Alexandre Burrows ratera les 10 prochains matches des Sénateurs pour avoir été l’agresseur et avoir donné des coups de genou à la tête de Taylor Hall, des Devils du New Jersey, mardi soir.

Burrows suspendu 10 matches

Les Sénateurs devront se passer des services d’Alexandre Burrows pour 10 parties.

Le préfet de discipline de la LNH, George Parros, lui a imposé une telle suspension, qui lui fera perdre 134 408 $ en salaire, en raison de son rôle d’agresseur lors d’une altercation avec Taylor Hall, des Devils du New Jersey, mardi lors du gain de 5-3 des siens. L’attaquant québécois avait reçu deux punitions mineures, une pour rudesse et l’autre pour double-échec, sur la séquence où il avait asséné deux coups de genou à la tête d’un Hall sans défense.

« C’est une attaque dangereuse et non justifiée qui aurait pu causer des blessures sérieuses. De tels jeux ne seront pas tolérés par le Département de la sécurité des joueurs », peut-on entendre dans une vidéo explicative de la LNH.

Le geste de Burrows a été condamné par Hall immédiatement après le match de mardi. « Il avait une réputation qu’il semblait avoir nettoyée récemment. Mais là, on dirait qu’il a perdu la tête. Il m’a punché une dizaine de fois derrière la tête et les gars m’ont dit plus tard qu’il m’a donné des coups de genou. Ce n’était pas une bonne sensation d’être frappé de la sorte », a-t-il dit.

Burrows n’a pas commenté après la rencontre ni mercredi, les Sénateurs ayant comme politique de ne pas laisser un de leurs joueurs parler aux médias tant qu’il n’a pas eu son audience pour expliquer son geste.

L’entraîneur-chef Guy Boucher ne lui en voulait pas trop pour ce qu’il a qualifié de réaction dans le feu de l’action.

« C’était surprenant. Quand on lui demande, il a dit qu’il pensait avoir eu un cheap shot, qu’il (Hall) avait essayé de le frapper à la tête. Que ce soit Alex, (Mark) Borowiecki, que ce soit Dion Phaneuf ou n’importe qui qui a du caractère, tu ne veux pas te laisser frapper comme ça. Il y a la perception, le jeu se passe tellement vite qu’à un moment donné, tu vois les choses d’une façon. Il a réagi parce qu’il ne veut pas se faire traiter comme ça. Après, ça vient un engagement entre deux individus qui sont ‘échauffés’ », a-t-il indiqué.

« On demande à nos joueurs d’être tough, mais quand ils le sont, on leur demande de ne plus l’être. Quand tu joues une game tough, tu deviens dans un état émotif. Tu n’as pas le choix, tu ne peux pas être tough si tu ne l’es pas. À un moment donné, tu marches sur une ligne fine, des fois tu es d’un bord de la ligne, d’autres fois tu es de l’autre. Je ne pense pas qu’on ait un problème avec Alex depuis qu’il est ici. C’est le contraire, il a été tellement discipliné que des fois, tu lui demandes qu’il soit aussi tough qu’avant et tu vas avoir des situations comme ça », a ajouté Boucher.

Burrows a 41 minutes de punition à sa fiche en 51 matches cette saison, pour aller avec ses trois buts et quatre passes. Son dernier but remonte au 4 novembre, une disette de 37 parties. Acquis des Canucks de Vancouver l’an dernier, il n’avait passé que 9 minutes au cachot lors de ses 20 parties en fin de saison en 2016-2017, ainsi que 20 en 15 parties de séries. Il en totalise cependant 1116 en 893 parties en carrière dans la LNH. Sa seule autre suspension remonte au mois d’octobre 2014, quand il avait raté trois matches pour un coup à la tête du défenseur du Canadien de Montréal Alexeï Emelin, mais il a aussi été mis à l’amende à cinq reprises. Il n’avait pas été suspendu lors de la finale de la coupe Stanley de 2011 pour avoir mordu le doigt de Brad Marchand, des Bruins de Boston. Il a le droit d’en appeler de la décision.

Une frousse pour Stone

Alors qu’il espère revenir au jeu jeudi pour mettre fin à une absence de huit parties en raison d’un genou enflé, Mark Stone a eu une bonne frousse à l’entraînement de mercredi quand il a reçu un tir dans « les joyeuses » qui l’a laissé plié en deux, certains témoins craignant qu’il se soit blessé à nouveau. « Je pense que j’en ai encore deux ‘en bas’, on va voir une fois que je vais avoir enlevé ma coquille protectrice », a-t-il blagué de retour au vestiaire. Concernant son genou, il pensait que tout était en ordre. « Ça fait du bien de pratiquer avec les gars et de te pousser un peu au lieu de patiner en cercle et de lancer des rondelles dans un filet désert », a-t-il dit. Une décision finale à son sujet sera prise jeudi matin, de même que pour Derick Brassard. Le Gatinois n’a pas patiné mercredi mais Guy Boucher a dit qu’il pourrait possiblement affronter les Predators.

White sollicité

Comme tout joueur qui compte son premier but dans la LNH, Colin White a vu son téléphone cellulaire « exploser » mardi soir après le gain contre les Devils où il a secoué les cordages. « J’ai reçu des tonnes de textos et je continue à répondre à tout le monde aujourd’hui. J’ai probablement répondu à celui de mes parents en premier, ce sont eux qui ont été toujours là pour moi. C’est la réponse typique. Ils m’ont poussé pour me rendre jusqu’ici et c’est incroyable de les voir m’appuyer comme ils le font... J’ai regardé la reprise à quelques occasions, mais il faut que je passe à autre chose maintenant », a-t-il dit.

Entre les lignes

Comme Stone et Brassard sont des cas douteux, Guy Boucher a indiqué qu’il attendrait de voir jeudi matin s’il était nécessaire de rappeler un joueur de Belleville, qui jouait mercredi à Rochester... Le d.g. Pierre Dorion était de retour dans le giron du club mercredi, après avoir tenu des discussions avec le propriétaire Eugene Melnyk à sa résidence des Barbades plus tôt cette semaine... Le match de jeudi soir sera la huitième soirée « Le hockey parle de santé mentale DIFD (Do It For Daron) » des Sénateurs, le jour où Daron Richardson, fille de l’ancien Sénateur Luke Richardson, aurait eu 22 ans, elle qui s’est enlevé la vie en 2010. Sa mère Stephanie sera de la mise au jeu protocolaire.