Cody Ceci joue en moyenne plus de 23 minutes par partie cette saison.

Ceci prend du galon

Une fois, ce n'est pas coutume. Deux fois, c'est plus qu'une anomalie. Une demi-douzaine de fois ? On peut presque parler d'une tendance.
De quoi est-il question ? Du temps de glace du défenseur Cody Ceci, qui a été utilisé plus souvent que le capitaine Erik Karlsson pour une sixième occasion depuis le 1er décembre dernier dimanche lors de la visite des Oilers.
Sous Guy Boucher, le temps de glace de Karlsson a été réduit légèrement, passant de près de 29 minutes par partie l'an dernier à 27:06 par match cette saison et c'est Ceci qui a été appelé à combler le vide, lui qui est le deuxième patineur le plus utilisé du club à 23:25 minutes par partie, un total qui comporte peu de temps en avantage numérique.
Contre Edmonton, l'arrière originaire d'Orléans a passé 27:36 minutes sur la patinoire, alors que Karlsson a été limité à 23:47, à peine plus que son partenaire Marc Méthot, qui ne joue pas du tout sur le jeu de puissance, lui.
« C'est plaisant de jouer autant, tu es vraiment impliqué dans le match dans ce temps-là. Karlsson et Méthot étaient appelés à affronter la ligne de (Connor) McDavid, donc il restait beaucoup de temps à jouer contre les autres lignes. C'est excellent pour ma confiance, c'est certain. Ça a commencé le mois dernier quand nous avons eu quelques blessés et que j'ai dû jouer autant (que dimanche), j'adore ça », a commenté Ceci lundi, au lendemain de la victoire de 5-3 contre les Oilers à laquelle il a contribué avec ses deux passes, incluant la première sur le but gagnant de Tom Pyatt.
Ne pas s'en faire
Arrière à caractère offensif quand il jouait son hockey junior avec les 67's, Ceci n'a qu'un but et quatre passes à sa fiche cette saison, avec le pire différentiel du club à moins-10.
« J'ai un rôle différent maintenant et je l'accepte, j'ai cessé de ressentir de la frustration parce que je n'amasse plus autant de points qu'avant. Mais c'est certain que je vais les prendre quand ils passent », a-t-il noté.
Ceci souhaiterait bien ramener son différentiel dans le noir plutôt que le rouge, comme son partenaire à la ligne bleue Dion Phaneuf (moins-6), mais son entraîneur Guy Boucher ne lui en tient pas rigueur alors qu'à sa quatrième saison dans la LNH, il est encore considéré comme un jeune arrière-garde.
« En 20 ans comme entraîneur, s'il y a une chose que j'ai apprise, c'est qu'il faut être patient, surtout avec les défenseurs appelés à jouer contre les meilleurs joueurs adverses soir après soir. C'est la première année où on le sent prêt à apprendre à la dure tout en ayant du succès. Sa progression va dans la bonne direction alors qu'on cherche à gérer quand il peut faire face à des situations difficiles », a-t-il noté.
Boucher a parlé du choix de première ronde des Sénateurs en 2012 comme d'un « cheval » capable de jouer encore plus souvent, un peu comme son ancien protégé à Tampa Bay, Victor Hedman. « J'hésite à les comparer, mais ils ont en commun qu'ils ont besoin de temps pour se développer. Comme un Carey Price qui est devenu le gardien qu'il est à 24 ans. Tu ne peux pas acheter de l'expérience, tu dois jouer, apprendre de tes erreurs, te relever quand tu as des échecs... Les plus et moins, je ne regarde pas ça, c'est du passé. Il faut regarder où le joueur est aujourd'hui et ces statistiques sont sans importance... S'il est là, c'est parce qu'il fait la job », a-t-il souligné.
Premier combat pour Wideman
Matthew Benning a donné une leçon de boxe à Chris Wideman, dimanche dernier.
Le défenseur Chris Wideman a lâché les gants pour la première fois dans la LNH dimanche, et ça ne s'est pas trop bien passé pour lui alors que Matthew Benning, venu venger un coéquipier des Oilers à qui Wideman assenait quelques doubles-échecs supplémentaires, a décoché la majorité, sinon la totalité, des coups de poing dans l'échange.
« On venait d'échapper une avance de deux buts. Toute l'équipe était frustrée, moi inclus. Je cherche depuis l'an passé à garder le contrôle de mes émotions, ce n'est pas dans mon caractère, mais tout le monde doit faire sa part. J'essayais de créer une étincelle, les gars l'ont apprécié. J'ai blagué avec eux que je n'aime pas me faire corriger pour rien. La bonne chose, c'est qu'on avait l'avance quand je suis sorti du banc des punitions », a raconté celui qui avait eu le nez amoché par une rondelle égarée le mois dernier à Anaheim, enlevant sa grille complète seulement samedi contre Washington.
Pratiques importantes pour MacArthur
Les Sénateurs auront deux jours d'entraînement, mardi et mercredi, avant de se frotter aux Penguins de Pittsburgh jeudi soir au Centre Canadian Tire et si Guy Boucher entend en profiter pour peaufiner le travail de ses unités spéciales, ces pratiques seront importantes pour l'attaquant Clarke MacArthur.
Au rancart depuis qu'il a subi une quatrième commotion cérébrale en 18 mois au troisième jour du camp d'entraînement, celui-ci poursuit sa réhabilitation en espérant que les médecins de l'équipe lui donneront le feu vert bientôt pour effectuer un retour au jeu.
« Il poursuit sa progression alors qu'il tient à revenir au jeu, il va dans la direction attendue. Je ne veux mettre aucune pression sur lui, mais ça fait un bout de temps qu'il pratique avec contact. Pour ce qui est de son dernier test (de base) et du OK des médecins, on n'est pas encore là. Mais il est fort avancé dans le processus. On est au point où il se sent bien pour pratiquer comme attaquant et étudier les vidéos de nos avantages et désavantages numériques », a dit Guy Boucher, qui a évoqué la possibilité de l'insérer aux côtés de Jean-Gabriel Pageau et Mike Hoffman sur le troisième trio de son club.