La recrue Thomas Chabot tient à garder les deux pieds sur terre, même s’il apprécie d’avoir la chance de former un duo avec Erik Karlsson.

Chabot garde la tête bien froide

Si les bons mots de Guy Boucher sont de la musique aux oreilles de Thomas Chabot, il ne l’a pas trop laissé paraître.

Le défenseur recrue de 20 ans aurait joué « son meilleur match au hockey professionnel » samedi contre le Lightning de Tampa Bay, selon l’entraîneur-chef Guy Boucher, qui l’avait jumelé pour l’occasion à son capitaine Erik Karlsson.

L’arrière-garde originaire de Sainte-Marie de Beauce tient à garder les deux pieds sur terre, même s’il apprécie d’avoir la chance de former un duo avec le double récipiendaire du trophée Norris.

« En jouant avec Erik, on ne passe pas beaucoup de temps dans notre propre zone, il trouve tout le temps le moyen de faire une bonne sortie de zone. En plus, nous sommes deux bons patineurs, lui étant extrêmement bon. On trouve le moyen de sortir la rondelle de la zone et ça m’aide de jouer avec un gars qui est peut-être le meilleur défenseur au monde en ce moment. C’est satisfaisant d’entendre ça (les commentaires de Boucher), mais comme j’ai dit à ‘Karl’ après le match, c’est grâce à lui, il me facilite grandement la tâche », a confié Chabot au Droit après l’entraînement de lundi.

Heureux d’avoir été de l’alignement partant d’un match pour la première fois dans la LNH, chose à laquelle il ne s’attendait pas, le numéro 72 des Sénateurs estime que même s’il est un arrière à caractère offensif dans le même moule que Karlsson, il n’est pas difficile pour eux de s’entendre à savoir lequel des deux appuiera l’attaque quand l’occasion se présente.

« On se regarde les deux. Quand on embarquait sur la glace, si c’était contre leur premier ou deuxième trio, on se disait entre nous autres de rester plus du côté défensif. Mais si on est contre les troisième ou quatrième trios, on se regarde et si j’y vais, il va rester en arrière, et c’est la même chose pour moi si c’est lui qui y va. C’est une lecture de jeu à faire », dit le jeune homme de 20 ans, qui a deux buts et six passes à sa fiche, avec un différentiel de plus-4, en 21 parties dans la LNH cette saison.

Boucher est revenu à la fin de son point de presse de lundi sur sa décision de demander à Karlsson de prendre Chabot sous son aile.

« C’est différent d’un duo comme à Boston avec (Zdeno) Chara avec (Charlie) McAvoy, un grand-père qui ‘backe’ le jeune et l’éduque. Avec Erik et Thomas, ce n’est pas ça du tout, tu as deux gars très offensifs qui ont tendance à partir. C’est sur qu’à un moment donné, tu ne veux pas avoir aucun défenseur en arrière. Moi, ce que j’aime d’Erik, c’est son approche avec le jeune, il a été très mature, il sait que c’est lui des fois qui est obligé de compenser pour le jeune. Les deux ensemble ont bien ‘performé’, d’abord parce qu’ils ont tout le temps la rondelle. Ça aide, ça nous empêche d’avoir à se défendre dans notre zone aussi souvent. Mais Erik a pris le jeune sous son aile, il est un joueur similaire, Erik peut lui parler de sa progression à lui comme joueur, quand il a commencé dans la ligue, comment limiter les dégâts, quand y aller, quand ne pas y aller », a indiqué Boucher.

« Erik est obligé de le ‘backer’ parfois, et ça, c’est correct, parce que quand Erik est à son meilleur défensivement, notre équipe est à son meilleur, point. C’est aussi simple que ça. Ça fait qu’en ce moment, on peut le faire (les jumeler) par bout dans un match », a-t-il ajouté.

LES SÉNATEURS EN BREF

Encore Anderson

Guy Boucher a désigné Craig Anderson comme gardien partant contre le club de son patelin, les Blackhawks, un quatrième départ de suite pour lui (2-0-1 lors des trois premiers. 

« On a commencé la nouvelle année en jouant du meilleur hockey et en obtenant des résultats qu’on préfère. On doit continuer à essayer de s’améliorer et on ne sait jamais ce qui peut arriver », a souligné Anderson. 

Celui-ci a répété souvent au cours des dernières semaines qu’il a déjà fait partie d’un club qui avait réussi à se qualifier pour les séries même s’il n’avait que cinq gains en arrivant aux Fêtes. Ce club : les Admirals de Norfolk de 2003-2004, qui étaient alors le club-école des Blackhawks. 

« Malgré plusieurs rappels, on avait réussi à remonter la pente et se qualifier le dernier jour du calendrier régulier », s’est-il rappelé. 

Batherson à la maison

Héros de la victoire d’Équipe Canada au Championnat mondial junior de Buffalo vendredi dernier avec ses sept buts dans le tournoi en plus d’avoir préparé le but gagnant de la finale contre la Suède, l’espoir des Sénateurs Drake Batherson est rentré dans son patelin de la Nouvelle-Écosse samedi, ayant été accueilli par plusieurs parents et amis à son arrivée à l’aéroport de Halifax. 

Il profitera maintenant de quelques jours de congé avant de se rapporter à son nouveau club, l’Armada de Blainville-Boisbriand, qui l’a acquis du Cap-Breton pendant le tournoi. 

« Je vais passer quatre ou cinq jours dans la Vallée, voir ma famille et mes amis vu que je n’étais pas ici pour Noël, ce dont je ne me plains pas vu que j’étais au Championnat mondial junior. Je vais peut-être aller jouer au hockey dehors avec des amis », a-t-il dit à sportsandmoore.com.