Alex Burrows s'est entraîné à Ottawa mercredi.

Burrows commence sur le premier trio

Alexandre Burrows a fait sa marque avec les Canucks de Vancouver en jouant sur un premier trio entre les jumeaux Sedin, ce qu'il a fait pas mal moins souvent ces dernières années.
À son arrivée à Ottawa, la principale acquisition des Sénateurs sur le marché des échanges qui s'est clos mercredi a pratiqué avec Kyle Turris et Mike Hoffman, sur un des deux premiers trios de l'équipe, l'autre voyant Derick Brassard demeurer entre Zack Smith et Mark Stone.
« J'ai été totalement surpris. Je ne sais pas, il y a tellement de bons joueurs, est-ce vraiment le premier trio ? (...) Ce n'est pas comme ça que j'analyse ça. Je veux contribuer aux succès de l'équipe. Peu importe la responsabilité que Guy (Boucher) va me confier, je vais mettre mes tripes et ma fougue, mon éthique de travail là-dedans », a souligné l'attaquant acquis de Vancouver lundi en retour de l'espoir Jonathan Dahlen.
Boucher, l'entraîneur-chef des Sénateurs, a dit que les trios qu'il a formés pour la première pratique de Burrows et de Viktor Stalberg, acquis de la Caroline mardi, n'étaient que ses premières expériences avec ses nouveaux éléments qui lui donnent plus de flexibilité.
« Aujourd'hui, on rentre les gars (dans l'alignement). Pour être franc, ça peut être ça, mais ça peut changer très vite aussi. Il faut que je commence à savoir quelle est la chimie... En ce moment, je fais beaucoup de jonglage. Dans les prochains matches, c'est sur que je vais essayer plein de choses. Stalberg est sur la quatre (avec Chris Kelly et Tommy Wingels), mais s'il est en avant des autres, il va être sur la trois, ou même la deux. Un, deux, trois, quatre, ça n'existe pas pour moi », a-t-il dit.
L'attaquant québécois a réitéré à quel point il avait hâte d'endosser ses nouvelles couleurs.
« Je me suis fait échanger dans la (ligue) East Coast à 21 ans, ça fait quand même assez longtemps. Je me rappelle encore, j'avais appelé mes parents en braillant, c'était la première fois que je me faisais échanger de ma vie, s'est remémoré celui qui était passé du Grrrowl de Greenville au Kingfish de Baton Rouge en 2001. Ça n'avait pas été facile à 21 ans et je me suis assuré que ça n'arrive pas à Vancouver parce que j'aimais la ville et l'équipe, je voulais rester le plus longtemps possible en ayant comme but de gagner une coupe Stanley. Là, présentement, je suis content d'être un Sénateur, j'étais excité en me levant ce matin de venir à l'aréna rencontrer les joueurs et le personnel. Ça a l'air d'une bonne gang de gars. »
Il a parlé de la présence de Boucher et de son ancien entraîneur à Vancouver, Marc Crawford, comme facteurs dans sa décision de lever sa clause de non-échange pour venir à Ottawa, mais la prolongation de contrat de deux ans pour 5 M$ consentie par l'équipe a été encore plus importante à ses yeux.
« Pour ma famille, c'était très important. J'ai trois enfants de cinq ans et moins, la plus vieille est à la maternelle... et si tu es échangé comme joueur de location, à un club aux États-Unis ou ailleurs, tu dois déménager ta famille puis le 1er juillet, tu pourrais avoir à déménager à nouveau. Puis à la date limite l'an prochain, tu pourrais déménager à nouveau. Ils font déjà assez de sacrifices pour ma carrière, avec une prolongation de contrat de deux ans, la transition va être plus facile pour ma famille », affirme l'attaquant de 35 ans.

Hache de guerre enterrée avec Phaneuf et Kelly

Alexandre Burrows est un des joueurs les plus détestés de la LNH, mais il n'avait pas de vendettas actives avec ses nouveaux coéquipiers actuels. «J'ai eu mes batailles avec Dion (Phaneuf) dans le temps où il jouait dans la division du Pacifique avec Calgary. Mais à part ça, je pense que je m'entendais bien avec tout le monde dans ce vestiaire et j'ai hâte de transformer ces relations en amitié», a dit l'attaquant québécois.
En finale de la LNH en 2011, ses Canucks avaient livré une dure bataille aux Bruins de Chris Kelly, qui l'ont finalement emporté. La série avait été marquée par une accusation de Patrice Bergeron à l'effet que Burrows l'avait mordu dans une échauffourée.
«Je ne sais pas si Bergie a tourné la page. Mais dans la LNH, le joueur est souvent différent de la personne. Tout le monde doit jouer à sa façon, les clubs ont besoin de joueurs différents. C'était une série dure et on faisait tous ce qu'on pensait qu'il était nécessaire pour aider notre club à gagner, et c'est fini maintenant. C'est dans le passé», a souligné Kelly, qui a gagné la coupe Stanley cette année-là.