Bryan Bickell a l'intention d'être un porte-parole pour les organismes qui luttent contre la sclérose en plaques au cours des prochaines années et il réalise qu'il va inspirer beaucoup de monde s'il parvient à revenir dans la LNH.

Bryan Bickell prépare son retour

RALEIGH - Les Hurricanes de la Caroline ont montré jeudi qu'ils avaient ni plus ni moins abandonné tout espoir de participer aux séries éliminatoires en échangeant le défenseur Ron Hainsey aux Penguins de Pittsburgh contre un choix de deuxième ronde et un attaquant des mineures, Danny Kristo.
L'ancien 67 Bryan Bickell n'abandonne pas dans sa tentative de retour à la LNH, lui. L'attaquant de 30 ans qui a été diagnostiqué comme étant atteint de la sclérose en plaques en novembre dernier a été soumis au ballottage jeudi par les Hurricanes, qui ont l'intention de le céder à leur club-école de Charlotte si aucun autre club ne le réclame avant midi vendredi, ce qui serait étonnant considérant son salaire de 4 M$ sous le plafond salarial.
« Le chemin du retour est long, mais il commence à raccourcir », a-t-il indiqué jeudi après avoir participé à un dernier entraînement avec les Hurricanes au PNC Arena, ce qu'il a pu recommencer à faire il y a environ deux mois. « C'est positif pour moi. Je regarde le classement et ce club n'est pas si loin que ça. Lorsque le jour va se présenter où je pourrai jouer à nouveau pour lui, je vais être prêt. En allant jouer (dans la Ligue américaine), je vais pouvoir retrouver mon synchronisme, obtenir du bon temps de glace. C'est très encourageant pour moi, après les nouvelles (de novembre). Le premier mois a été difficile parce que je ne savais pas si je pourrais jouer au hockey à nouveau. Mais là, on peut passer à autre chose, comme famille et comme joueur de hockey », a-t-il ajouté.
Grâce à des médicaments qu'il doit recevoir lors de traitements mensuels, l'ancien des Blackhawks de Chicago dit qu'il commence à se sentir « normal », alors qu'il ne peut pas dire exactement quand il a commencé à sentir que quelque chose clochait avec sa santé. Ça pourrait remonter aux séries de 2015 avec Chicago, club avec lequel il a gagné trois coupes Stanley, contribuant 9 buts et 17 points lors des séries de 2012-2013 pour mériter un gros contrat de 16 M$ pour quatre ans.
« Ça n'a pas été facile physiquement, mais ça l'a été tout autant au niveau mental. L'important pour moi a été de demeurer positif face à cette épreuve. Maintenant, je dois passer à autre chose, même si je devrais aller à l'hôpital une fois par moi pour faire recharger mes batteries pour je ne sais pas combien de temps, en espérant qu'une cure sera trouvée dans les 10 prochaines années », souligne-t-il.
Bickell a l'intention d'être un porte-parole pour les organismes qui luttent contre cette maladie au cours des prochaines années et il réalise qu'il va inspirer beaucoup de monde s'il parvient à revenir dans la LNH.
« Ça va certes être émotif lors du premier match, j'ai beaucoup de famille et d'amis qui vont vouloir venir. J'ai eu beaucoup d'appuis, notamment des gens des médias comme vous. L'appui à travers la ligue a été fantastique. C'est toute une bataille que ma famille a menée avec moi, donc mon premier match va être spécial. Les médecins pensaient que ça devrait attendre à l'an prochain, mais mon objectif était de revenir cette année. Maintenant, je ne me sens comme moi-même et le prochain mois et demi va être spécial pour moi », a noté celui qui avait un but en sept matches avant que le diagnostic tombe.
« Son attitude à travers tout ça a été incroyable, il est une source d'inspiration à mon avis, a dit son entraîneur Bill Peters au sujet de celui qu'il a auparavant dirigé à Rockford, club-école des Blackhawks dans la LAH. C'est un bon pas pour lui (d'aller à Charlotte), une chance de jouer alors qu'il a été absent longtemps. On ne sait pas quand il va revenir jouer pour nous, mais je ne parierais pas contre Bryan Bickell, c'est certain. »
L'autre Stone à Calgary
Mark Stone n'a pas été surpris de voir son frère Michael (photo) être échangé par les Coyotes de Phoenix plus tôt cette semaine, et il se réjouissait pour lui qu'il ait abouti avec les Flames de Calgary, pas mal plus près de leur patelin de Winnipeg. « Ce n'était pas surprenant, on l'a vu venir. Il est content de retourner à Calgary, sa femme vient de là, il a beaucoup de famille là, il y est à l'aise alors qu'il a joué son hockey junior dans cette ville, et ils semblent très excités de l'avoir avec eux », a-t-il dit jeudi. Les deux frangins n'auront pas l'occasion de s'affronter à nouveau cette saison puisque les Sénateurs ont déjà joué leurs deux matches contre les Flames.
Discipline requise
En l'absence de gros canons comme Mark Stone, Mike Hoffman et Bobby Ryan, Guy Boucher dit qu'il est impératif pour son club de se tenir loin du banc des punitions, puisqu'il doit maintenant offrir du temps sur le jeu de puissance à des joueurs qui jouent habituellement en désavantage numérique, comme Jean-Gabriel Pageau et Tom Pyatt. « La bonne chose au New Jersey (mardi) est qu'on n'a pas écopé de beaucoup de punitions (une, où les Devils ont compté leur seul but). Il faut être extrêmement disciplinés, autant au niveau des punitions que dans l'application de notre structure et notre système de jeu », a-t-il noté.
Francis passe à l'action
Le DG des Hurricanes Ron Francis n'a pas voulu attendre jusqu'à la date limite des échanges dans la LNH, mercredi prochain, pour passer à l'action et échanger un de ses joueurs dont le contrat arrive à échéance l'été prochain, le défenseur Ron Hainsey, passé aux Penguins de Pittsburgh jeudi. « Ça va nous permettre de donner plus de temps de glace à certains de nos jeunes défenseurs et accélérer leur développement... Le marché est unique parce qu'il y a plusieurs clubs qui pensent être toujours dans la course. Ils ne sont pas certains s'ils sont des vendeurs ou des acheteurs. Les prochains jours vont être intéressants. On pensait que la valeur était bonne (pour Hainsey). C'est comme investir son argent, tu peux avoir 10 % de taux d'intérêt, mais si tu attends, tu peux obtenir 11 % ou encore voir ça descendre à 8 % », a dit Francis. Hainsey, en passant, n'a jamais joué un seul match de séries, lui qui a disputé 891 matches de saison régulière.