Marc Méthot

«C'est quand même dur à encaisser»- Marc Méthot

Il était environ 7h30 dans les Rocheuses, mardi matin, lorsque le téléphone de Marc Méthot s'est fait entendre.
«Par chance, à cause du décalage horaire, je ne dormais pas. J'étais bien réveillé mais j'étais allongé dans mon lit. C'était Brad Pascall, un des dirigeants de Hockey Canada. Il m'a tout de suite annoncé que ce n'était pas un coup de fil très joyeux», raconte le défenseur franco-ontarien des Sénateurs d'Ottawa.
Le coup de fil visait à lui annoncer qu'il n'avait pas été retenu au sein de son équipe nationale.
«Brad m'a remercié pour mon engagement auprès de Hockey Canada lors de divers tournois internationaux au fil des ans. Je l'ai remercié de m'avoir appelé. Ça s'est pas mal arrêté là.»
Même s'il avait participé au camp d'orientation de l'équipe olympique, l'été dernier, Méthot ne s'attendait pas vraiment à être invité aux Jeux. Les Sénateurs, dans l'ensemble, ne seront pas très bien représentés à Sotchi. Seulement deux de leurs joueurs - Erik Karlsson et Milan Michalek - y seront (voir autre texte en page41).
«C'est quand même dur à encaisser, comme nouvelle. Je suis un joueur de la LNH. Je n'ai pas l'habitude de me faire dire que je ne suis pas assez bon pour faire partie d'une équipe», commente le numéro3.
Méthot n'est pas amer. Il respecte au plus haut point les huit défenseurs qui ont été sélectionnés par le directeur général Steve Yzerman.
«Il y a tellement de profondeur au Canada... Je crois que le pays va miser sur une équipe de hockey exceptionnelle. C'est juste que je suis un athlète professionnel. Je suis compétitif de nature. J'ose croire que je suis capable de rivaliser avec les meilleurs.»
«J'ai tout donné ce que je pouvais au cours des deux dernières années dans le but d'impressionner les dirigeants de cette équipe. Les décisions finales ne m'appartenaient pas.»