Le dernier but d’Alexandre Burrows remonte au 4 novembre dernier contre Vegas.

Burrows veut rester à Ottawa

Quand les Canucks de Vancouver l’ont approché il y a environ un an pour voir s’il était intéressé à changer de camp alors que la fin de sa carrière approche et qu’ils amorçaient une reconstruction, Alexandre Burrows ne pouvait se douter qu’en acceptant de passer éventuellement à des Sénateurs d’Ottawa qu’il voyait comme aspirants à la coupe Stanley, il se retrouverait dans une situation similaire cette saison.

La réalité est cependant telle qu’elle est pour l’attaquant québécois, qui risque d’entendre son nom dans les rumeurs de transactions au cours des prochaines semaines.

Il pourrait être difficile pour le directeur général Pierre Dorion de trouver preneur pour un joueur de soutien qu’il a mis sous contrat pour deux ans – cette saison et la prochaine – après l’avoir obtenu contre l’espoir Jonathan Dahlen (19 buts, 35 points en 30 matches pour le Timra IK en Ligue élite suédoise cette saison), à un salaire de 2,5 millions $ US.

En jouant sur un quatrième trio, Burrows a trois buts et sept points à sa fiche en 45 parties, incluant seulement une seule passe à ses 25 dernières sorties. Son dernier but remonte au 4 novembre dernier contre Vegas, une léthargie de 31 matches.

S’il est condamné à rester à Ottawa en raison de son contrat qui n’est pas à la hauteur de sa production, ce n’est cependant pas Burrows qui va se plaindre. En entrevue avec Le Droit cette semaine, il a clairement laissé entendre qu’il souhaite demeurer dans la capitale, où il a déménagé avec sa conjointe Nancy et leurs trois enfants.

« Je n’ai pas parlé de ça avec mon agent, je n’ai pas appréhendé cette situation-là. Mon nom a souvent circulé dans les rumeurs, même à Vancouver quand ça allait bien, j’entendais mon nom quand même. On m’a toujours dit de ne pas me concentrer sur les choses que je ne contrôle pas. Ça, ce sont des choses que la direction décide, donc c’est totalement hors de mon contrôle », a confié Burrows, qui a soumis sa liste de 10 clubs auxquels il refuserait une transaction à l’automne, comme tous les autres joueurs qui détiennent une telle clause.

« L’an passé à Vancouver, on a commencé les discussions lorsque le directeur général m’a approché, il m’avait demandé si je voulais examiner la possibilité d’aller jouer ailleurs, et après ça, j’en ai parlé avec mon agent, ma famille et tout. Là, je n’ai eu aucune discussion avec Pierre (Dorion). Présentement, je veux faire partie de la solution et non du problème. Je n’ai dépensé aucune énergie là-dessus et je n’ai aucune pensée pour aller ailleurs », a-t-il ajouté.

Avec un club qui vient de perdre ses quatre derniers matches, ce qui est sa troisième longue série de revers depuis le retour du voyage en Suède au début novembre, Burrows reconnaît que la vie n’est pas très rose ces temps-ci, ce qui a été illustré par le passage dans le vestiaire vendredi dernier de Dorion.

« Quand ça arrive ça, ce n’est jamais bon signe de un. De deux, ça veut dire qu’il y a beaucoup de frustration, de déception dans l’organisation. De trois, quand ton directeur général passe un message aux joueurs, ça veut dire que tu dois améliorer ton jeu, avoir une meilleure attitude à l’aréna, et te préparer parce que quand il n’y a pas de bons résultats, souvent, il y a des changements. »

Burrows tente de se présenter à l’aréna chaque jour avec une attitude positive qui déteindra sur ses coéquipiers.

Des points (de suture) pour Duchene

Le centre Matt Duchene n’était pas disponible en fin de rencontre mardi à St. Louis quand les Sénateurs ont retiré leur gardien à la faveur d’un sixième attaquant étant donné qu’il a dû prendre le chemin du vestiaire avec un peu plus de quatre minutes à faire, ayant été coupé près de la bouche quand il a reçu une rondelle égarée. « Recevoir une rondelle en pleine face, ce n’est pas quelque chose que tu veux vivre, mais ça fait partie du hockey. Ces gars-là sont toughs, on en a eu trois qui ont été atteints à la tête (mardi) et heureusement, aucun n’a des symptômes de commotion cérébrale et ils devraient tous pouvoir jouer jeudi », a laissé entendre l’entraîneur-chef Guy Boucher après le revers de 3-0 contre les Blues. Le vétéran Zack Smith, atteint par un bâton élevé de Robert Bortuzzo, et le défenseur Erik Burgdoerfer, qui a reçu lui aussi une rondelle au visage, sont les deux autres joueurs qui ont dû passer du temps à l’infirmerie pendant le match. Habillé comme septième défenseur à son premier match avec les Sénateurs, Burgdoerfer s’est bien débrouillé, distribuant trois mises en échec et bloquant deux tirs en 10:23 minutes de temps de glace.