors qu’il est dans la ligue depuis un bout de temps et qu’il prenait soin de moi, m’invitant chez lui ou pour aller souper sur la route. C’était donc difficile un peu de le voir partir », a-t-il souligné.

Jugé comme intouchable par l’organisation, Chabot a vient de vivre une première date limite des échanges dans la LNH pas commune. « C’est intéressant à vivre de l’intérieur. Je l’ai déjà vu de l’extérieur, mais tu ne sais pas ce qui se passe dans le vestiaire. C’est certain que c’était plus gros que d’habitude ici cette saison, les gars me disaient que ce n’est pas comme ça chaque année. Ce n’était pas le “fun” de voir des gars partir, mais c’est une expérience pour un jeune joueur comme moi. C’est différent, c’est certain », a-t-il renchéri.