L'attaquant de 35 ans a eu un impact immédiat alors qu'il a six points, dont quatre buts, lors de ses six matches dans son nouvel uniforme.

Burrows prend ses aises

Deux semaines après l'échange qui l'a amené de Vancouver, Alexandre Burrows est presque parfaitement à l'aise à l'intérieur du système de jeu préconisé par son entraîneur avec les Sénateurs d'Ottawa, Guy Boucher.
Les hésitations qu'il a pu avoir à l'occasion n'ont pas été coûteuses puisque depuis la transaction survenue deux jours avant la date limite des échanges, son nouveau club a collé six victoires d'affilée sans subir la défaite.
« Je comprends de plus en plus le système de jeu, les entraîneurs, Guy, Martin (Raymond), Marc (Crawford), m'ont bien expliqué les détails. On continue à faire du vidéo tous les jours et les autres joueurs m'aident beaucoup aussi à comprendre le système de jeu, comment bien l'appliquer et je suis donc de plus en plus à l'aise, a-t-il confié après le gain de 4-2 au Colorado samedi. J'avais dit la semaine dernière que je prenais les décisions en une demi-seconde, maintenant je commence à les prendre encore plus vite et ça rapporte des dividendes. »
L'attaquant de 35 ans a eu un impact immédiat alors qu'il a six points, dont quatre buts, lors de ses six matches dans son nouvel uniforme.
Son quatrième filet a été le premier qu'il obtenait en avantage numérique, où il est utilisé régulièrement depuis son arrivée dans la capitale nationale. Posté devant le but de l'Avalanche, il a bien manoeuvré après avoir accepté une passe de Mike Hoffman pour déjouer le gardien Calvin Pickard du revers alors qu'il avait été laissé à découvert devant lui.
« C'est certain que c'est le fun d'arriver dans une équipe où tout le monde est déjà sur la même page. Pour les nouveaux, c'est juste d'apprendre le système et de s'ajuster le plus rapidement possible. Quand je suis venu ici, c'était pour ça, essayer de gagner le plus de matches possible. Il nous reste encore beaucoup à faire, on peut encore s'améliorer, mais c'est certain que c'est un bon départ », notait Burrows.
Une amélioration du jeu de puissance des Sénateurs d'ici aux séries éliminatoires pourrait certes leur faciliter la vie lors des matches serrés du printemps.
Celui-ci occupe le 22e rang dans la LNH depuis le début de la campagne avec un taux d'efficacité de 17,7 %. Mais l'entraîneur-chef Guy Boucher note une nette amélioration depuis six semaines.
« L'attaque à cinq fonctionne à 20 % depuis le 1er février, donc il va très bien. On est presque à 20 % depuis le 1er décembre. C'est pour ça qu'on ne regarde pas les statistiques, on savait qu'après les deux premiers mois où ça avait été vraiment mal, on ne serait jamais capable de se rattraper pour se mettre autour de 20 % (pour la saison). Il a certes fait la job sur ce voyage-là, tout comme le désavantage numérique », a souligné Boucher, dont le club a effectivement 11 buts en 55 chances avec un avantage d'un homme ou plus depuis le début de février.
En désavantage numérique, les Sénateurs sont 12e dans le circuit Bettman avec un pourcentage d'efficacité de 81,9 %.
Pendant le voyage parfait à Dallas, en Arizona et au Colorado, l'attaque à cinq a produit à un rythme de 30 % (3 en 10) alors que seulement deux buts en 13 chances ont été comptés contre eux lorsque des joueurs étaient au cachot, incluant celui qui ne voulait rien dire en toute fin de partie contre l'Avalanche samedi.
Au retour du périple, Boucher a donné congé d'entraînement à ses joueurs lundi, voulant s'assurer de maintenir leur niveau d'énergie pour les matches à venir, eux qui recevront le Lightning de Tampa Bay mardi soir et les Blackhawks de Chicago jeudi, avant une série aller-retour samedi au Centre Canadian Tire et dimanche au Centre Bell contre le Canadien de Montréal, avec qui son club lutte pour le premier rang dans la division Atlantique.
« On a des gars blessés, "maganés" et fatigués, c'est un long voyage et en regardant ce qui s'en vient, on a des matches contre des grosses équipes. À un moment donné, tu ne veux pas dépasser le point de non-retour. Je l'ai déjà vécu ça et quand tu dépasses le point de non-retour, tu peux donner autant de journées de congé que tu veux, ça ne donne plus rien. Là, c'est le temps, avant que ça commence », a-t-il expliqué.
Une autre semaine sans Mark Stone
Tandis que ses joueurs profitaient d'une matinée de congé, lundi, Pierre Dorion a donné signe de vie à ses amis de TSN 1200. Le directeur général des Sénateurs avait de bonnes et de mauvaises nouvelles à transmettre quand est venu le temps de parler des nombreux blessés. Les mauvaises, d'abord. Elles concernent Mark Stone. Le meilleur attaquant des Sénateurs devrait s'absenter pour une autre semaine. Au moins. «Nous ne devrions pas le voir à l'oeuvre lors des matches que nous jouerons à la maison dans la prochaine semaine. Dans le meilleur des scénarios, il pourrait nous accompagner sur la route, la semaine prochaine.» Blessé au «bas du corps», Stone a été vu sur une patinoire pour la dernière fois jeudi dernier, en Arizona. «Ce n'est quand même pas dramatique. On me dit que sa blessure aurait pu être bien plus grave», dit Dorion, sans offrir plus de détails. Les bonnes nouvelles concernent les autres attaquants blessés. Kyle Turris, d'abord, pourrait récupérer son poste de centre numéro un dès mardi. Il pourrait affronter le Lightning de Tampa Bay. Bobby Ryan pourrait le suivre dans quelques jours. Il pourrait jouer d'ici la fin de la semaine.
Erik Karlsson parmi les étoiles
Avec cinq buts et six points en quatre parties, Joe Pavelski est la première étoile de la dernière semaine dans la LNH. Avec trois victoires en autant de sorties, Jonathan Bernier est la deuxième. Erik Karlsson a lui aussi récolté six points en trois parties. Foi de Pierre Dorion, la contribution du capitaine a largement dépassé la feuille de pointage, durant la semaine où les Sénateurs ont conservé une fiche parfaite. C'est pourquoi il a mérité la troisième étoile. Le Suédois s'est entre autres levé, durant un match où ses coéquipiers étaient désorganisés et un peu perdus en Arizona. «Il a dit aux gars qu'ils ne pouvaient simplement pas perdre contre les Coyotes. Il s'est ensuite assuré que les Sénateurs remportent cette partie.» Karlsson a marqué deux buts, dont celui de la victoire en prolongation, au Gila River Arena. Ce soir-là, il est devenu le 19e défenseur de l'histoire à connaître une cinquième saison de 60 points ou plus. «Il me rappelle un peu Tiger Woods. Nous allons peut-être comprendre à quel point il a été un joueur dominant quand il ne sera plus au sommet de son art. Je ne pense pas que les gens d'Ottawa réalisent à quel point il est bon», dit Dorion.