Lundi soir, les Hurricanes ont fait subir aux Sénateurs leur pire défaite depuis le 7 février 2017. Les Blues de Saint-Louis les avaient humiliés 6-0 à Ottawa.

But : rebondir d’une dégelée

NEWARK — Après une volée encaissée comme celle de lundi en Caroline, l’idée pour les Sénateurs d’Ottawa était de tourner la page rapidement en se disant que le Soleil allait se lever quand même le lendemain.

C’est évidemment plus facile à dire qu’à faire, surtout quand vous vous réveillez le lendemain matin dans la grisaille du début de l’hiver au New Jersey, où il ne manquait que la neige pour bien préparer les membres de l’équipe à ce qui les attend dans la capitale nationale à leur retour à la maison, après avoir rendu visite aux Devils au Prudential Center mercredi soir.

La défaite par une marge de six buts (8-2) a été la pire encaissée par Ottawa depuis un revers de 6-0 à domicile contre les Blues de Saint-Louis le 7 février 2017. Les clubs de 30e et 31e positions des deux dernières saisons n’ont pas perdu par plus de cinq buts, la plus importante dégelée l’an dernier étant un cuisant revers de 7-2 aux mains des Capitals, le 26 février dernier à Washington.

« Des matches comme ça vont arriver au fil d’une saison, c’est évident, a commenté le centre Chris Tierney mardi, lui qui avait présenté un différentiel de moins-3 la veille. Pour une saison qui nous échappe, on ne s’est pas présenté et l’adversaire a travaillé plus fort que nous. C’est une combinaison des deux, et il va falloir être bien meilleurs que ça si on veut gagner notre prochain match... C’est certain que perdre de cette façon fait un peu plus mal que si tu perds un match serré. Mais on jouait assez bien avant ça, donc il faut juste apprendre de nos erreurs et passer à autre chose. »

Tierney avait été rétrogradé du premier trio entre Brady Tkachuk et Anthony Duclair (remplacé par Jean-Gabriel Pageau) pour l’entraînement de mardi au domicile des Devils, au quatrième entre Filip Chlapik et Tyler Ennis, alors que Jean-Christophe Beaudin prenait place entre Vladislav Namestnikov et Bobby Ryan.


« Tant qu’on travaille, je n’ai pas de problème, et j’ai trouvé qu’on a travaillé par séquences. »
D.J. Smith

L’entraîneur-chef D.J. Smith a cependant laissé entendre qu’il pourrait y avoir des changements à ses trios en raison de l’état de santé douteux de quelques attaquants, dont la recrue Jonathan Davidsson, qui a fait du patinage supplémentaire avec Logan Brown mardi alors qu’il a été retranché à la dernière minute lundi en raison d’une blessure au bas du corps.

« C’est un processus, nous ne serons pas excellents tous les soirs, a réitéré Smith mardi après une pratique d’une trentaine de minutes. Tant qu’on travaille, je n’ai pas de problème, et j’ai trouvé qu’on a travaillé par séquences. On a affronté une équipe qui était hot, tout ce qu’elle faisait a fonctionné. On va juste se remettre au travail, mettre nos bottes de travail demain et être prêts à jouer. »

C’est le genre de message que tentait de passer le vétéran Connor Brown, l’ancien des Maple Leafs qui est le deuxième meilleur compteur de l’équipe avec ses 12 points (même total que Pageau, mais ce dernier a huit buts contre les deux siens).

« Les jeunes joueurs de l’équipe vont apprendre avec l’expérience comme tourner la page. Lors de la pratique, on a cherché à être de bonne humeur, positifs. On n’avait pas la tête entre les deux jambes, et ça part de là. C’est une longue saison, on ne peut pas se laisser décourager à travers les hauts et les bas. On a fait beaucoup de choses comme équipe dernièrement qui font qu’il n’est pas facile de nous affronter. Il faut revenir à ça », a souligné Brown.

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UN CADEAU ACCEPTÉ PAR WHITE

La rondelle ne roulait pas trop pour les Sénateurs lundi, comme le veut un vieux dicton du monde du hockey. 

Le seul qui a vu un bond aller en sa faveur a été le centre Colin White, qui a compté son deuxième but de la saison quand le gardien Petr Mrazek a fait une mauvaise sortie. Il n’allait certes pas refuser un tel cadeau de Noël à l’avance, lui qui revient à peine au jeu après une absence de six parties pour soigner un problème à l’aine/hanche. 

«Tu le prends quand ça passe, mais en général, on n’a pas été assez bons... Je me sens pas mal bien cependant, [ma blessure] n’est plus un problème du tout. Je vais continuer à m’en occuper et je vais pouvoir jouer», a noté le centre de 22 ans dont le dernier but remontait au 12 octobre dernier. 

White a un but et une passe à ses deux matches depuis son retour au jeu.