Soumis au ballottage au début de la semaine avant la date limite des transactions dans la LNH, Burrows ne tient pas rigueur au directeur général Pierre Dorion pour ce que celui-ci a qualifié de « wake-up call » pour un joueur qui connaît une saison décevante.

Burrows repentant après sa suspension

Dans la « ville du péché », Alexandre Burrows est passé au confessionnal jeudi. L’attaquant québécois des Sénateurs a purgé le 10e et dernier match de sa suspension pour avoir agressé Taylor Hall, des Devils du New Jersey, au début de février, et il pourra réintégrer l’alignement des siens vendredi contre les Golden Knights de Vegas.

Il n’était pas allé en appel de la décision du préfet de discipline George Parros, acceptant sa sentence parce qu’il admet maintenant qu’il était dans le tort.

« Ce n’est pas idéal de revenir après une longue absence comme ça, mais c’est la main avec laquelle je dois dealer », a-t-il confié jeudi, faisant son mea culpa après l’entraînement des siens tenu au T-Mobile Arena, au cœur de la capitale du jeu.

« C’est une situation où les émotions ont pris le dessus pour moi et j’admets que j’ai fait une erreur. J’ai utilisé ces trois semaines-là du mieux que je l’ai pu, j’ai travaillé dans le gymnase et j’ai fait des exercices de patins supplémentaires en masse alors que je n’allais pas sur la route avec l’équipe. Je devrais être correct pour le retour... C’est à moi d’apprendre de mes erreurs », a-t-il ajouté.

Soumis au ballottage au début de la semaine avant la date limite des transactions dans la LNH, Burrows ne tient pas rigueur au directeur général Pierre Dorion pour ce que celui-ci a qualifié de « wake-up call » pour un joueur qui connaît une saison décevante.

« Pierre et moi avons eu de super bonnes discussions, respectueuses. Je garde ces discussions-là privées, je pense que c’est comme ça que ça devrait marcher. Je suis encore ici et je suis content d’être avec les gars parce que je me suis un peu ennuyé pendant que je n’étais pas là », a-t-il raconté.

Burrows a seulement trois buts et huit points à sa fiche en 51 matches cette saison, un an après avoir été acquis des Canucks de Vancouver pour apporter du leadership et de la profondeur à un club qui est allé loin en séries. Alors que son dernier but remonte au 4 novembre lors de la visite de Vegas à Ottawa, une disette de 37 parties, l’attaquant de 36 ans réalise fort bien qu’il n’en donne pas pour leur argent aux Sénateurs, qui lui ont consenti une prolongation de contrat de deux ans à un salaire de 2,5 millions $ par saison. Pour faire place à des jeunes coûtant moins cher, il est maintenant fort possible que la dernière année de ce pacte soit rachetée l’été prochain.

« Ça ne donne rien de penser tout de suite à cet été. Moi, je veux juste jouer le plus de matches possible sur les 20 derniers qu’il nous reste. Cet été, on va se rasseoir et voir ce qui se passe. »