En travaillant avec Thomas Chabot, Jack Capuano estime qu’il a l’occasion d’aider un arrière de premier plan.

Capuano veut «laisser jouer» Chabot

Le nouvel entraîneur-chef des Sénateurs d’Ottawa D.J. Smith imite son ancien patron, Mike Babcock, en laissant peu de place sous le feu des projecteurs à ses adjoints.

Il a cependant permis à son associé Jack Capuano d’accorder une entrevue à une paire de journalistes locaux lors de son passage à Brooklyn mardi pour l’affrontement contre les Islanders de New York. Comme il est responsable de la brigade défensive, c’était l’occasion idéale de lui parler du développement de celle-ci, et en particulier celui du joueur de franchise Thomas Chabot.

Capuano a laissé entendre qu’il cherche à travailler certains aspects particuliers du jeu de son arrière québécois de 22 ans.

« Vous savez quoi, comme ancien défenseur moi-même, j’aime beaucoup travailler avec les défenseurs. En arrivant, je ne connaissais rien des membres de ce groupe, comme en Floride [avec les Panthers] où je ne connaissais pas les [Aaron] Ekblad, [Mike] Matheson, Josh Brown et [Keith] Yandle. Ce que j’aime de ce groupe et de celui que j’ai laissé avec les Islanders, ainsi que des joueurs qui sont ici, c’est qu’ils répondent bien aux conseils d’un entraîneur, ils sont coachables. Ils veulent apprendre et s’améliorer. Il n’y a pas de mécanisme de défense chez ces gars-là », a-t-il souligné d’entrée de jeu.

En travaillant avec Chabot, Capuano estime qu’il a l’occasion d’aider un arrière de premier plan dans le moule des Ekblad et Nick Leddy, l’arrière des Islanders qui avait compté deux buts lors de leur visite à Ottawa le mois dernier. « Chaby va faire ses erreurs, mais on ne peut lui enlever ses habiletés offensives. On doit le laisser jouer. Moi, ce que je lui ai dit, c’est qu’il doit se concentrer sur trois choses : son gap [l’espace entre le défenseur et l’attaquant qui s’amène devant lui, en jargon de hockey], le positionnement de son bâton et le travail sur ses angles [d’approche face au porteur de la rondelle]. On ne lui donnera pas 10 choses, juste ça. Son bâton a été excellent et son gap aussi, nous sommes une des 10 meilleures équipes au niveau analytique et on veut continuer à faire ça », a dit Capuano, sans spécifier quelles sont ces statistiques avancées.

« Il aime se faire diriger dans la bonne direction et il a beaucoup de talent. Il veut apprendre et c’est ce qui rend ce travail plaisant tous les jours. En plus, il est un patineur incroyable et il a un sens du jeu très élevé, comme tous les gars d’élite. Il doit savoir quand se porter en attaque et quand ne pas le faire, et l’autre chose est qu’il doit s’adapter à l’horloge. Si on mène par deux buts en fin de match, ça ne sert à rien de jouer les maraudeurs », a-t-il ajouté.

Chabot, de son côté, confiait mardi qu’il apprécie ses discussions avec l’homme de hockey au fort accent de la Nouvelle-Angleterre, lui qui vient du Rhode Island. « C’est un gars qui est vraiment ouvert, il veut qu’on aille le voir et qu’on lui parle de n’importe quelle situation. Il veut s’améliorer avec nous, c’est une nouvelle job pour lui. Il apprend à nous connaître, à connaître nos personnalités, et ça va bien jusqu’à maintenant. Ça fait longtemps qu’il travaille dans la ligue, il a travaillé avec plusieurs défenseurs différents. On dit toujours qu’on est un groupe jeune, et c’est bon pour nous de travailler avec des entraîneurs qui ont un peu plus d’expérience », a-t-il indiqué.

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Brännström «va  être correct», pense Hainsey

Le défenseur recrue Erik Brännström a vu son temps de glace être limité depuis une dizaine de jours, puis il a été carrément laissé de côté mardi à Brooklyn pour faire place à Cody Goloubef, qui n’avait pas joué lors des 13 premiers matches. Il n’y a qu’un pas pour penser que le Suédois de 20 ans acquis dans l’échange de Mark Stone pourrait avoir besoin de retourner dans la Ligue américaine pour retrouver sa confiance en attaque, lui qui n’a récolté qu’une passe en 13 parties. Son partenaire habituel, Ron Hainsey, pense cependant que sauter son tour pour un match ne nuira pas à son développement. «Je ne suis pas un diseur de bonne aventure à ce sujet, mais il est un jeune joueur qui se développe et 82 parties en six mois, c’est beaucoup. Il va être correct. Cody avait besoin de jouer, travailler un peu. Je dirais que ce n’est rien de plus que ça», a-t-il souligné mardi soir après le revers de 4-1 à Brooklyn.