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L'ancien DG des Sénateurs, Bryan Murray
L'ancien DG des Sénateurs, Bryan Murray

Bryan Murray avait un faible pour les joueurs locaux

Marc Brassard
Marc Brassard
Le Droit
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Peut-être que c’est parce qu’il a dirigé la fierté de Nepean, Steve Yzerman, pendant un séjour à la barre des Red Wings de Détroit, mais feu Bryan Murray avait toujours un faible pour les joueurs de la vallée de l’Outaouais.

Lorsqu’il a pris la direction des Sénateurs, l’homme de hockey de Shawville s’est fait une spécialité de miser sur des joueurs d’Ottawa et de Gatineau.

Le DG actuel, Pierre Dorion, en avait parlé avant le repêchage de 2013 dans les pages du Droit

Jean-Gabriel Pageau

«Depuis le début qu’on est ici, Bryan et Tim (son neveu alors directeur du personnel) m’ont toujours dit de miser sur le talent local. Si on peut repêcher un bon joueur d’Ottawa, on va le faire», avait déclaré Dorion, alors le responsable du dépistage amateur.

«Les joueurs locaux passent l’été à Ottawa. Ils peuvent donc s’entraîner souvent avec notre préparateur physique Chris Schwarz. Jean-Gabriel Pageau serait sans doute le premier à reconnaître qu’il n’aurait pas tant progressé s’il n’avait pas eu cette opportunité», avait-il ajouté.

Shea Donovan

«Il était fier de venir de la région et d’être revenu finir sa carrière ici», note Shean Donovan au sujet de Murray, qui est décédé d’un cancer du colon en 2017. Ayant succédé à John Muckler comme directeur général après la participation à la finale de 2007, il avait été un des premiers locaux qu’il avait ramené dans le giron des Sénateurs. «Il était un excellent entraîneur. Comme DG, il a congédié quelques entraîneurs, c’est vrai, mais ça restait une bonne expérience d’être à ses côtés. J’ai eu l’occasion de travailler pour lui aussi après avoir pris ma retraite et il était fantastique avec toutes les histoires qu’il pouvait raconter. Et c’est certain qu’il avait un petit faible (soft spot, en anglais) pour les boys d’Ottawa», note Donovan.

Alexandre Picard

Alexandre Picard pense pour sa part que les Sénateurs ont fait appel à plus de joueurs d’Ottawa et Gatineau, per capita, que le Canadien a utilisé de joueurs originaires de la région montréalaise (et non du reste du Québec) au cours de la même période.