Pierre Dorion ne regrette pas sa décision de conserver son quatrième choix l’an dernier afin de choisir l’attaquant Brady Tkachuk et de céder à l’Avalanche celui de 2019.

Catastrophe évitée: l’Avalanche parlera au 4e rang

Pierre Dorion n’avait pas l’intention de regarder la loterie du repêchage de la LNH mardi soir étant donné que son fils avait une pratique de hockey. Mais il entendait suivre les développements sur son téléphone intelligent.

Dans un aréna de la région, le DG des Sénateurs d’Ottawa a dû pousser un soupir de soulagement en apprenant que l’Avalanche du Colorado n’avait pas gagné cette loterie avec le premier choix de son équipe obtenu dans l’échange à trois clubs qui avait amené Matt Duchene dans la capitale nationale.

Le DG de l’Avalanche Joe Sakic a été un témoin impuissant alors que son équipe, qui détenait 18,5 % des chances de remporter le tirage au sort pour le premier choix, a vu celui-ci aller plutôt aux Devils du New Jersey. Ces derniers remportaient leur deuxième loterie en trois ans, eux qui avaient sélectionné Nico Hischier il y a deux ans.

Les Rangers de New York et les Blackhawks de Chicago vont les suivre alors que l’Avalanche a hérité du quatrième choix au total.

C’est le même rang de repêchage que les Sénateurs auraient pu leur céder l’an dernier, mais Dorion avait décidé de le conserver et de leur céder celui de 2019 afin de choisir l’attaquant Brady Tkachuk.

Quelques heures avant la loterie, l’homme de hockey d’Orléans a laissé entendre qu’il ne regrettait aucunement sa décision qui a fait couler beaucoup d’encre.

« Avez-vous vu Brady Tkachuk ? Je pense que nous avons tous vu ce que Brady Tkachuk apporte à ce club de hockey. Je suis dans le hockey depuis plus de 25 ans et nous sommes chanceux, les Sénateurs d’Ottawa, d’avoir Brady Tkachuk. Personne n’est parfait, tout le monde fait des erreurs, j’en ai fait dans le passé. Mais il y a une chose dont je suis fier, et dont ce groupe d’opérations hockey est fier, et c’est d’avoir repêché Brady Tkachuk. Les éléments intangibles qu’il apporte... tu ne peux pas trouver ces gars-là. Tu peux leur donner de trop gros salaires quand ils deviennent des joueurs autonomes à la fin de leur carrière. Nous allons avoir Brady Tkachuk pour longtemps. À ce moment-là, nous étions où nous étions et nous sommes où nous sommes maintenant, on va regarder en avant. »

Dorion souligne que Tkachuk fait partie de « la plus dure royauté du hockey » en plus d’avoir une personnalité attachante, comme il l’a montré récemment en dansant pendant une période de réchauffement, à l’invitation d’un jeune amateur à Calgary, et en dansant avec une jeune fille confinée à une chaise roulante lors de la récente Soirée de la Fondation des Sénateurs. « En plus d’être un excellent joueur de hockey, je pense que l’on souhaiterait tous que nos fils ou filles soient aussi bien élevés que Brady Tkachuk », a-t-il noté.

Lors du repêchage de juin prochain à Vancouver, Dorion pourra profiter du premier choix des Blue Jackets de Columbus récupéré dans l’échange qui a envoyé Duchene en Ohio. Pour l’instant, ce choix devrait être le 19e de l’encan, à moins que les Blue Jackets n’atteignent la finale de la coupe Stanley, auquel cas il serait le 30e ou le 31e choix au total. Ils ont aussi deux choix de deuxième ronde, le leur (32e) et celui des Panthers de la Floride acquis via les Sharks de San Jose dans l’échange d’Erik Karlsson (44e).

Avec ces choix et les espoirs acquis lors des derniers mois dans les échanges qui ont envoyé Erik Karlsson, Mark Stone, Duchene et Ryan Dzingel sous d’autres cieux, Dorion est confiant que son équipe vivra de meilleurs jours dans un avenir plus ou moins rapproché.

« Je sais ce que nous avons fait au cours des 12 derniers mois. Je sais que ce n’est pas la chose la plus sexy à voir, mais nous avons acquis de bons atouts avec des choix, des espoirs qui s’ajoutent aux jeunes super-étoiles que nous avons, qui vont faire que nous allons avoir une bonne équipe », a-t-il assuré mardi.

Le Canadien de Montréal, pour sa part, parlera au 15e rang du repêchage du 21 juin à Vancouver, lui dont les chances d’obtenir un des trois premiers choix étaient minimes.