Cody Ceci a débuté le camp d’entraînement avec Thomas Chabot. Il a terminé la semaine aux côtés du robuste Mark Borowiecki.

Ceci jumelé à Borowiecki

MONT-TREMBLANT — Le portrait se précise à la veille du début de la saison régulière des Sénateurs et celui-ci comprend une nouvelle paire de défenseurs pour affronter les meilleurs trios adverses.

Alors que le jeune vétéran Cody Ceci avait été jumelé à Thomas Chabot au début du camp, il l’a terminé cette semaine aux côtés du robuste Mark Borowiecki, de quoi faire royalement suer les adeptes des statistiques avancées qui ne se gênent pas pour critiquer les deux arrières locaux sur les réseaux sociaux.

L’idée, comme le mentionne Guy Boucher en entrevue avec Le Droit, est de protéger Chabot, le premier choix de l’équipe en 2015 qui n’a qu’une saison dans la LNH – même pas complète, il a passé du temps à Belleville au début de la dernière saison – derrière la cravate. Il en va de même pour les autres jeunes arrières du club comme Maxime Lajoie et Ben Harpur, qui amorcera la campagne comme septième défenseur dans l’organigramme après le renvoi de Christian Jaros à Belleville mardi.

Ceci, qui a vu son temps de glace augmenter à 23:20 minutes en moyenne par match même s’il a présenté un différentiel de moins-27 l’an dernier, est prêt à prendre les bouchées doubles cette saison, peu importe qui sera son partenaire.

« Avec Erik (Karlsson) qui est parti, il y a beaucoup de minutes de jeu à partager. Il jouait beaucoup, donc d’autres gars vont devoir en donner plus. Je vais tenter de faire ça au mieux de mes habiletés », racontait Ceci après le deuxième et dernier entraînement des siens à l’aréna du Mont-Tremblant.

Pour ce qui est de former un duo d’arrières originaires d’Ottawa avec Borowiecki, qui vient de Kanata, le défenseur originaire d’Orléans voit ça d’un bon œil.

« Je pense que nous allons mélanger les choses pour matcher les trios adverses cette saison, pour commencer l’année en tout cas. Nous avons un nouveau look, on va avoir un nouveau style. Pour l’instant, c’est Boro et moi, deux gars d’Ottawa. Avec sa façon de jouer et la mienne, on devrait bien se compléter », a-t-il souligné.

« C’est un gars qui va se compromettre parfois pour obtenir la grosse mise en échec. Je vais devoir être là pour l’appuyer de cette façon. Mais il travaille fort aussi en récupération de rondelle dans le fond de notre zone. Ça devrait être bon pour qu’on puisse en sortir rapidement », ajoute Ceci.

Âgé de 24 ans, le premier choix du club en 2012 a des choses à prouver à sa propre équipe alors qu’il a été obligé de passer par le processus de l’arbitrage l’été dernier afin d’obtenir un contrat d’un an pour 4,3 millions $, ce qui lui avait laissé un mauvais goût dans la bouche. Il sera quand même de loin le défenseur le mieux rémunéré de l’équipe, les six autres arrières faisant un peu moins de 5,4 M $ au total.

« Peu de gens croient en nous pour cette saison. Nous n’avons définitivement rien à perdre. Nous avons eu une mauvaise année la saison dernière et nous voulons rebondir et en connaître une bonne cette année. Nous avons une tonne de gars qui ont hâte de disputer leur première saison dans la LNH. Ils sont excités et nous allons tenter de bâtir là-dessus. En même temps, en regardant autour de la table (lundi soir pour un souper d’équipe), même nos vieux joueurs ne sont pas si vieux que ça. Mais on doit donner un bon exemple aux jeunes et se présenter pour travailler chaque jour », a-t-il souligné.

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Poste confirmé pour Lajoie

Ça semblait acquis alors qu’il pratiquait régulièrement avec le vétéran Dylan DeMelo cette semaine, mais la place de Maxime Lajoie avec les Sénateurs pour amorcer la saison a été officiellement confirmée mardi quand l’équipe a cédé Christian Jaros au club-école de Belleville au retour de la retraite du club dans les Laurentides.
Le défenseur franco-albertain s’est avéré la surprise du camp d’entraînement du club de la capitale nationale, ce choix de cinquième ronde en 2016 ne cessant de s’attirer des éloges de l’entraîneur-chef Guy Boucher.

Encore mardi lors d’un entraînement axé sur le jeu de puissance, il a été appelé à remplacer un Brady Tkachuk absent sur la deuxième unité, prenant place aux côtés de Thomas Chabot pendant que Chris Wideman pivote la première unité qui comprend quatre attaquants.

Maxime Lajoie et Brady Tkachuk

«On a changé un petit quelque chose à notre jeu de puissance avec Lajoie. Il a été tellement intelligent avec la rondelle le long des bandes, sa façon de la gérer, qu’on voulait le voir là... C’est positif, nous avons des options, ça va être utile au cours de la saison alors qu’il va toujours y avoir des blessures, comme là avec Tkachuk», a souligné Boucher.

Lajoie, qui a récolté un but et 14 passes en 56 parties à Belleville l’an dernier, a peine à croire ce qui est en train de lui arriver. 

«Des fois, je me pince. Je ne peux pas croire que je suis encore ici, a-t-il confié au Droit pendant le séjour du club au Mont-Tremblant. C’est juste le fun d’être encore ici. Je dois prendre ça une étape à la fois. On ne m’a rien dit encore, je ne fais que continuer à pratiquer et on va voir ce qui
se passe.»