Incommodé par des douleurs au cou, Thomas Chabot sera finalement en uniforme samedi.

Chabot affrontera les Bruins

Les Sénateurs d’Ottawa ont pu pousser un soupir de soulagement vendredi alors que Thomas Chabot a participé à leur séance d’entraînement sans problème malgré un cou endolori.

Le défenseur vedette avait déclaré forfait après quelques minutes la veille, ce qui avait fait douter de sa disponibilité en vue du match contre les Bruins à Boston samedi.

En revenant au vestiaire, il s’est déclaré en pleine forme et prêt pour le défi d’affronter Patrice Bergeron, Brad Marchand, David Pastrnak et compagnie.

« Tout est beau, a-t-il lancé. On a pris le temps hier de me donner des traitements parce que c’est devenu vraiment raide après la première pratique de la semaine (mardi). J’ai pu participer à l’entraînement au complet aujourd’hui, tout est de retour à la normale, le cou est correct, donc je vais pouvoir jouer. »

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Ébranlé par une mise en échec de Barclay Goodrow, des Sharks, dimanche dernier en fin de match, Chabot ne craint pas que son cou puisse « barrer » dès le premier coup d’épaule qu’il encaissera samedi.

« Je me sentais extrêmement bien pendant la pratique et on est prêt à y aller. De la façon dont je me sens, le cou était bien libre, j’étais capable de bien tourner la tête. Je me sentais normal. Oui, ça se pourrait que ça revienne, on court toujours le risque, veut, veut pas. Mais que tu sois blessé ou pas, il y a toujours le risque qu’il arrive quelque chose. Je suis content d’avoir patiné (vendredi), comme ça je n’ai pas besoin d’aller dans le match de demain avec une crainte dans ma tête que ça pourrait revenir », a-t-il ajouté plus tard.

Avec son partenaire Nikita Zaitsev, Chabot s’attend à être confronté à l’occasion au meilleur trio de la LNH en ce début de campagne, Pastrnak étant le deuxième compteur de la LNH avec ses 24 points, 3 de plus que Marchand et 12 de plus que Bergeron.

« C’est une grosse game. C’est une équipe contre qui il est difficile de jouer, c’est pour ça qu’ils se rendent loin chaque année en séries. Ils ont beaucoup de succès dans leur aréna en plus. Mais je pense que notre équipe, depuis le début de la saison, trouve le moyen d’amener son meilleur niveau de jeu contre les meilleures équipes sur papier. C’est un gros challenge, mais on aime ça, on aime les défis pour s’améliorer en tant que groupe », a-t-il souligné.

Jeu de puissance mortel

Son patron D.J. Smith s’est fait avare de commentaires sur la blessure de Chabot. « Il avait l’air en bonne forme aujourd’hui. Ils (les thérapeutes) ont travaillé sur son cou et il semble correct », a dit Smith.

Concernant les Bruins, il a noté : « Ils jouent de la bonne façon. Ils ont un jeu de puissance mortel, un désavantage numérique très bon, de bons gardiens. Leurs gars qui jouent comme il faut sont leurs meilleurs joueurs. En tant qu’équipe, c’est ce qu’on veut devenir. Leur séquence de succès dure depuis longtemps. Quand tes meilleurs joueurs mènent la charge, chaque jour, les autres ont tendance à suivre. »

La troupe dirigée par l’entraîneur originaire d’Ottawa Bruce Cassidy semble s’être bien remise de sa défaite sur la glace du TD Garden lors du septième match de la dernière finale de la coupe Stanley, remportée par les Blues de St. Louis. Les Bostonnais présentent une fiche de 9-1-2, un point de moins que les Capitals de Washington, bons premiers au classement général de la LNH mais avec deux matches de plus disputés (avant de recevoir Buffalo vendredi).

Par ailleurs, Smith a confirmé que c’est Craig Anderson qui affrontera les Bruins.

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Le frère de Brady Tkachuk, Matthew Tkachuk (#19), célèbre dans les bras du gardien de but des Flames de Calgary, David Rittich.

BUT «MALADE» DE L'AUTRE TKACHUK

Le frère de Brady Tkachuk, Matthew, s’est taillé une place de choix dans les jeux de la semaine avec son but en prolongation à Nashville jeudi soir, prenant un tir entre ses jambes à partir de l’enclave pour procurer un gain de 6-5 à ses Flames de Calgary.

L’attaquant des Sénateurs ne regardait pas le match, mais quand il a su que la partie allait en prolongation, il a ouvert son téléphone pour regarder celle-ci. Il n’a pas été trop surpris par le jeu de son aîné.

« C’était pas mal malade, j’étais “pompé” quand j’ai vu ça. Il essaie de prendre des tirs entre ses jambes pas mal tout l’été. De le voir le faire du haut de l’enclave, peu de gens peuvent faire ça, c’était impressionnant », a-t-il commenté à ce sujet vendredi.

Quand Le Droit lui a demandé s’il pourrait faire la même chose, il a rétorqué : « Je suis plus un gars de viande et patates, il est plus flashy. Je ne sais pas, on va voir, j’imagine. »

D.J. Smith a été impressionné par ce but et celui, style crosse, d’Andreï Svechnikov, des Hurricanes de la Caroline.

« Moi, vous me donneriez une heure seul sur la glace et je ne pourrais pas soulever la rondelle comme ça », a-t-il blagué.